‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 2 sur 45 · LES IDÉES CONDUISENT LE WONDE · texte numérisé non relu

LES IDÉES CONDUISENT LE WONDE

"Les grands bouleversererts qui précèdent :

"gements de civilisation sexvient, au premier abor "née. par des transformations politiques consid, “sions des peuples, renversement des dynasties. à fétude attentive de ces évènements découvre Le. pau foomme cause réelle , derrière leurs causes apparen “modification profonüe dans les “tables Louleversements historiques ne sont ms ceux sétonnent per leur grandeur ot leur violence, Les se ents iwportinte, ceux d’où Le renouvellement de M res découle, e’opèrent dans. lies opinions, sn con ‘et ies croyances". :

pre ssfl Ainsi s'’exprimait, 11 y a un di-siiole, À dens aa Psychologie des foules (1) en une constatation bien d’autres devaient renouveler après lu.

Depuis l’origine du monde, chaque vid été duidée, éclairée, par un vétit nonbre de valeurs ft vakes synthétisées en une idée centrale, Le maximum < sance et de rayonnerent de chaque peuple coïncide avec aus où cette "idée-force" tait 1e plus profondément dans le coeur de chaque citoyen, de telle sorte. que nauté, soutenue et poussée par une foi nee pe dy e de réaliser s prodiges.

Dria Qui L'idée ne règie pes dde e une rente et abetraite. L’instinot de res duree à elie un inétruent de conquéte et de domination, à ét souveraineté le plus posaible. Par contre, lorsque . elle conmence à etre ébranlée, 11 n’y s plus de red: ps la civilisation est condamnée à disparaître

L'histoisé .a68 bonnes pourrait aiors 6 :

-eèus le seul aspect du récit des luttes par eux soute forger uné idole, l'adorer, l’imposer, puis la briser

forger ot l’iuposer, ce fut le rôle des grande conductet

péuples, dont la réussite tient avant tout en ce qu au moîns G’instinot, inourné et extériorieé l’idé ès leur race et dé Tour tenps. lie ont su &écour waëses populaires, leurs aspirations profondes

non satisfaite suscitant d’obscurs dSairs de ©

ver et proclaer le mythe triomphant autour ss polariaés tous les desseins cachés, et d’espéren —.—. en faire né. rie Re :

le étude devrnit étre tés de son aprarénte hétéro - néité, elle présenterait une continuité profonde. Un my disparait, un autre le remplace, Andispensabie, sr es deux aucun fossé n’existe. Le second abanädonne 88

e qui dans le premier ne riponë plus aux condition

let le: remplôce pagce que. suscitent les tendances a

Un lien invisible rattache en fait, entre elles, le diverses que s’est sucasssiverent données pour Lam nité. Co lien qui‘est on mêre temps la cnuse de ce

tient au besoin de croyance d’esseuce religieuse fo fond vital de chacune S’élles, besoin provoqué par

de l’intellignce qui tend à combattre cét instine

lo nature à aussi implanté.en chaou: de nous. Pour déficit éventuel de l'attachement è la société, L’im élabore 06s représentations fantasnatiques, sorte de rei: aité primitive, constituant le fond de l’idée féodale

se retrouve aussi bien, des diècles après, à la base. . mystique nationale-so0ial ste où communiste

L'influence politique de cette sspiration q ieuse qui sourd au fond de toutes lies croyances se di: ’univers, est immense, car éile constitue Le seul fa be vant pour un temps, donner à un peuple une communauté â dubile à d’intérét, de sentiment, et a’action.

in = qui mène le, sonde c’est l’idée, sn pius puissante que tous les obstacles qu'on Lui oppose blant dans un même élan tous les peuples accomplis: efforts dit nue ces PNR pers a évonnen toire.

Que ce aoït l'Inde ancienne, la

colle de Périciès, isa Rome des Césars où.

-XAV,-18 Chine des longues dynasties, sn égy: aztèques, seul un grand dessein peut maintenir “dé 8er ou de se vs, : :

De ss sien durant, : eur le eût ep

que repos la force de l'empire romain. L'idéal de ÿ qu’il auccitsit domina l’éne de ses citoyens

Fos leur féville, leur fortune et leur vie,

nus lie pôle de l'univers, la plus riche cité

‘existence serble dépourvus désormais de raiso

eu des barbares dens son sein, elle abdique o

twene-tarde pas à s’effriter. Alors, comme. 871

An y sut toujours nt pensée puis san! ; Sur

lishomet, peu près, réalise en Ara

sance, l’unité politiques 4’un peuple

tribus re conquérant avec elles en

tions ignorant po ue nom, et vi 188

Te, er 5 > < ;

ou Par one, idée “impartiales rie <ovriss Charlemagne ne correspond plus aux aspirations. dee peup : ‘ét le de Empire d’occident ———. ne son

