II - LA PROPAGANDE, MERE DU TROISIEME REICH
S lalgré ce titre (3) on ne s'arrêtera pas aux cundit ou psychologiques de l’avénesent du Nativnai=socisiisne. Suffi samment édifiante et copieuse sera l'étude du concert srobes par le Docteur Josepa GOEBBELS dé 1933 à 1939.
Mais ayons toujours présentes à l'esprit jes parole que proclausit le Chancelier su Congrès de Nuremberg en 1936
0. propagande nous à menés vers le pouvoir. La p “gande à peruis de conserver ie Pouvoir. La Propagande nous
- 1 - Cette formidsble entreprise de suggestion collective ne fut possible que grâce zux conditions particulières qu'elle : rencontra chez le peuple allemand. ÇCelut-01 forme Rituréi]em
(3) emprunté à l'ouvrage de P. Marion - Leur Combat. |
une collectivité qui & un besoin, vraiment biolègique, de con tituer une sasse compacte eù chacun se sent plus riche du con. sentement de tous, Il a une sensibilités particulière aux id: eux mythes. L’allemand 4 toujours nourri des réves qu’il en- : trevoit à travere les rameaux de ses forêts ou les brunes co fant les monts de s4 patrie. Il a toujours pu étre mené par . des prédiceteurs, des orateurs aussi brutaux qu’éloquents, Rie d’étonnant slors que le Kational-socialisre se soit constitué. immédiatement en un dogme, que le Troisième Reioh se soit fo comme une Église. ; Fe
— 11 - Ce fut le rôle initial d’A, HITLER de lui donner sa Bible,st son programme, Chaque verset de Mein Kawpf indiquait ue étape aur is route à suivre, donnait un moyen de la frane Bien connus et classiques sont les principes qu’1l donne de
prop=gende rstionneile, aussi n’y reviendrs-t-on pas 1ci a ”
fais le Fubrer fournit aussi le mythe, la religion à. propager. Les mythes, faudrait-il dire, car ile sont multiple 11 y a le mythe du Reich grand sllemand et de son Sapice vita encerolé par ses ennemis; 11 y a oelui du socialisme nouveau celui du soldat politique, Muis 11 y a avant tout et par des tout le double aythe fondamental du sang et du soi : Blut und Boden : le sol, qui fuçonne la race autochtone supérieure, Le sang, qui propage ses vertus héréditéires, Il en résulte direc tement le mythe de 1: communauté populaire du Volkstun, de La vieille socifté germanique, thème romantique qui pernet de re trouver le passé, de reprenûre contact avec les forces vives at peuple, Il y a enfin lemythe généralisé du ehef, le Fuhrerprir 21p, le chef puisant son autorité non pas dans l'élection, ma danse la vocation naturelle fait de lui le “rediwm" de la Communauté populaire à laquelle 11 s’identifie et dont 11 expr me la volonté.
+ III - Au service et à la hauteur de cette doctrine, eat ‘Appareil formidable, une administration qui vaut d’être Stud en détail par les enseignements qu’ells digpense (23). Ga
Cette org=nisation de ie | 28 de allemande est foi dée sur la conception générale nazie : le parti donne 1’imp on, l’Etat exécute, On trouvera donc, très Garactéristiquem deux séries d'organismes parallèles, à peu près similsires, ayant à leur téte l’une et l’autre à chaque échelon le même mais la première proprement dynamique alors que l’autre est clusivement statique. Et l’unité de conception, de direction d’harmonisation, émene de ce maître génial qu'est le Docteur
(I) On les trouvera complètement exposés dans E.Pezet., Sous yaux du monde, p.113, sq. : Res
(3) étude fondée principalerent sur :
Rapport du conseiller ministériel G.W.Muller pour 1940 "Le Hinistère de l'information et de la propagande du Re et £, MERNERT, L'Art dans le Ille Reich. |
GOLBBELS, espèces de savant auquel ses études eur le rosant allemand ont permis de soruter les aspects én plus sue | la mentalité de ses compatriotes,
:. On trouves donc en premier lieu les erganisetions Parti, qui dans l’Etat totalitaire, est le centre et l’ava garde, est, comme le dit M. Manollesco "un ordre et une arm. ordre par sn foi, armée par les droîts 11limités qu’il à eu citoyen, Aus#i doit-il fabriquer l'opinion, forger l’unif tion politiques et morales de La nation par l'iaéa irrésist qu’il saît inauffler à chaque individu, \
; Multiples sont ses organismes spécialisés dans : pagande , -
avec à. ea tête, miss d. ervice © turel, Service du film, de la T,8.F. de la het A active, chargée äe donner l’impuls au Yinistère d'Etat de la Propagande.
