‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 39 sur 45 · NAS · texte numérisé non relu

NAS

EEE

Ajoutons que la nouvelle religion à surtout son aogm fondamental, la croyances au pæanañis réalisé eur la terre grace au sacrifice des générations actuelles, à l’avènement d’une 60: céété sans classes, juste, rationneile et pacifique, ne reposar pas sur l'exploitation de l’homme par l’homme, C’est 82 missic que de réaliser ce paradis par la Révolution mondiale.

- IIi - : Au service de cette idéologie se trouve uns € ganisation puissante et reg #8 Comme an Allemagne, elle 8e | èles, celle de l’Etat et celle du

divisa en deux branches paral parti.

Lans l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques la propagande ressort, sous La dénomination d'éducation politis des attributions des différents Commissariate à l’Instruction publique des républiques fédérées, chacun ayant pour elle une. Section spécialisée, Un Décret du 13 Novembre 1920 a créé le Glavpolitorosvet, Comité central de l’État pour l’édueation p tique, organe d’unifiention et de coordination sous l’autorité duque i fonctionnent dans les r& ons et districts des Politpros= Le Parti a, en Russie comre en Allemagne, un rôle d recteur, grâce à son omniprésence dans tout le territoire de nion et à sa hiérarchie absolue, garantes de l'exécution eff1. cace ét rapide de toute consigne de propagande évanant de ses chefs. Deux Sections du Comité Central s'occupent spécialemen: de la propagande : La seconde, "“Agitation et Propagande" dont À rôle est prépondérant surtout dans le domaine des journaux, dont elle nomme directement ou non tous les rédacteurs en chef. la cinquième section : " ent" contrôle l'instruction blique dans toutes es ques de l’Union. Chacune de le - ci dispose, dans son Comité central, d’ine section agi tion-propagande, de néême que chaque comité de région ou de d tricot, svec toujours la même mission d’animer les campagnes pinion, de former politiquement les masses, de diriger 6% un fier le travail des politprosvets. È

Les Jeunesses Communistes possèdent aussi leur Sect de propagande, qui sont les animateurs et l’avant-garde de to tes les campagnes entreprises par le Parti. :

: Huitiples sont d’ailleurs iles autres groupements © concourent à ia propagande intérieure. Non se ent les d Comités pour 1’étucation politique, Sections culturelles des dicats, commissions pour l’enseignement et la cuiture des So mess du front culturels, mais aussi et surtout Les clubs & es isbas. ” DAS ! $

Les clubs piste régies après la révolutio:

d'Octobre en commissions culturelles, ont pour cellule de b le "Coin rouge"(su nombre de plus de 100.000 pe QT 9 2 ses journaux,revues, affiches, portraits de Lénine et À

… clubs eux-mêmes, tint ne un membre ont des activités collectives, rassemblant prés membres | leurs familles : participation aux diverses fêtes et man tions, anniversaires et campsgnes de toutes sortes, répr tions théitrales et sinGR au qS. bibliothèques, v aux musées, excursions; cercies divers, surtout de E + politique identiques à ceux des kolkhoses ou des ce Lul parti,;qui sént des séries de conférences de degré plus ou élevé, faîtes par des propagandistes ambulants. ë

__ À la campagne, le club est l’isbs de lecture, blement identique, mais dont l'effort principal porte sur lutte contre 1’analphabétisme, —— sert indirestensns di dre

A D’autres groupements originaux sont les Sc £stronsse dont l’activité essentielle ent l’aide apporté

’ouvrier de la ville au paysan, cs qui est bien fait pour forcer leur union. Ce furent d’abord de simples excursai toires dans un kolkhose, mais une assistance plus concrète accompagnèrent ; souscriptions aux journaux, dons de -livres de matériel ,., Il y a encore pee hacnte, associati verte aux masses, pour leur rappeler danger de l’encerc. ce se en même temps qu’elle fournit une inetrwtien

ilitaire, encourage le pbs for de l'aviation popu esse .. ë

Mais Le re vaste de ces groupements demeure | jouge, qui fut la plus politiaée du monde, avec sa Directi générale de la cent politique, chargée de 1’équcat:

soldat "défenseur de l’Etat des ouvriers et des pren “archante du rouvement révolutionnaire".