Fondateur. À

Le ses ruines na tt lé mythe étais: dons 1. . vait être particulièrement durable puisque toute une con de 12 vie qui lui est propre devait présider au conpor tem dés homres et &ux diverses relations socisles pendant de long temps. Devant l'invasion des barbares, l’aventurier He so . 804 au chef qu’il s’ést donné et s'engage dans un hom orè se purifiant et s’idéslisant- jusqu’à devenir Le sent de l’honneur, lequel devait former durant plus de’cing ei le lien social de tout l'Occident. Le serrent de L1’homva, apoarait alors conne une enpèce de sacrement acco“pagné d certaine conviction religieuse, très importante vuisque :

à cette dernière, liée à l’influence clunistienne, le myth féodal s6 complique du mythe papal, Le Souversin Pontife

supréme de la hiérarehie laïque comné de 1h hiérarchte rel se, est suzerain des rola autant Que des évêques pour assurer ls sécurité et La àffense contre l'Infidèle. Notion nouvel

X l’origine du prodigieux mouvement dés Croiendoea pour 1 446

vrance du Seint-Sépuicre, triomphe sais précédent de 1’

A son appel, sans sutres connæissances ni Lagages que de:

et leur bonne volonté, den porukationa entières a :Érantent

pour ure terre loisisiss: j

Comme beaucoup Hoss cette ac Saéx, féoaile et théocratique, els de toute ls civilisation »édtévele, pirir de ses abus. Sur elle, le mythe monarchique Feu pae)

une victoire complète.

Celui -0t engendre également deu mouverents.

Que la Renaissance ressuscite et revivifie 1’idéal du v Ù is srépo-latin. ot toute ia civilisation se transtorme .

. … Remarquons d'ailleurs L’spherition presque ainult : du LS aveo les premières aspirations dérocratiques, dia poussée inventive äveo la Renaissance et la Réforme : ce sont peut-6tre 1 des réactions spparéntées entre elles 60 Er la forne qu'avait prise jusqu'alors 1’laéal chrétien. |

se À vouloir le restaurer et conbat tre. L'esprit ‘examen qui sous lé non de protestantisme se répandnit Philippe Li usera inutilement son tinie et is puiseance de 1°

Espagne. . Au s1ècb suivant l'esprit délaissé dla théologi

ls ooience, passe de ls tradition à la raison. Le monen:

vientot opportun pour le lancement à travers le “onde des

idées philosophiques nouvelles,

Pas si nouvelles pourtant. au roilies ne nes en: partie du vieux fonds commun et den opinions “ourantes. sont. ‘pas eg À ras au Hoyen Aee qui les. ba

fe s Encyclopéütiate

na :

. Madées révoiutionraires", ces immortels s sets. » avant. explosion d’orgusil et de vanité. Bon et ormits na

lement, l’homme raisonnable est doté des attributs qui dé. ront son cüractère : liberté, égslité, souveraineté, Li érès eat entravé par le préjugé théologique : on Le

même que bientot le préjugé monarchique, Dès lors, À ‘peut se faire jour. Triomphant dans les esprits, ell

les vases de La vieille Société, engendre 1a- plus.-form des Révolutions et jette Le monde occidentsl en une série convulsions violentes, Celles-ci sont nee pt et. proi gées par l’idéil de gloire militèire d’un peuple que le g soldat que fut Napoléon sut incarner, peuple qu’il prorenspendant quinze ans à travers . dans les plus id tures,

Et. comme s’41 talais y y ajouter encore, e y siècle à peine, un utopiste couronné s'acharnnit à faire pher contre la France le principe des nationalités, auquel

nous devons sans doute bon nombre des Lead oct Da déf depuis aur le monde, Fe

pr le viotlie soi été chancel Le a. t aés institutions ébranlées. Rechercher le pour quoi de cett médiocrité cc serait faire, aprèe bien d’autres, le procès toute une époque qui à oublié sés origines chrétiennen, est menée par des intéréts assez vils, dane une activ:

que jour plus fébrile ot ‘ehaque jour plus fac tice

Sur ces ruînes, l’évangiie socialiste édif re ‘toujours grandissant, Mois son triomphe est entra battu. La lutte autour des idées est plus. épre. qu'elle __ fut jamuis. Jarnis aussi les hommes ne se sont comporté:

En e manife st plus nettement leur foi on La pui

ra “fans dre social conne dans l'érdre Anais

le Vaste siècle ne cesse de faire appel à cette pui créatrice de l’esprit humain qui se" ble donner. à 1° Re sur toutes choses.

Chaque nation bétit sa religion, aa ehimèr. É vaihéereusisent: que "c'est au nom des plus décevartes que le monde à ét£ vouleversé jusqu'ici, que des civi qui senblafent impérissnblen. ont #4 détruites et que ont 6t4 fondées" (I).

: a dé. Le. Ent LE farut us an de d'évolution de

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