‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 40 sur 45 · Les discours ne doivent jemais excèder 30 mint · texte numérisé non relu

Les discours ne doivent jemais excèder 30 mint

6 - Sortir après le meeting en jouant un hymne èon tif populaire.

7 - Si possible, présenter un petit sketoh amusant, ou un choeur parlé, une chorale, ou faîre déclamer des vers propriés à la réunion. : :

8 - Un tebleuu vivant syebolique ou une pancarte neuse à caractère dynemique et joyeux, ou sarcastiqu, accong gnée de musique peut étre utile comme détente de nerfs.

8 - Inciter la masse des auditeurs à faire de temps À autre de la "gymnastique révolutionnaire" : proférer le cri de talliemnent “freiheit" en levant en nême temps le poing serré.

10 - Décorer la salle de slojane et symboles, eur € cots, de drapeaux, de verdure, ete ...3; placer dans la salle service d'ordre, composé de jeunes militenta, uniformés et portant des brassards avec l'emblème. :

Les Etate-Unis, terre d’éolosion et d'élection de réclame, sont - on l’a dit bien souvent - le pays où l'opinion fuit ls loi, iuis c’est aussi le pays libéral où L’opinton es la plus dirigée, qui donne une prise particulière à la ri D: de, D'abord à cause de la technique éprouvée de La publioiti commerciale qui y est devenue une science très étudiée et un métier. Ensuite à cause de ln pus naturelle de la mas américaine, amorphe, qui, bien loin G°y résister, l’encours et ia gouhaîts. De nombreux sutres facteurs fseilitent et à plent l'efficacité de la propagande dans un pays où l’unifo ot le conformisre de vie ne distinguent sucun groupe natuf cette énorme aurTace. 4 le La / Quelle anne ! \ Er a

Elle se manifeste d’abord danse l’acti si elle est continueile, atteint un de : le des électorales, IL faut noter, d’ailleurs, que dune cette pagande, les programmes ont bien moins d’importance que ia sonnalité des candidats. Cur ceux-là doivent étre beaucoup rs rare pour etre différents et la personne 4 ces derniers rait beaucoup plus importante pour le caractère émotif de la masse américaine. = "On imagine Lien que le peuple américain ne conna “point les présidents qu’il élit - écrivait B, FAY (1). C'e: “sans doute pour celà qu’il les élit... Ils votent pourtan “grand nombre et avec Paiais. Île y mettent de l’intéret,

{1} 5. Faÿ - foosevelt et son Amérique, P. 163.

“parfois de ia passion, Cet homme dont ils ne savent en so: "ni qui il est, ni ce qu’il veut, ni ce qu’il fera, suscite feux de l'enthousiasme ou de in colère, de la sympathie où 4 "la haîne, Ils ont devant eux, ils portent en leur imsginstt uné Anage qui les a fus, qui à su ébranler leurs passions.

L’houre lui-même n’y eat pour rien; sa presse, ses agents de publicité ont créé à l’usagé du publio un personna; "c’est cette vision qui est élue à la présidence de 1a Républ "La relation entre l’homme et l’image est parfois lointaine ...

Cet appel aux émotions et aux sentiments ent caract tique de la propagande électorale, Il s’agit pour elle dé 2 tous les groupes importants de la popula tion sans en 2l1êner Gun, ce qui est particulièrement difficile à cause du grand ne bre d’intérets divergents à satisfaire : businessmen et travz léurs, Est et Ouoat, nègres et fermiers, secs et humides RE Aussi la compagne doit elle atteindre une ampleur sans préc éd Tous les moyens aont employés sur une échelle gigsnteaqu, mais Aucun peut Gtre autant que les déplacements du condidat dans 8 train apécial qui lui fait parcourir la Eédération accompagné ses cinéastes, imprimeurs ou radicélectriciene,

Cette propagande se poursuit continuellement, sidée de procédés les plus modernes. ue

La presse d’abord, qui est la plus standardisée, la plus trustifiée du monde, Elie est onractérisée par ëa répar tion en “chaînes", surtout chaînes HEARST et SCRIPPS-HOKARD, contrôlent chacune 25 et % quotidiens. Rémunérée pour les de tiers par la publicité, elle eat sous la dépendance étroite &s Sroupements capitalistes, C’est essentiellement une presse d formation, qui reçoit ses nouvelles d’une agence presque unis qui lui fournit aussi des articles de séries comme ceux de . pmann ou de D, Thompson, reproduits danse près de 200 journagx tirant à plus de 7 millions d'exemplaires.