Il faut noter enfin que cette lents organisati [ vu les particularités géographiques, offre un caractère ment déconcentré. Ce qui n’empéche pas, selon les prine léninistes, le centralisation ue rigoursuse.

iv - Ms Lans 0es conditions, on spot: que la gnde règne souverainement en URSS. Cbst ce qui frappe os le touriste di ur qu’11 s'appelle Sir Walter

"La p dt mets, em OT nt D 6 "ai la combattre. L san a qui n’entend jamais qu’un son “oloche, ignore totalement ce … s6 pren ailleurs. C’ ffreux d’y penser" ac ou less . (2) repagande, l’obsédante ps Et ec ee srévèle à aie” mue toute la __—— d’un — qua

BL Sir . Citrine - À la recherche de la la vérité en Rus 3) Y. —. ” Le infernal, p. 10. :

aeile seule toute la mentalités d'un pouple qui n’a pas

“le sens critique que le sens de la mesure. Elle s'étale par “tout. On baigne d’un bout à l’autre de la Russie dans une : "mosphère de propagande .,. Du poînt de vu technique, elle

“admirable, Les bolcheviks ont une telle fagon de schémati

*yvisuellement sur un panneau public les idées qui Leur sont frea que malgré s0o1 on finit par étre pet ele a

< Cette exagération est peut être la source des & res déformations de la vérité qu’elle propage.

C'est encore V, Boret qui nous le dit : (I)

“Pendant mon séjour l2-bas, en Août 1932, j’aura “eroire he la révolution avait éclaté en France, parce que “trois colonnes, la Pravdn annonçait une grève des pécheurs fdiniers d’Audierne dont, paraît-11l, l’anpect était particul "rement menaçant pour Le monde capitaliste”, Are

| Faut-il cîter encore Citrine ? C’est lui qui no apprend qu’il a trouvé en Russie dans une grammaire anglaise ls phrase suivante : < ne

"La bourgeoisie anglaise emploie lea ez asphyx et des mitrailleusse contre les chômeurs qui demandent du :

/ Ce règne du mensonge se manifeste aussi sans aucun sorupule dans les contradictions qui existent entre la théor officielle et lea rénlités grâtiques. Mais n'est-ce pas Lé lui-même qui préconise cette "propagande des décrets" que pre:d, bien qu’inappliqués et inspplicables, mais utiles alimenter l'agitation et prouver que le gouvernement s’occ de certains problèmes?

La terreur est aussi une arme courante de la pro de politique. Les grande procès politiques, savamment © trés en sont la forme principale. Il s’agit pour le tribu d'italer les causes générales du mal fait à la Société par accusés et de justifier aînsi la politique du parti, donn masses le renouveau de courage nécessaire, Ce sont à4’2111 des pièces théâtrales de qualité où chacun, y comprés l’a et son avocat, récite son role, fait les gestes minutieus étudiés de cette pantomime organisée, qui est aussi un dr inexorable. 2 5

| Comme en Allemagne, et avant elle, les cortèges tésques de foules passives, son: scientifiquement utilisés. l’étatent déjà lors de la cérémonie de cina jours qui marq l’apothéose de Lénine, devant le cutafalque duquel Hoscou défila, L’instrument n’e fait depuis que se perfectionne

(1) Victor Boret,op. eît, p.112 (3) Sir s. Citrine, op. cit. p.106,

parades périodiques, revues, d éfilés, ... agrémentés de l’em de tous les procédés cisssiques et connus.

Soulignons seulement ia multiplication des petits tomblements dus à la loquacité règnent en Russie où l’on ést noyé sous un flot de paroles. Les orateurs et conférenciers politiques y puluilent, qu’ils soient spontanés et bénévoles . agitateure prises teur formés par les nombreuses écoles sp ciales où ils <e pénètrent de la théorie communiste, de l’his: re du mouvement ouvrier, où ile se fournissent de tout un arge nal d'arguments qui leur permettra de répondre en toutes cire tances, à n'importe quel contradicteur.

