‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 15 sur 45 · PE RAS · texte numérisé non relu

PE RAS

demande P., Simon (1) - Le peut-il être seulement à.

qu’il le

"tique se “avone la “oulture, "l’houme, “étoiles

veuille ?

"Tout enseignement suppose une mystique et toute retrouve dans l’enseignement ..,. Dès lors que nous prétention de donner à travers notre enceignement c’est-à-dire an humanisme, c’ect-h-dire une idée : nous Sppelone néceñcairement les regarde vers le

que nous avons choisies".

Aussi l’enbarras fut-il sswwent grand de différ s:

éducation et proprgnde. Certes, l'éducation devrait

ter à l’enseignement dela façon de penser et non pas de qu’il faut penser, mais comrent Y parvenir sûrs user d@” taire somme de connaissances à l’aide desquelles, et à pre desquelles 11 faudra réfléchir ?

aiors.

Pour H.D, Lesewell, une seule différence exister

La propagande répund des idéologies qui ne sont

que celles d’une minorité et que l’on veut {tendre à la lité, tandis que l'éducation est la diffusion d'opinion

“aäanières

de vivre et de penser communes à une aociété.

Mais on ne peut même plus dire que l’enseigmenef

ten à former une personnalité entière alore que l: propai ne vise qu’à créer ou renforcer certaines tendances, car. Æxiste une inetruction stricte À propagende moderné

vent à a°em une idéologie intolérante et impérative. 5

emparer-de l'individu tout entier pour Le forger

Coneluons done déjà en affirmant que l’éducst

Doro nie comme La propagande est éducation.

Ausot, celle-ci déborde-t-elle inéviteblement

terrain politique pour Le mioux du patriatiene d'ailleur rien de grand ne ps sans le concours de l’école. Le

triotiame en partieul

première

er serait vain qui ne prendrait sx dans l'éducation. On l’a bien vu après chaque 4

te, le vaincu qui se relève, sous L'oeil inquiet et vig du vainqueur, s’appliquant à donner le meilleure see a et de ses efforte à former une génération d'hommes for unis, garants de Le revanche, Ls Prugse en ést un ex traditionnel, et en France même, l’exaltation äu sent; tional ne fut-1l pas lorgtenps, la foi première des

teurs ?

Et chaque dominateur de. l’ALsace ou de la !

Commençait-il pas par supprimer l'enseignement na ti le Téformer à sa guise Fe E A

Ce rôle de l’école dans la ration est

“fait. Combien de fois « r Lles pas souligné l'urgence

forme de Ro pue la nécessité de quitter L’oraiie vieilles routines, Au lieu de rattacher 1l’£cole à une ïn tion unique, on 12 sowet à des partis prise de polémiqué cole sera-t-elle confessionnealle, libre, unique, républia Ces discussions malheureusement ne procèdent pas de 1: volog positive d’ineufler mieux le = entiment national, m#is se d’hostilités aournoiîises et inavouées, du désir de soustrair citoyen à ls tradition, à

Quant sux Etats totalitaires le but de 1° déstat n’est pour eux ni le développement de l'individu, ni l’enr sement du patrimoine commun de l'humanité. L'école Gevien instrument de gouvernement politique, de domination; e11 êu service d’une idéologie : de race, comme en Allenagne; nale comme en Italie, de classe en Russie; elle sst su

du mythe,

Le problème n’est plus de savoir si T'enseigion fi sera ou non Service Public, Il s’agit de décider sai l’Etn: poser ou non 8a doctrine, ‘plier ou non tous lee esprits façon de penser, La science devient politique, nationale partisane, L’objectivité n’est plus que l’une des nombre hérésies bourgeoises et libérales, L’irtigration de 1° dans la communauté nationale devient le fin suprême, L’ n’a d'autre but ue de former le “soldat politique". :

En Italie, c'ent Le RER PADELLARO, proy

des écoles de Rome qui l’affirme (1), renforçant lea Lee déclarations du Duce : ;

“Nous estimons que nous Sue) béout as vérité ne. et, partant, la vérité sduontive. Le monde s'égare à tra des 1d£es contradiotoires et 11 £gare l'enfant. Nous chere le système c’éducation et nous trouvons le système politi: nous cherohons le carrière où les aspirations profonde l’enfart puissenttrouver leur pleine satiefaction et no sons mis le fascisme".

