VI - LA PROPAGANDE REVOLUTIONNAIRE
L’Ancien Régime aboli, le triomphe des idées révol tionnniîires devait étre rspide dans des esprits ainsi préparés Il ne faudra pas longtemps pour qu’elles deviennent une relig on nouvelle, et leur propagande, un prosélytignme sectaire, C bien de fois n’n4-@n pas comparé la Révolution à l'islamisme conquérant st intransigeant. -
“D'une main ils tiennent le sabre et de l’autre À Droits de l’Homme" dit SOREL (1).
"Cette secte redoutable se propage comme l'ielami par les armes st par l'opinion" disait MALLET du PAN (3)
Car de la secte, elle a encore l’orginisation : le Convention et les Jacobins ont organisé leurs missions d’apo tolat come les Jésuites les leurs en Amérique et en Chine.
Cette propagnde voit aussi son efficacité accrue le caractère d’abetraction et d’éniversalité que revétent 1 idées qu'elle professe, Lille s’amorce en outre au moment
révèlent les premiers desseine de La politique révolutionna L’une et l’autre désoruais seront inséparables, se soutenan et s2’excitant mutuellement. ; Se
ais pour se répandre à l’étranger, elle doit s’sp ‘er sur un peuple au préalable subjugué et fanatisé, A cette fin première, des moyens muktiples sont employés, mais celui Gui eut alors le succès le plus efficace, fut sans conteste le vériteble foinennenent Je Siwbe, groupements, sniétés de toute importance, qui se produisit epontanément sur tout le : ritoire. Déjà, une grande part était revenue, dans les d® de la Hévolution à ces eociétés de pensée où quelques “enet élaborèrent les formules qu'on devait faire présenter dans Cahiers por le peuple souverain, . Hais avec sa prolongation, système se perfectionne ét se dévelopye. L’Agsemblée qui si de moins en moins, n’eat plus bientot qu’une doublure des @ où tout le travail est fait et doné elle n’a plus qu’à exéc les ordres : Feuillente at Cordeliers, instigateurs des ne parisiennes et des réformes les plus hardies, Jacobins qui . centrent en eux l'esprit de terreur et de faction et le rép
(n . Sorel - op. eît, I. p.173 : me.
3) Mallet du Pan - éésoires et Correspondance 11, p. 135,
dent an provines gréce à ours innéréreblen filioies, Soci | fraterneliies qui, syvant eux, #8 MA SENEDENS à Paris besue plus près des ragses.
Dans tous 0es groupements, à toutes 0es triounes,. éloquencé est reine. C'est elle qui fuit tomber Les têtes tièdes et des traîtres. C’est elle qui soulève le peuple, voque Les émeutes, bouleverse Lea inatitutions, branle Là : ciété. C’est slle qui fait le règne éphémère de cee avocat qui se succèdent au pouvoir ë BIRABEAU, EARRAVE, BANTON, ROBI PIÈRRE.
__ À côts d’elle,le Re qui n’ent guère qu’un phlet périodique, entretient 1: “Ssse congtamment en exaita “Les Révolutions de France et de Brabant" de Desmoulins, "Le Patriote françgais"'de Brissot, "L’Ami da peuple" de ne 2 chestrent l'agitation. ;
Ii n’est pes jusqu’au théitre qui ne devienne a * “bon républionin" et se soit transformé en une tribune poli - On veut, comre disait Barennes, procureur de la commune à B
denux Re “imiter les pouples libres, les Grecs et les Ra
fqui ont fs1it du théatre une école de moeurs, en mettant à la “scène les. | Sa évènemente de notre histoire " nos ——
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Mais dans l'ordre artistique, sé régale, sans
l'usage habile que eurant faire les révolutionnaires, à 19 proper des grandes fêtes nationalea. Déjà, le 14 Juiiles 1 a fete de 1: Fédération rasassble plus de 300,000 oitoyens., Puie, sous La direction du peintre DAVID grend meître des: Létes de in Révolution* se déroulent fastueusement les fetes la Liberté, de la Régénération, du 10 Août 93, celle de J 93 de l'Unité de La République, toutes savsmment organisées avec leurs symboles, leurs rites, leure choeurs d'enfants et de vicillaras, hymnes à la chute de Le tyrannie chantée de sceptres et couronnes jetés pele-mêde dans un tombereau, stotues colossales dé la Liberté et du Peuple, leurs # la Patrie, leurs arbres de la Liberté ... Et le perfection . atteints avec cette fête de 1’Etre suprèue Lee Ar QU. Le — pe. ae lo nouvelle —— nationale. À
Car c°St018 ‘bien Là le SAR profond de ce volution. Comme telle, 11 lui était impossible de se ont duns l’intérieur des frontières de la nation qui la suse gur tout qe cette nation éteit la France. ;
ss “La victoire = dit encore Albert SOREL (à + “dans les êmes où ils dormaient confusénent, tous . ia anciens de gloire, de croisade, d'éclat et d’eventurse, 0e "goût de l'extraordinnire, cette soif de l'impossible, se
G. Lefebvre -— La Révolution trança ise p.484 (3) A Sorel. op. cit, 1. pl.
“de roman de chevalerie et de chanson de geste que porte en * chaque Français, et que chaque siècle renouvelle de sa lé as *.
Le catéchiane nouveau rr écède et auît les armées de la République, proséiytigme qui fait l'inquiétude des rois. Déclaration des Droits, par l’ardeur des clubistes, pénètre partout : En Espagne, à Rome et en Sardaigne, en Alleragne.
Les émigrés étrangers s’offrent à 1a Révolution © me de bénévoles propagandistes, dont le plus fameux fut ce ron prussien CLOOTS qui, le 19 Juin 1790 vint prés à la Constituants une troupe cosmopolite pour laquwile 11 réclama l'honneur de représenter l'Univers à la fete de la Fédération La téche est aussi facilitée par les nombreuses soci£tée secrè tes, franc-maçonnerie surtout, dont les loges couvraient 1’£: rope entière.
- ais si horse de France, dé nombreux écrivains se f les agents volontaires de sa propagande, c’eat à l’étranger aussi que naquit et grandit le mouvement contre-révolutionna qui devait se matérisliser duns ia conlition générsle contr Jeune République et susciter le manifeste du duc de Brunswick Ce mouvement est représenté en Allemagne par la Gazette 11tt4 raire d’Iéns tandis que L’écrivain anglais BURKE, préchent la croisade contre la nation retournée à la barbarie, proposait que tous les Etats fissent, sous ia direction de l'Angleterre le blocus de is pensée française, À
C’est alors que Danton démontre au premier Comité Salut Public que la paix était nécessaire pour orgsniser et fonder la République. C’est alors que la propagande à 1°4 ger ent abandonnée, car 11 devine que les grands prinoîipes font le génie et la puissance de 1a Révolution menacent, 81 l’on porte celle-ci hors de France, de se retourner contre