Quant sux procédés téchniques, ils sont évidemment | tous monopolisés par le parti,

Telle 1a presse d'Etat, dont pas une ligne qui ne s0 en conformité avec l'opinion officielle du moment, Wais elle sente certaines caractéristiques intéressantes, D’aborg son 6t@ nante variété - du moins dé présentation - car toutes les feuil-| les soviétiques exposent et défendent la même opinion, la se qui soit admise, les mêmes inforrations, tranamises par l’'ag d'Etat Tasse. | | ee ces

Presse officielle qui resserble au boeuf bouilli de la caserne : c’est sain, filandreux, et 1 y en a tous les jo irorise Luc Durtaîn (1), |

HS Nails, malgré une standartisation d'idée unique ,au | monde, elle se présente sous des formes différenciées selon ia catégorie sociale visée. Il y à les grands journaux centraux, dirigeants, Comme les Izvestia, et surtout la Pravds, dont 1’1 fluence est grande sur la presse de masse et qui présentent nouvelles après les commentaires, souvent morceaux de pure & gèse marxiste, Le principal souci de la presse destinée aux ses ouvrières et paysannes est au contraire de se mettre au ni veau du liscteur le plus borné, par le texte et par l’image, IL = à les publications des divers commissariats, une. presse A pes le très développée, souvent rédigée en iâiome local, de telle Sor$e que chaque paysan ukrainien ou turkmène, tchouvache ou tatar, puisse entendre dans ss propre langue la bonne parole © muniate. C’est encore la presse de l’armée, l’Etoile Rouge en téte, ou celle de la jeunesse, à laquwlle ent attachée la plus grande faveur . Mais quelque importance qu’ils revétent, quelque olasse ou âge qu’ils s’adressent tour les journaux ! sous le contrôle total et absolu du parti qui a résolu bien ‘questions en a’sppropriant purement et simplement les moyens production de la presse, n’ayant plus qu’à réaliser les direct ves du Comité Centrai. :

Un 2 original de la presse soviétique est 4 €

", sous-produit de la grande

prolifération de la * presse proprement dite de laquelle elle dépend absolument, et réflet intime de le vie locale et de chaque collectivité :

(1) Lue Durtsin - L'Autre Europe. Moscou et sa foi, p.L48. Le

Se

Fe.

nal mural, impriré, dactylographié, ou même peint, dont le € tenu se rattache strictement à ln vie propre de l’entreprise ou du service administratif pour lequel 11 est rédigé; journa g'usine chargé principalement de la propagande du travail, pou ls réalisation du plan, l’amélioration au rendement, contre la

pareses ou l’incohérence; journal parlé, déclamant des poésies politiques et satiriques où mimant tels évènements actuels,

Le journaligme soviétique 2 sussi, non pas. découvert mals curieusement développé, l’apport des lecteurs et collabe

vie quotidienne permettent d'étendre énormément Le champ diffusion du journal, Ces correspondante se recrutent par un tri entre lea lecteurs écrivant à la rédaction, parmi les meil. leurs artisans de la “petite presse", ou dans les rangs des élèves de l’Ecoie centrale de Journalisme de Moscou, Par elle en effet, tout journalistes dit prénlablement passer, de mese qu’il doit étre membre qu parti; il ne peut en outre devenir rédacteur en chef d’un bre ja provine avant d’avoir été

I1 est remarquable qu’en Russie, où avant 1917 1’ Phabétisme était si développé, la littérature nait obtenu un succès, Que le nouveau régime ait fait un effort considérab pour accroître la portée du livre auquel la Révolution et La doctrine communiste apportaient tout un renouveau, effort po tent sur l’Instruotion publique et la production littéraire eil même, c’est bien évident, et tout à son honneur, Ainsi, le dément des Editions d'Etat et au Parti, quoique incroyablemen important est insuffisant, devant la nécessité de tirer parf des centaines de mille, des millions d’exempleires d’un même Ouvrage. Et nous ne parlops pas des catéchismes du parti, aux ‘tirages fabuleux : 90 millions pour les oeuvres de Lénine en douzaine d'années; 116 millions d'exemplaires, dès 1935, en * langues différentes, des titres signés Staline. Car la propor tion d'ouvrages de dogati Communiste atteint parfois le tiers des pe ne ne 68. Inportante est aussi la part prise par production en langue nationalië ou encyclopédique objet d’un effort apprécisble. S

