TRACTS, REVUES, BROCHURES, ETC
Les premières publications vouées à ja propagande antialcoolique ne semblent pas remonter plus loin qu’à l'année 1842, si j'en juge par la « Nomenclature des ouvrages canadiens sur l’alcoolisme » faite par le Révérend Père Hugolin et publiée par le Bulletin des Recherches Historiques, en 1907. Nous y relevons plusieurs centaines de publications, qui ont paru sous les formes diverses de manuels, tracts, brochures, discours, annuaires, almanachs, lectures, rapports, causeries, livres, règlements de tempérance, (Pledge), prières. etc.
Depuis 1907, un grand nombre d’autres écrits antialcooliques: tracts, brochures, bulletins, etc., ont été répandus par milliers dans le peuple, et on peut dire en toute sûreté que, par leur propagande active, il s’est produit un notable retour à la tempérance. Mais il reste encore bien des préjugés à combattre, et il faut opposer de dures vérités, sur les méfaits de l’alcool, aux mensongères réclames qu’une certaine presse irréfléchie ou malhonnête fait au profit des débitants de liqueurs.
Avant de signaler les principaux travaux antialcooliques qui ont paru depuis une quinzaine d'années, je nommerai en premier lieu une revue, seule de son espèce, c’est-à-dire entièrement consacrée à combattre les boissons alcooliques, La Tempérance, revue publiée par les RR. PP. Franciscains de Montréal. Cette revue, qui a déjà rendu de si grands services à la cause de la tempérance, a été fondée à Montréal en 1906. Malgré les difficultés qu’il ya de répandre dans le peuple une revue de ce genre, la Tem- Pérance a pu tout de même se développer. Elle compte aujourd’hui 21,000 abonnés. Nous formons des vœux pour qu’elle pénètre dans toutes les familles du diocèse de Québec et des autres diocèses, et qu’elle double bientôt le nombre de ses abonnés.
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Le Messager Canadien du Sacré-Cœur, de Montréal, l’Enseignement Primaire, de Québec, ont largement contribué à inspirer de l'horreur pour l’alcool aux enfants de nos écoles et au sein de la famille. Et que d’autres revues, Bulletins paroissiaux et Semaines religieuses, qui ont généreusement aidé à la sainte cause de la tempérance.
Comment ne pas nommer les principaux écrivains qui ont si Courageusement travaillé, en ces dernières années, à terrasser l’hydre toujours renaissante et toujours redoutable de l’ivrognerie.
Le Père Hugolin a publié toute une bibliothèque antialcoolique. Il a fourni à la tempérance un arsenal rempli d’armes bien trempées. Qu'on me permette de signaler ses principaux ouvrages ::
Si femme savait ! Si femme voulait — Le rôle de la femme contre l'intempérance.
Aux jeunes gens de la campagne — Réquisitoire contre les hôtels.
Au fond du verre—Histoires d'ivrognes.
Alcool, faits et chiffres— Tract de propagande.
Haut la croix! Électeur tempérant !
Par la lutte et par l'amour—Roman de tempérance.
If woman knew ! I, [f woman cared ! Woman against intemperance.
Entrez donc!.. Réponses aux objections qui retiennent hors de la Société de Tempérance.
N'en buvons plus !—Histoires de tempérance.
S'ils avaient prévu !—Scènes et récits de tempérance,
Les manifestes électorauxz—Comédie de tempérance en trois actes. (Rôles d’hommes.)
De l'enseignement antialcoolique à l’école.
Premier Congrès de Tempérance de Ville Saint-Pierre, près Montréal (1909). Procès-verbal et travaux, etc.
Monsieur le chanoine Sylvain est un autre apôtre de la tempérance, à qui on doit hommage et reconnaissance. Il a publié, en outre d’un grand nombre d'excellents articles, un Manuel antialcoolique, un Almanach de Tempérance, des tracts, des tableaux scolaires, etc.
Jean des Érables, des Trois-Rivières, a publié une série de tracts, sous ce titre : l’Abus de l'alcool, et le R. P. Paquin, O.M.I. une brochure sur les Produits délétères de l'alcool. Plusieurs milliers de ces écrits ont été distribués.
Feu M. Edmond Rousseau, un des fondateurs de la Ligue antialcoolique de Québec, a écrit la saisissante brochure Alcool et Alcoolisme, et un catéchisme de tempérance et de tuberculose. On doit à M. P.-G. Roy une série de tracts intitulée : Sus à l'alcool ;
Autour de la buvette,une brochure fort intéressante, et un grand nombre d'articles antialcooliques. Mentionnons aussi les brochures suivantes: Guerre à l'alcoolisme! du Dr Vézina: Autour d’une Auberge, de M. A.-C. Lisbois, etc. Et combien d’autres travaux, que le cadre de cette étude ne me permet pas de citer, mais que nous avons le plaisir de voir à l'exposition antialcoolique de ce congrès.
Une brochure d’une valeur peu commune, et qui aura un effet favorable sur la campagne de la tempérance, est celle que vient de publier l’honorable juge Lemieux et qu’il a intitulée: Sobre et Riche. C’est le plus fort plaidoyer contre les buvettes que j'aie jamais lu ou entendu faire. Ce travail, d’un certain mérite littéraire, abonde en faits terrifiants et bien vrais, qui font maudire les débits de boissons alcooliques, les individus qui se livrent à cet ignoble commerce et les municipalités et corporations qui accordent les licences. En lisant les nombreux et tristes faits dont l’auteur a été le témoin, comme avocat et comme juge, on se persuade facilement que la société qui tolère les débits de boissons est une grande criminelle, puisqu'elle devient solidaire des crimes nombreux qui se commettent par l'usage immodéré de l'alcool. En tout cas, le livre de l'honorable juge Lemieux est destiné à inspirer le plus grand mépris pour les buvettes et pour l'ivrognerie. L'usage de la traite y est flétri en termes d’une grande justesse.
Le travail de l’honorable M. Lemieux. comme la plupart de ceux que je viens de mentionner, se recommande au Comité permanent du Congrès, par sa forme vive, sa lecture empoignante et les conclusions si pratiques qui en découlent.