PROMÉTHÉE, ~ HÉRAKLÈS, - HÉPHATSTOS, - HERMÈS
(sur venant) PROMÉTHÉE à Hermès
Instrument du bien et du mal, veux-tuj pour moi, faire un message?
HERMÈS
De grand cœur, Promélhée !
Je venais me réconcilier
Va, dis aux prêtres, dans tous les sanctuaires :
— Quand paraîtra un homme de pensée, d'audace, de génie, de bonté, créateur ou héros, dévoué ou subtil, celui-là appartient à Prométhée !
— J'ai divulgué à tous le mystère propice à quelques-uns ; je n'enseignerai plus que l'exception humaine.
HERMÈS
Je vais à Eleusis et puis à Samothrace, l'ile sainte ; seulement, promets de ne pas me chasser des mystères !
Il n'est qu'un mystère, ô Hermès, celui de la douleur ! Par elle, homme ou Daïmon, chacun peut s'élever plus haut que Zeus, plus haut que le Destin, jusqu'à ce Dieu unique, qui nous a tous créés»
LA PUOMÉTHKIDE
ATHÉNÉ
Prométhée, tu m'initieras ?
Je ne puis : tu es femme.
HERMÈS
Et moi?
PROMÉTHÉE Je ne puis : esprit sans charité.
ATHÉNÉ
Explique-nous du moins ce mystère par qui Zeus, reste Zeus, quand tu es innocent et martyr dans un même conflit !
Deux Moires gouvernent l'univers :
Tune s'appelle l'Ordre;
elle conserve, elle modère, elle utilise,
elle règne au présent ,
l'autre s'appelle le Progrès ;
elle ose, elle avance, elle découvre, elle commande à l'avenir.
Ton père incarne l'une, je réalise l'autre.
Je suis l'individu, je suis le mouvement ;
il est le nombre, il est le repos dans la force.
J'ai dépassé mes droits, j'ai marché trop avant,
Zeus m'a puni, mais il m'a trop puni;
et aujourd'hui, il a fallu qu'il se repente !
THÉÂTRE DE LA ROSE i" CROIX
HÉRAKLÈS
Je ne suis pas subtil.
Dévoile clairement ce mystère !
Tu le connais mieux que ton père,
ta massue le proclame autant que mon gibet :