; La diffusion du livre, surtout sous forme de lecture ublique, reçoit aussi du régime Les soins les plus attentifs. développement des bibl 8 - de vulgarisation et non € recherche - est énorme, même dans les trains, dane les queile c’est la masse du peuple qui vient étancher sa soif de lectw pour lisquelle multiplés sont éncore les bibliothèques des ol des isbas de villages, ou des usines. ee Cette importanse du livre rejaillit en Russie soviét sur l’écrivain dont certains, dont le dernier fut Alexis TOI qui vient de depui, furent les vrais prophè parti. Et leur #ôle sur la vie privée russe est extraordins /re

ment ineoupçonné. Ce sont vraiment des "ingénieurs a’ênes" Comme des nppalsient Staline et Gorki. :

Les Sogiets ont encore Le nérite d'avoir lies premi compris et utilisé l'importance endraordinaire que présenta la ra pe la diffusion de leur doctrine, Dès leur prise pouvoir ils l'ont intensément Géveloppée, organisant un sÿst: qui n’a son équivalent dans aucun autre pays,

Pour l'écoute, ii ne s’agissait as comme en Ali gne, de multiplier le nombre des postes individuels, iles met à ls portée de toutes les bourses, L'’effort n donc porté 8 une erganisation collective sans précédent de la réception, elle est infiniment plus efficace, et correspond beawoup rieux aux conditions de vie du peuple russe, Aussi les usin coopératives, kolkhoses, administrations, et même les rues, leurs hauts-parleurs déversant continuellement La doctrine, Ceci, d'autant plus facilement que le réseau est entièrement aux mains du parti, Son organisation se présente aussi origi néle ; au lieu de comprendre essentiellement quelques tes émetteurs à grande puissance, 11 est constitué, selon Les don. nées géographiques, d’un nombre extremement grand de stations de retranemiseions qui, desservant chacune un groupe de vil d'usines, de collectivités quelconques, retransmettent le pro me d’un émetteur régionsi ou central puissant leur fournisest le partie a’informations et de culture doatriniie (journal conférences politiques, discours officiels ...) auquel elles ajoutent un progromme local. Le stetion de retransmission en outre de radio centrale pour les diffuseurs installés par jusque dans les dortoirs et logements ouvriers.

Il n'y 8e pas de conformisation plus poussée, le me sr jm politique atteignant simultanément des millions à —

La fonotion première du cinéma soviétique est ident que. Le parti, selon l’enseignement de Lénine qui voyait en lui le premier de tous les arts au service de la Révolutio apporte les soîns les plus vigilants, C’est lui qui opoi: toute l’industrie phinutete | pe uit par l'intermédiaire de

trusts nationiux qui oontrolent eux-mêmes les salles de per tion multipliées dans lee villes, les clubs ouvrisrs ou ies lages. L'administration générale de l’industrie cinémato que contrôle, depuis 1933, toutes les questions .s'y rap

et sous sa direction, le Comité Central de controle du ré re exerce la censure politique et läéologique.

à Un gros effort à été fait pour 1: production, trust unique, des films d'actualités, mails la réslisation la plus eriginaie demeure oelle du “cinétrain", constitué pour mettre is projection, en n'importe quel point de l’Union, &@ journal filmé ou des bandes de propagande. - | ce

Quant aux scénarios, point n’est besoin de souligner que c’est 1s Révolution d’Octobre qui fournit leurs thèmes p cipaux. Dès 18 période 1925-1930, les Soviets ont réalisé des films de propsginde incomparablement pires, de véritab chefs d'oeuvre artistiques grêce à une lignée de cinéastes di grande valeur, On connzxîÎt le succès retentissant qui courc ‘en Russie comme à l'étranger, des films comme ceux d'Eisenste "Cuirassé Potemkine", “Octobre; de Poulovkine tel "La Hère* ceux de Verloff, Tohapaleff, des frères Vasailieff ... dont Îe scénarios se rattachent pres que tous Edes épisodes de la guerre ef vile. Après une crise passagèré, le cinéma russe mit plutôt l'écran despièces à thèses, mals toujours remarquables, souve empruntées à des oeuvres littéraires ou dramatiques "arrangé sans sueun scrupule. Le thème préféré est celui de la lutte l'avenir contre le passé. On met sous les youx des spectate l’évolution psychologique d’un individu ou d’un groupe qui se transforme, se régénère et se convertit.

