I - L'ART
Volgré les apparences contraires, l’art eat s ble de servir la politique d’un État. Il est même la f
RER. Romier , L'homme nouveau, ne. 185.
plus ancienne de 13 propagande. Car l’oeuvre artistique e cite souvent directement un symbole, outre ses qualités pro renforçant le rayonnement et le prestige de la Nation, Ain pyramides, stèles, arcs de triomphe, monuments funéraires le colossal mausolée de la Place rouge abritant sous le cris ie corps embaumé de Lénine offert à ls contemplation de tou ses militants, immortalise, . directement l’action d’un che d’un gouvernement, Et aussi indirectement, expositions, tres, arènes, stades, sont l’occasion de ces vastes rasser ments d'individus soumis lques neures au formidable app de sugrestion collective; les musées ont pour mission d’exa une race où une culture tant auprès des citoyens que des ét \ gers. Il s’agit là pour beaucoup de publicité : commercäiis, touristique, publicité politique générale en tant qu’ils mani: festent la présence et ia vitalité d’un Etat, tp poli que spéciale insistant sur la réussite particulière de tel branche de l’activité nationale. a. ss
11 n’en reste pas moins que l'oeuvre artistique a 1 contenu intrinsèque. Mais considérant l’Art en général, il faut reconnsitre que la politique n’a pratiquement aucune À fluence sur la Forme, qui est ce qui compte le plus au po de vue esthétiques. Sa seule action peut étre, dans un but litnire, sur la conception du sujet. Encore est-ce 1à quèest très délicate : l’art dirigé parait Lien étre vous à un échee plus ou moins certain. L'exemple récent du théâtre hitlérie ne viendra pas nous contredire. È Lo
L’aréhitecture semble avoir un rôle modeste, mis part évidemment les monuments commémoratifs. IL convient de ter toutefois la tentative allemande pour restaurer le vie style germanique, massif et austère, apte à illustrer d’un çon particulièrement frappante Le mythe de la race : monum de Tannenberg, Maison Brune de Munich, lieux sacrés de la r gion nouvelle comme ceux des Burgs de l’Orüre, smplithéétres plein air des thingplätze, matérialigent cet essai, Car 1°4 fluence générale et indirecte de l’architecture, arrivée à un. haut degré de perfection est beaucoup plus importante, avec atyle exprimant l’äme et l’esprit de la nation. ÉS
Imitée à l’étranger qui recherche partout les m d'oeuvre français, la plus belle illustration du rayonnem notre pensée, la cathédrale en témoigne, selon les belle les ä’Elie Faure (1) : è
"Il semble que de loin, de haut, nous ne puissions. “envisager l’histoire d’une grande race que par les caractè “généraux qui la dénoncent, Elle nous paraît alors teni “entière dans une oeuvre particulière, prendre pour ainsi. “une forme visible, tangible, où toutes ses aventures d
(1) E. Faure. Histoire de l’ART. L’Art Médiéval, p. 13%
DK ;
"ligence ét de douleur apraraissent comme bit des Elle ble n’avoir véomnnimné, fait la guerre et le commerce, eul- “tivé le sol, travaillé le fer que pour que cette oeuvre nai “qui contienne, résonne, exalte, les vies obscures et les sen “rents informulés de ses milliards de vivants et de morts. Et “dès lors, chsque fois que nous évoquons l'esprit d’un peuple “le nom de l’homme qui le représente le plus évidemment à son “heure ls plus décisive vient aux lèvres, Quand nous pensons “la France ... la cathédrale a tout ce que nous aimons dans “Eugo ou Pascal, tout ce que nous retrouvons de nous en Rabi “Molière ou La Fontaine, tout ce qui dans Montsigne domine temps et les lieux. Mais elle soulève celà par ses voûtes "par ses tours dons un tel empor tement lyrique, qu’elle fait “monter la foule française jusqu’ aux pressentiments supremes. "les plus grands de nos artistes n’ont presque jamais atteint
Le héros français, c'est la cathédrale".
Sous la rubrique de l’art, il faut souligner l’impo tance de l’espect esthétique de n’importe quelle présentation mise en scène, ordonnancement des msnifestations, décorati salles ... scientifiquement étudié et inégalablement réali par les géniaux propagandistee du Troisième Reich.
À Rattachons-y l'illustration sous toutes ses formes. images, csricatures, effigies, dessins, photos, reportages, ne sont jamais à négliger.
Il y a place ici enfin, pour l'usage que fait la pagande du rythme et de la musique, artifices dont la pui d’émotion et de contagion a toujours su etre utilisée av ___— rerur quable .
Le premier effet du son est d’épouvante, Ainsi me primitif, et le sauvage encore, vont au combat proféran clameurs et menaces, entrechoquant des pierres pour. scander marche et rythmer leurs chants, L’Ilisde np la sonorit la trompette au cri terrible G’Achîiile remplissant d’effroi Troyens,. Polybe, et toute l’histoire romaine, nous offren
multiples exemples de paniques s’:mparant sun sie aux éco des tambours des Parthes, des trompettes de: Celtes, du “b . tus" des Bermsins, Ce sont les murailles de Jéricho qui s fondrent le septième jour au son des trompettes et aux © du peuple de Josué escortant l’Arche d’Alliance. Et l’on Trait citer encore l’attaque par Gédéon du camp des lagiant les cors des Sarrasins et l’olifant de Roland.
Secondairement, et aussi efficace aujourd’hui qu? le bruit excite et entraîne. Dans la musique militaire, le: foules puisent une discipline musculaire perméttant à chacun \&’accroître son énergie, d’acquérir un surcroit de vaillance
par le sentisent réconfortant de 1”
“Anéantir l'individu danse wne discipline “is “-crit E. Vuillermoz (1), créer en Lui un automatisme irr "tible, l’obliger à dépenser ses forces sans contrôle j "l’équisement complet, tel est le miracle musical adroi “utilisé par tous les conducteurs de peuples depuis toui temps".
baîis autant qu’au combat, la musique milite rôle dans toutes les manifestations de ls vie politique on voudra subjuguer les foules. Ainsi les propagandis tlériens ont-ils réalisé avec art la combinaison d’une $ vagnérienne avec des “artèlements effrayants de pas et de quetis, afflusnt et refluant suggèrant on ne sait ee apocalyptique de rasses armées en marche.
chants, hymnes nationaux ,.. sera se dans des condi
Et non seulement la éniées mais toute la le peu près identiques.