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doit jamais siler jusqu’à ls euppression de la liberté de munication de ls pensée, À moins d’un péril ixminent mettan en danger la sécurités nationale,
res, Cet effort doit étre l'effort normal de la France. auns ls situstion actuelle un devoir de propagande sans égal s'impose à elle, tant sur le plan igtérieur que sur celui des relations internationales, : : À
Dans le monde aujourd’hui bouleversé, déaaxé, 11 y place pour une action grandiose et magnifique qui serble rés vée à notré pays.
I1 ne s’agit pas de ostte réclame publ:
quelle 11 répugne, conscient de sa de + ride i pression de l’esmocindrir s’11 fallait l’imposer artificielle ais, sortant matéricllenent blessée et smoirdrie de cette re Gu risque de devenir une nation de second ordre, 11 appar tient à la Frence, entre les deux religions de masse, de méa sation et de conformisme, religions américaine et soviétique s'élèvent, de faire entendre au monde la voie apirituelle,, lui redonner ce sens de la mesures, sens européen et partie ment française, qui le gardera des abus du ponte Ce do être le rôle de la France de montrer aux petites nations qu’e rassenblera, qu’il y a autre chose que ia production de masse pour donner à un pays un rang dans le monde; qu’il y & par sus tout l'Esprit, qui est à l'abri se toutes les fluctunti, militeires, qui a81t demeurer triomphant même lorsqu'on is 0x étouffé par les arres qui saît polariser autour de lui toutes lee réaistances et finalement triompher. 5
Et plus spécialement, la France doit se préparer au rôle particulièrement important qu'elle semble devoir être lée à jousr dans l’éducation du monde et surtout de la jeun
a Dans tous les pays d'Europe centrale et orientale effet, les univeraités ont presque totalement disparu : 48114 détruits, bibliothèques pillies, loboretoires tranoféirés, ét diants et professeurs déportés, le génie du mal sat pas
. Le Troisière Reich prétendsit, la jeunesse européenne :
ge de venir étudier chez elle, faire triompher partout
elle, la oulture germanique, Et maintenant, que la vi
ent là, il est terrible de penser que depuis é ans, pour
de pius âe 80 millions d’Européensa il n’y eut aucun ensei supérieur, suoune recherche, aucun progrès ecientifique, venus, çes étudiants devront aller demander à l'étranger nourriture intellectuelle. >
OS front-11s57
Ce ne peut être en Russie, où l’enseignement est spécialement technique et utilitaire, ni en Angleterre don Universités sont beaucoup trop fermées aux étrangers. La £ leur serait très accueillante, mais les difficiles conditi de vis de ce pays s’y opposent sans doute. Quant à 1’A11 11 est fort probable que le chaos matériel et moral qui 1s leversera de longues années après on défaite y rendra à vw térielle à peu près impossible pour lea étrangers, de même ! le travail de l'esprit.
Reste la France, Il ect certain qu'elle sers le d'attraction d’une multitude d'étudiants, dès que les cira: tances matérielles le permettront. Lh devrait être a victoire de notre pays, victoire supérieure à celle des ét combien plus durable, Mais, guide intellectuel, et surtt spirituel de la jeunesse européenne, la France doit être à
* Cette jeunesse durant ls phase médians de la gusz put: etre fanatisée par deux idées : d’une part s offrait à la mystique allemande de la domination, d’autre part, la «4 que russe du travail créateur. Lt demain, en face de la re “glon soviétique, s'élevera l'idéal suéridain de le production
rasse et de série pour ls conquéte économique du monde.
C’est à la France alors, qu'il appartient de rs sous sa spiritualité la jeunesse européenne désorientées à: tir d’un long cauchemar, spiritualité humaine et chrétienne : gagée dé toute arrière-pensée ratérisliste at utilitaire,
Elle a devant elle un avenir extraordinaire. TL ce qu’elle voudra.
En 1919, sortant premier vainqueur d’un terr le monde attendait d'elle quelque chose de grand, une capsblé de purifier et régénérer lis monde, de lui donne: heur et la prospérité, Et rien n’a satisfait cette àe qu'ua spsotaole de querelles intérieures, psrtisanes © nes, C’est celà que les étrangers nous ont reproché, : démission du chef devant les ordres qu’on attend de lu: celà qui fut la cause la | 20 rte du déclin de la dine son prestige FAsrensons . ps 25 ans, .