RER ere sovistique est en tous po identique à cinéma tographique, Il faut noter pourtant son influence énorme dans un pays où la théatromanie & toujowrs une passion populaire qui ne fait qu grandir, Aussi les 8 sont elles multiples avec des théâtres pour l’armée, des th tres d'amateurs, de oercies, de clubs, ambulants même, qui

innomorables, - £ NAN

Malgré cette passion du spectacle, la Russie nou cherche encore le génie national qui écrira les pibces révol tionnaires oûr de même qu’en Allemagne nazie, la production n°2 été que fort médiocre. Elle s’est contentée bien souvent d' dapter des oeuvres nationsies ou étrangères, à l’idéologie muniste, Sans respect aucun du texte original, Aînsi, Luce Du tsin relate comment l’inoffonsive opérotte de Lecoa, ‘Le Jour et le Nuit", devint une virulente entire des dictatures militaires. Fees es ne

nal de 12 Russie Soviétique s porté eur l’éduoation, à la: e elle consscrait plus du cinquième de son buñget, 4ucat peuple et formation de le jeunesse. ue

ue ais l'effort le plus important et le plus i

Pour renforcer la première : les propagandistes €

inaugurèrent en 1934 un vrécéäié qui les curnctérise bien l’occasion du discours de Staline au 17e Congrès du Parti, inatitua un système "d'examens politiques" : chaque travai devait passer devant un jury chargé de contrôler, par des q tions appropriées 81 le discours de Staline avait ét4 bien | compris, Et pour qu'aucun n’y échappat, les syndiosts 4 rent d'envoyer des brigades de proprgandistes éprouvés dans logements ouvriers et là, le soir, autour du ssmovar, on quait à toute la famille la sagesse des décisions qu Congrès puis on faisait passer un examen. Les journaux citèret

cè propos des oudarniks qui, ayant eux mêmes tésonphé dans épreuve, endoctrinaient ensuite femme et enfants, et eolli taient la visite d’une brigade pour les examiner.

Mais l’enseignement proprement ait est le ser le plus actif et le plus sûr du pétrissage idéologique des € Son but exclusif est d’amener l’enfant qui sppartient à la lectivité pour laquelle il doit être élevé, à la compréhe marxiste de la vie moderne, L'éducation entière est fondée ce postulat que la pensée de l'individu doit, depuis la nais ce, étre fagonnée exclkusivément par et pour en del Elle es

- un instrument de 1s lutte des classes, un moyen de tqutèer bourgeois et les koulacks,

"L’école = disait PINKIEVITCH, sos iqis de 1’ Unive ‘de Moscou (I) - doit être non seulement le véhicule des pr “pes du communisme en général, mais aussi le canal de l’in fence idéologique, organique, et éducative du prolétariat ‘les couches semi prolétariennes et non prolétariennes de la “population laborieuse en vue d’élever une. génération capak "d'instaurer définitivement le communisme". :

La pédagogie soviétique vise donc siquest à ter ia foi ALES la dialectique matérialiste dans 1tspri: et le coeur de chacun, à former, à l’école et en dehors de 1° le, des militants communistes, L’enseignement le plus propre à cette fin sera la Sociologie, discipline capitale sherses montrer comment les institutions gosieles naîssent des ra de production et opposent les pays capitalistes à la Russie viétique, branche sacrée qui inspire toutes les autres et seul un pur marxiste peut professer. Ce qui n’empêche que les professeurs doivent étre des apôtres communistes pour élèves, et nv nts de propagande auprès des parents, re qu’ils sont le —. souvent parmi les Jeunesses Communistes

Education par L'Etat, mais aussi pour l'Etat, ga sion est de former, non pas un intellectuel, mais un techni bon exécuteur du Plan, Car si la fin suprême du communisme le bonheur de l’humanîté, son but immédiat est la productio foi marxiste se réalise et s’exerce dans le travail produce socialement utile; l’enfant doit apprendre son rôle, qui est produire pour la collectivité, Aussi l’interpénétration es elle étroite entre l’école soviétique et l'atelier, l’usine le sie mt

ds us. des esprits commence dès le jardin fant, doté lui aussi de son coîn de Lénine, qu’un bambin es . d’entretenir., Des causeries à la perse du jeune au 2e pement déjà les esprits.

(1) cité par E. Devaud . La pédagogie scolaire en Russie ensttes, p.36.

