‹ La PrometheideChapitre 23 sur 66 · STROPHE II · texte numérisé non relu

STROPHE II

Que crains-tu d'un être si faible et si charmant ?

Sa vue nous remplit d'allégresse î

Zeus a voulu montrer son affection pour les Mortels!

Mais dis-nous, au lieu de te lamenter

pourquoi cette déesse- est ici, sur la Terre,

et ce que signifie la fumée qui s'échappe,

incessamment, de l'urne d'or confiée à ses mains ?

EPIMÉTHÉE

Les Dieux me l'ont envoyée pour épouse, avertissant que si elle ouvrait l'urne tous les maux envahiraient la Terre !

LE CHOEUR

(antistropiie II.)

Si tu dis vrai, il est trop tard : car la fumée

a cessé de monter dans l'air calme.

Obtiens de la Déesse qu'elle nous dise son nom,

son père, son aventure et comment elle vint parmi nous.

Tu pleures ? Prométhée, notre sauveur nous répondrait.

Dis-nous où est ton frère,

et nous irons l'interroger, car il sait tout 1

EPIMÉTHÉE

Le voici : il accourt. —

Puisse-t-il réparer ma faute t

DE LA KOSE f CROIX

LE CHOEUR

Oui, notre Maitre, celui qui nous donna le Feu, nous le voyons ; il se hâte et sa course nous émeut : serions-nous en danger ?

EPIMÉTHÉE

Seul, il peut vous sauver !

SGÈNE VU

EPIMÉTHÉE, ~ PANDORE, - LE CnOEm DES MORTELS, PROMÉTHÉE

PROMETHEE (il s'élance, saisit l'urne, la regarde, la referme.)

Il ne reste que l'espérance !

Tous les maux que j'avais conjurés foisonneront sur cette terre (il tient l'urne.) Epiméthée, ta désobéissance a perdu les Mortels l 0 déplorable imprévoyant 1

EPIMÉTHÉE

Je déteste ma faute : je voudrais l'expier ! Je refusai d'abord l'urne fatale, c'est elle, qui l'ouvrit, curieuse, malgré la défense d'Hermès.

Va enfouir au cœur de la terre, ce don funeste, et roule sur la place, un énorme rocher. Que nul jamais, creusant, ne trouve l'urne !

ÉPfMÉTHÉE D'un cœur repentant, mon trère, j'obéis. (Exit.)

TIIÉ.VTRIÎ DE LA ît 0 S E f CROIX

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