Pot lliemagee netionsle-eo0ialiste, faut -11 un des nombre x versets de Mein Karpf régissant 1? éauostii

. "L'Etat rocoîste aura atteint son but- suprème tructeur et d'éducnteur quand 11 aura gravé, dens le ce ls jeunesse à dui confiée, l'esprit et le sentiment de

En Russie coviétique, où l’école eet l’enfan pour lequel on ne ménage aucune attention, muitiples affirrations de ses grandes pédagogues, ZINOVIEV, LOUNA PISTRAK, PIRKIEVITCOR, de ceux qui ont présidé à la pa de cette fameuse école du travail, unique en son sr on en. loïn le récanisme détaillé.

© cu par B, Ollivier, Jeunesse raciate, p.4l,

C’ent PISTRAK qui proclare (I) :

"Lutter et construire, voilà ce que doit apprendr chacun de nos élèves; à chacun l’école doit expliquer pour ! but, contre quoi, et par quelle méthode 11 doit lutter . | le contenu de l’enseignement doit servir à armer l’enfant pour la lutte et la création de l’ordre nouvesu... " :

Et 11 réaffirmait au Congrès pédagogique de Leip

en 1928 :

"On peut dire avec assurance que l’école aoviéti est preaqué la seule école de l'univers qui se propess de parer des gens X Une philosophie matérisliste révolutio précise et de leur donner une idéologie sociale unique, € tée vers les mêmes buts"(l),

; Et plus encore que de recruter des adeptes 11 de former des militants. L’école sera doublée d’une org sation de combat, du parti, pépinière des futurs dirige l'avant-garde de l’État.

; Hitler - Jugend, Balillas, Octobristes, Pionnie Suh-dawmtous répondent à cette même conception et visent le même : at. La jeunesse y eat moulée, pétrie moralement et physi ment pour la guerre de propagande à l’intérieur et la guerr militaire à l'extérieur. : is

I1 y a enfin un troisième stade, sup rieur, de. cation dictatoriale, C’est l’école du Parti, Univerai logique suprême, chargée de conserver intacte ls religi tionale et de l’insufler sous la forme ls plus haute et La plus pure au meilleurde l’élite. Burge de l’Orüre, sémin et Universités rouges® @Brrespondent, on le verra, à cett conception la plus osée de la pédagogie totalitaire.

Conment, dès lors, ne pas étre convsinou de 1 censité d’une action française. Déjà en 1933, M, de Monz pouvait écrire (2)

"On sa’alarme de notre côté, en observant "toutes les nations autour de nous organisent l’éducat “meme titre que l’économie, sur le plan national, qu’ici et "là une menace grandit avec les générations juvéniles syst. "tiquement fanatisées dès l’école, et que nous ne gaur “poser sans péril un nihilisre goguenard à "1? eme “trancier des nations environnantes. Comme par aille =, "tenons aux nîses traditionnelles de La liberté, l'Etat “cais ne peut rechercher la sauvegarde nationsle que (1) Pédagogie prolétarienne, p.50 (3) Illustration 83 IX.1938,

héreisspasess d’un rationaligme patriotique en qmique à w "impératif".

Biën sûr, il ne peut étre question, pour nous qui répugnons au totalitariame, d’autre chose que d’enseigne civique, L'élève, certes, souhaîte plus que des connai et des méthodes de penser, il veut une ligne de conduite, règle de vie:

Mais la raison ôt le droit exigent que l’État à imposer dans ses écoles une philosophie, un mème sceau ciel aux intelligences. Celà est le rôle du maître dont parents ont fait choix. \

Quand on mesure les résultats auxquels, au del Rhin et des Alpes, on est arrivé en faisant à fante des chants de guerre, des cantiques en grand Reich ou de la plus grande Italie, quand on entend tituteur allemand scander en choeur avec ses élèves :

“Le déshonneur de l'Allemagne doit enflammer no8 jusqu’au jour où nous aurons recouvré l’honneur et la lit |

Quand on assiste aux défilés guerriers de gamin: tant de l’école, alors on s’inquiète à bon droit à la pens que tant d”écoliera français me sont instruits Que du mé du devoir militaire et du culte del’universelle humanité

Il ne s’agit pas pour nous, champions traditi de la liberté, de prétendre former des esprits r ubl ieaii d’attacher à notre tour plus d'importance au loyaligme pol que qu’à la valeur intellectuelle. Il s’agit simplement de pas démissionner complètement comme nous l’avons fait, hé! trop souvent, devant ce besoin de foi qui anime l’homme, donner seulement, mais fortement, l’amour de la Patrie, en assurer L'on RES même .

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