: "Lénine, explique-t-08, avait toutes les rs 1it fil était bon st Fac d 1 défendait les pauvres et ri 2 “heur du peuple en chassant les vilains bourgeois; 11 aim “les petits enfants et apprenaît bien ses leçons ,.. Stal “sat son meilleur disciple et Le grand smi des enfants, À “défendu les paysans pauvres contre les méchants koulacks ‘protège les bons sujets ... "(1)

Dès l’école priraire, les directives et len évè politiques sont commentés par le maître. L’histoire expli l'élève le perpétuel conflit des forces en présence, inear dans la lutte des classes, D’aîllews, elle ne relate È péripéties des grandes pond révolutionnaires ‘et de leurs lentes préparations : 1789, commune de Paris, révoltes des des taäars et par dessus tout la biographie de Lénine.

Et plus on avance dans l’instruction, plus la for tion civique et doctrinale s’amplifie.

Parallèlement, les meilleurs déments de la jeun reçoivent danse les organisations des Jeunesses Communiste Oktiabriates, Pionniers, Komsoñols, les principes d’actio

la règle de vis du parfait communiste. Leur rôle est de d’avant-garde, qui commence souvent les campagnes de prop: dont on attend beaucoup sens savoir 51 elles réussiront : & pour la croisade culturelle antianalphabétique, le mouvemen anti-religieux, qu’elle owvrit par des tournées dans les vil ges, ou les logements ouvriers, are | SE

Au dernier degré enfin, #ont les Universités d? où l’on pénètre rarement si on ne vient pas des syndicat des facultés ouvrières, de même que dans les Ecoles spé

ou les rai es, véritables sém rouges Qui enseignent ls nowelle th: ogie et forment 1 dirigesnt qui doit connaître par coeur l’histoire stanil Anterprèter sans la moindre erreur les petits démélés de du parti, avoir toujours préte au hoiîine une citation de contrôlée par une de Lénine et appuyée d’une phrase de St pour chaque incident de sa vie.

L'’instruction en Russie soviétique est bien sains ‘service exclusif d’un idéal, d’une doctrine, qui doit rè exclusivement sur les esprits. Elle est par là dans la

de toute dictature. : de

“Les jeunes Russes en sont venus à croire æe “sie est le premier pays du monde. Les jeunes nazis le p *de l'Allemagne. Les jeunes Italiens gars de suivre “u fjusqu'à la mort, Où celù mènera-t-11 ? * (#) |

(1) Yvon — L'URSS telle qu’elle «st. p.178.

(3) Sir Walter Citrine, op. cit. p.186.

Sir Walter Citrine posait la question en 1936, L toire l’a sans doute renseigné depuis.

La propagande étrangère soviétique renferme les m . germes de chaos, oùr elle est éminemment destructrice. Au ce d’une cause révolutionnaire, elle la sert par tous lies mo y compris Les plu violents, Le plus efficace est sans doute la radio, dont le Comité exécutif de ia Ille Internationale lignait l’inportance en 19355, Sur Les plane de celui-ci, rent construits les postes secondaires restant, on l’a vu, service de le propagande à é, des metteurs d’une puisse inégslée, “udibles dans lé ronde entier. Le poste Komintern fut ainsi avant la guerre, le plus formidable d'Europe, diffusait chaque jour 10 émissions en allemand, 10 eh an 7 en espagnol, 8 en français, 8 en italien et 22 programm languss différentes, Mais tous répandaient le plus souvent des campagnes de fausses nouvelles, des atts ques contre les uvernements étrangers et des injures pour leurs dirigeants, Doris à la révolte et fournissaient meme dans 0e dessein lea instructions les plus précises. “0

Et hon seulement en Europe, osr un soin tout partio lier était apporté aux émissions visant l’Asie, dont l’espri mystique et idéaliste est particulièrement apte à recevoir doctrine communiste, C’est toujourgen conformité avec Le pli

pur léninisme, la propagande pour la révolution mondiale.

PS

- rent les touristes étrangers.

… Chapitre IV -

LA PROPAGANDE GCIENTIFIQUE CONTEXPORAINE GAND TI JANS LE! à

On 2 constaté déjà combien la propagande politique était devenue un instrument indispensable pour tous les gouver: nements. Les démocraties comme les dictatures, mais d’une m3 nière moine systématique doivent l'utiliser pour soutenir leur action. Muis le fondement mêne de la démocratie impliquant 1 liberté, leur interdit cette intolérance, cet exclusiviswe 2 sionné qui caractérisent la position des dictatures., Ausai bi souvent le terme de publidté politique serait plus qualifis à leur égard.