“Le syndicat (de pressé) naquit - éerit W. Franck (f) ‘et par ses soins et sa bienveil anc6, des vingtaines de journs *e’impriment tous les jours avec une physionomie pareille, « "vingtaiînes de cités, 81 bien que l'esployé de Ses-York, Îe rier de l’lilinois, le mineur du Colorado, le pécheur de la "lonbie, absorbent la même pitée, Car ie syndicat est une "11 fabrique, sn séries, les nouvelles, les illustrations, potes. ls fiction, les sermons sur la morale, ia critique, "l'article de fond... : |

... ’Américuin est le plus grand liseur de journaux "soit au monde ... Il tire tout du Verbe imprimé, qui lui vi “indirectement, d’une seule source, pure de toute vision, de :

(I) 8. Franck, Notre Amérique, p.199.

‘te pensée, de toute intelligence des faits allant à l’encon “ée son Progéniteur industriel®.

Le 8, comme la presse, est avant tout une in trie. Mais, instrument de distraction, l'Américain ne suppor terait pas qu’il fasse de le propagande. Il fut utile pour pour maintenir, tant aux. Etat s-Unia qu'à l'étranger, un cert type d'’Anéricain stéréotypé, une image fédliidéés et souvent €

fotmée de Le vie et de la supériorité yankee. 2

Cette dernière se manifeste nu moîns dans le nombre extraordinairement important de poutes de radio privés : au moins 1 par foyer, ce qui assure, grôce aussi à un réseau @” metteaursa reliés entre eux et à des centrales fournissunt des programmes communs, la diffusion leméaiate et générale de tous lea programmes politiques.

lois le grand intermédiaire de La propagande am ério ne est constitué par les gore i pululent aur le terra toire entier de la Fédération, groupements chargés de défendre les intérêts particuliers qui, rasserblés dans deux partis pol tiques uniques, ne peuvent etre par eux satisfaits.

z [s Nulle part au monde, les associations de tout | pad ne sont plus puissantes, parse que mieux organidées et mieux soutenues par les organisations finanoières, A coté de leur vitalité, les grands partis semblent de vieilles mécaniques tinières, Elles foisonnent sous toutes les formes : groupements industriels ai agricoles, orgnismes ouvriers, associa tions féminines, ethniques, antialcooliques, pacifietes, moi satrices, réformatrices ... Elles constituent généralement de #

JHSSIRre roue" qui font pression sux l'opinion prie

a presse, radio ... pour réuliser les buts de l’asaoci

ou des" obpiee”" plus spéoislisée, souvent rattachés aux pré

dents, dont la mission ent d'agir auprès des pouvoirs publics |

pour obtenir que les lois et isions sotent favorables gux |

intérète qu'ils défendent. Tous ces groupements cherchent d”:

bord à obtenir par tous les moyens, au premier rang desquels

vient souvent la corruption, le controle des commissions par

mentaires où se résolvent en fait toutes les questions import tes. À

Ds Les méthodes les plus utilisées consistent à fai pression sur ie pouvoir en lui donnent l1’ispression que te décision est exigée par l'opinion publique. On fera inter pour celà des personnes diverses qui semblent elles-rémes faitement âésintéressées tels les membres nombreux et dis de l’Ameriosn Légion. A

La propagande aux U,S.Â, est devenue dans ces condi tions une véritable profession, cslile des "publie relation counsels" dont le rôle est de conseiller des firmes, des a! ciations, das hommes itiques, sur tout ce qui, dans leur tion, de ee qu'on publie sur eux, dane ce qui peut lies met

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