Dee ; x DRNTNTU ES ne A
Lyv de son même aujourd’hui, que ost' té ne se renouvelle pas. k Se ed L’Angrijue et la Russie sont de plus en
plus des nents sxtraeuropéens, L’Angieterre vit en marge de 1’Eu
RS D ne 2
C’sat la France seule qui est susceptible ée faire sous Le règne de sa pensée, de la mystique nouvelle qéelle forger, l'unité spirituelle de cette Europe ensangliantés, ment indispensable et pronïhre étape de son unité temporell
11 faut montrer au monde que les Français ne son comme on le eroit trop souvent, un peuple qui ne songe qu’ fendre son héritage et qui n’a plus @’idéal à proposer, mais contraire qu'il est porteur, défenseur et — de valeurs le dépassent parce qu’elles sont universelle
Aussi bien, cette téche lui est naturelle, comme Le rappelait J, GIRAUDOUX dane une conférence faite le 21 Février
‘Par un bonheur que nous ne saurions trop parédiée) “se trouve que notre propagande se confond avec l'exercice na Éel, mais consciencieux, meeuré, males passionné de notre vié “individuelle et nationale, et que eur ce point comme sur “d'autres, ce qu’on sppelle un problème étranger est un probl “purement intérieur ... La seuke lucidité qui nous manque, . “de ne pas w6ir que nous sommes les plus lucidss, 1a seule rpg c'est de ne pas sentir que nous sommes les plus paasi “nés, notre seul égoisme, de ne pas nümettre que nous s0mmes “plus disposés à donner*.
: Et c’est ce que Fr brièvement Michelet PA disant que “La France est une vaste propagande" <: }.
Ls problème du rayonnement ini de notre pre done simple, A lui de répandre dans Le monde gette civili
de liberté qui est la sienne, Entre les nouvelles higémoni matérinlistes et les déborderente de La civilisation mécani
le rôle de le France eat de montrer qu’elle est la juste me
et rejetant toute attitude bruyante ou. expérience hassrdeuse rappeler aux autres peuples cette notion d'équilibre qui 88 secret de sa propre santé etde 39 puissance, et qui demain de être le soul réguläteur et le point d’eappui de ce monde . - dépassé par sa propre force.
Sur le plan shitirnent nique: ts doit établ et publier les directives sures, fondement solide d’une + nationales qui ne soit plus versatile, faire conn«Îère ga + tion présente, ses ressources peu brillantes, ses efforts ses sacrifices, les réalités de 92 vie domestique, toutes : raisons de confiance qui Fagitinent e son droit ds venir LE
‘ dans le monde.
sen peuple, rassemblant toutes les classes, tous les toutes les activités, autour de Get idéul de grandeur
Dr, dans le domaine intérieur, l’effort est qui doit tout reconstruire : morale, politique, société mie. Cette tôche ne sera efficace, | See méme, qu'é et guidée par une doctrine précise, programe nouveau est urgent détablir, la “déolsration" de la IVe République ce ne devra pas étre une suite de lieux communs, de creuses, où idéalement utopiques, maîs un catéchisme pr clé de toute la politique, fondement des Institutions n par lequel on pourra utilement éclairer et commenter Tes prises, :
Le propane alors, la vraie propagande, sers qui interviendrs pour amener Les citoyens à partiaipger allègrement à l’oeuvre de reconstruction en exéoutant 11b ment leurs obligations, en sachant consentir volontaire sacrifices nécessaires our ils sauront pour quoi et oc servent ainsi leur Patrie. Étee
Depuis plus d’un demi sièols le désarroi des ne cesse de a’ageraver, Il nous enseigne — tout rien ne doit se faire au hasard.
Un besoin de Foi s'affirme, phare in
ne gur la nation et lui trace sa route, klors que depuis longues années lidéal de la France s’est peu À peu noy. les contingences À épée, Les grands principes de lution ne sont plus guère 2 mode, et exigent pour d’étre revivifiés.
L'opinion Fe. réoccupation des gouvernem dénooratiques, ne sait plus elle même vers qui se tourner: demandant comms le poète 5
‘Que dire et que penser : Nier, douter ou eroire
= Élis risque de se Lindon dée grands ÿ politiques, de 2” émietter, de ne plus attacher ed
| qu'à ce ui se rapporte à ses intéréts matériels mm éc
| afnst, de donner prise à des influsncsa protons et
| ventes. Rien ne sens plus gravs pour # cohésion na!
Les dhasen. ies. ne changent guère, d’un l’autre. Seules lex idées qu’on s’en fait peuvent varier ‘une 28982 large mesure, C'est sur ces idées qu’ii Faut
‘agir,
Kalheureusens nt, les hommes d'Etst asisrans souvent pavadés de l'importance des Institutions, de l'influence des icées, sans ès desquelles"
res ne sauraient Fonte de
Cest à une Re rte. ee de une mystique politique nouvelle, le credo dans leque ent se fondre toutes nos raisons de vivre et de reprer fiance. — Q Trade Lafa ofpandimuei, left
| C'est à la France de ressusciter oet élément ir ce sentiment personnifié au le tableau célèbre de WATTS une jeune femme reposant sur le globe et abÎmée dans un bandeau sur les yeux et une lyre brisée à la main, avec anxiété ei elle rendra encors un dernier at faibl sentiment qui continue à mener le monde : l’ESPERANCE,