Toutes les démocraties, tous les pays, utilisent le | syrbole sous s6e différentes formes : drapeau, hymne national décorations ... pour rehausser leur prestige et renforcer 1 té. Elles connaissent aussi l'importance des fêtes national défilés et revues qui déterminent toujours quelques instants d’érotion collective. L’union de leurs peuples fut souvent forcée: par des visites de souverains et de ohefs d’Etst, ocea sion de campagnes et de démonstrations d’amitié. Lex exposit nationales et internationales, avec leur thème central de pro gande : l’Enpire, les Provinces, les Techniques, ont toujours. pour résultat d'augmenter le prestige d’un pays et : d'acorois tre la solidarité internationale, en même temps qu’elles

Irportante aussi est la propagande sites des 4 férents partis et grouperents toujours nombreux dans les do oraties, N’est-0s pas d’ailleurs en Angleterre qu’est né peu après la guerre Le film de propagande, réalisé par le parti servateur, qui k faisait projeter, non seulement en période électorale, maîie d’une ranière permanente , montrant les prine paux leaders du parti développant d’une façon brève et sulsi sante une question diplomatique, financière, sociale, milita | avec un commentaire d’images sonores appropriées?

Bref, le propagande, on le sait, existe ue et partout, Citons simplement lies quelques campagnes de props qui furent PR réussies par les démocraties on porai nes,

La nmotre des Belges retiendra la cam Zoe: contre Dagrelle en 1937. Pendant

mois, la propagande 1e plus soientifique et la plus pittoresq füt vaîtresse absolue de Bruxelles, D’immenses cortèges en f couraient les rues, portant banderoles et pancartes proclamañ les elogans "Rex ou äoscou" ... “Votez belge, votez Van Zesl

"Van Zecland & sauvé le pays, votez pour lui* ou ia devise tée par le parti du Premier Ministre “Le Roi, la loi, la l11be ts Fe cs /

Des convois de dizaines de camions et d’autominiatu embouteillaïient la circulation, défilant l’un derrière l’autre, recouverts de panneaux, d'affiches, d’allégories de toutes mor: tes en faveur des cendidats. É ; 4

Certains jours, los artères de la capitale se transft mèrent en jardin zoologique, On vit des chamenux dodelinant plaéidément portant les inscriptions "Tous les chameaux votent pour Degrelle", Deux baudets déambulèrent au milieu des tram— ways et des voitures, le premier, très grand, prociamant " Je vote pour Degrelle", et le second, Le suivant tout petit, avouant par sa pancarte : "parce que je suis un äne", Les rurs de la ville disparurent sous des tracts annonçant par exemple “Le II Avril, ohute de ... gréle*; on promena encore dans les rues des cerowwils portant l’inscription "Rex", toutes origi lités qui valurent à Van Seeland un triomphe éclatant.

". D faudrait retracer aussi Le propepunte entrepris

trop tard malheureusement, en 1933, par le Front d’Airain, la grande organisation antihitlérienne créée par le parti accial démocrate allemand, 8, Tehakhotine en donne le récit d4taill et combien instructif. Son éohec ne fut dû qu'aux he mo à bornés de la Social Démocratie, qui, ne voulant pas croire à l’efticucité de la propagandé en rendirent impossible le déve loppement, malgré le succès qu’elle remporta là où elle put s'exercer librement, Mais son organisation était remarquable Citons les instructions qu’elle donnait pour "eréer l’enthousiasme dans un meeting", Tous les principes de ls propagand rationneile y sont (1) : ;

I - Quand on dispose de musique, de phonos, de pick. distraire lesauditeurs, quand ils se rassemblent avant le si ing, en jouant surtout des airs de bravoure populaires.

2 - Entretenir l'agitation et le aynarieme de 1’ aud toire crescendo jusqu’à La fin du meeting,

5 - Le temps à autre, entamer un dialogue entre 1’ teur ou un speaker 6% ia masse dans la salle, on lui jetant Auestions et en provoquant des ripostes collectives : “oui® non”, etc. Une affirmation massive de ce genre agit sur la vasse Comme mn choc électrique en stimulant son ardeur, :

(1) 8. Tehakhotine - op. cit, p.155.

4. Alternsr des chants avant et après les discours. des orateurs (chanter toujours debout, jamais assis!).

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