,= La Direction et Etes de Presse qui contrôlent st sé. |tren a presse du par
= Le Direct des Affaires étrangère sous l'auto: de ROSENBERG NDéléqué du Fuhrer pour Rues de 1’1 æie et de la conception de vie Nationale-sosialigte", De ses servioes nous intéressent ici : celui de l’Administrati artistique auquel est rattaché le "Comité Culturel Natio: cisliate", chargé de surveiller, encouräger, eusciter, 1° ; culturelle et artistique entreprise su sein du parti, et de l'Administration littéraire, avec le “Centre pour l’a ment de 12 littérature allemande" qui surveille tous les o ”. édités, ————. es mauvais du publie et lui recommar CF autres. de + - l’Angsociation Natic iso ei ‘Le Force par la Jo \(Kraft. dureh reude) en tous points "conparab e au Dop sciste où au Sotzstrak RE qui comprend partiouli nent : :
Dee Le de qui permet d’e ‘économiquenent des-mi LT révélant les om dv ‘artistiques de la Patrie et la pro | 56 de la triste sllesande. (
1 s’ occupant de faire ouvriers aux représentat ons théitrales et music ui visiter musées, expoñnitions, tout ce qui peut ls initi éléments de Le cuiturs et de L'art nouveaux .
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L'organisation d'Etat est benucoup plus simple et centré du fait même que son seul rôle est d'exécution et d” nistration. Le rouge unique est le Ministère de la Propagande auquel est rattachée 1s Chambre nationale de culture. ; !
- É , — Le dinistère ur la Pr née et l’initiation du Peuple E fut créé le Mare »s 2u lenderain des élections qui ve-
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naîient d'assurer le triomphe du National-soctal iame, pour con=… tinuer et soutenir officiellement l'oeuvre entreprise à la Di-
rection de la propagande du parti par Goebbels, Celui-ci défi. nissait sa téche en ces termes au discours d’inauguration de son Hinistère (1) :
+ ‘*Le Ministère de l’Information et de la Propagande É *n'est pss une administration, Il est un ministère pour Le É “ple, et le peuple y aurs toujours #coès. Dane cette maison, "lu bureaucratie ne règnera jamais. Fous n’adninistrons pas, ‘mais nous travaillons, et nous travaillons sous le controls p "manent du peuple entier, et tout notre travail sera consacré “exclusivement à la totalité du peuple ... Notre tâche la plus Mnoble sera de gagner à l’État le peuple entier”.
Ii comprenait en 1940 un nombre considérable de Ses
| tions spécinlisées : propagande active, presse &llerande,
étrongère, Section étrangère (chargée de réfuter les mensonges répondus hors du Reich et dans le Reich, chargée de faire de + chaque Allemend émigré à l’étranger un propsgendiate nazi sue k ‘sont envoyés fonds et directives, section aussi qui organise Le: voyèges en Allemagne de journalistes étrangers, Fépand dans À mondes documentation, brochures ,.,. ) Sections de tourisme, de T.S.F. du film, de la littérature, du théâtre, des senux-arts de la musique, Section pour les tâches spécia és, enfin, charg de la surveillance de l’Union culturelle juive.
__ Sous la direction du Hinistère se trouvent Les 4I Of ces régionaux de propsgande formée par les Directions de diatricts du Parti. De nombreux organismes y sont auesi rattaché foire de ni 4 a, ve Opéra de Berlin, mais surtout la Chambre de Culture Nationale. Ne
PNR à
- Le Reichesulturkanner, fut solennellement pen dd le 15 N vembre 1933, C’est une corporation de Droit ic qui cent
se et contrôle toutes les manifestations de ln vie inteliect dans l’intérét supérieur de is communaut# populaire, lle est présidée, be pm le Ministre, directeur de is propag: Su parti, assisté d’un Conseil culturel National formé des p sidents des sept chambres particulières composant ls R.K.K. puis d'un "Sénat de 1x gulture du Reich", aréopage de perso tés du monde ‘artistique ayant bien mérité du peuple et de le culture" comme dit E, WERNERT, chargé de maîntenir 1n product: artistique dans le cadre de ia doctrine nazie, À
(1) cité par le Conseiller KW, Huller, op. cit. p.32