SCÈNE IV
ÉPIMÉTHÉE (seul)
Génie éblouissant, cœur sublime,
donneur de foudre, donneur de Feu,
merveilleux serviteur des Dieux,
magnanime sauveur des hommes !
quelle fatalité, plane sur tes desseins !
Toujours tu te dévoues et toujours tu le perds.
Tu ne veux que le bien, et le malheur te suit»
Ta vision, qui devance les siècles,
n'envisage que la beauté future
de tes vouloirs audacieux.
Je ne te juge pas, ébloui de ta gloire,
mais je tremble, en mon cœur,
de te voir suppléer à tous les Olympiens.
Une telle vertu engendrera la haine au cœur de Zeus.
— Tu es trop grand, et tu seras enseveli sous ton effort,
ô le plus noble des Titans !
Je ne sais pas prévoir ; je ne sais qu'obéir,
docile à ta lumineuse pensée.
humble servant de son frère admirable,
Epiméthée peut s'endormir,
quand veille et pense le subtil Prométhée t
(Il s'éteud à gauche, sur le banc de gazoïi et s'endort.)
!,A PUOMKTHÉiDE