‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 42 sur 45 · KP · texte numérisé non relu

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fait souvent qu'acoroitre la confusion règnante et ajouter a maux plutôt que de remplir oe rôle éducateur et psoificateur qui en ferait uw instrument #1 utile et bienfaisant.

ais combien modestes et minimes sont elles en face di l'unanimité d’indignation que soulevait le mobilisation des ciences vrganisée par les puissances diotatorialies, formati iäéologique qui n’est véritablement qu'ifélevage et non une

tute, Comme la qualifiait G, de TARDE, .N'est-06 ee 1è oe qui Li w’est-ce qu’

Andignait déjh W. d'ORJESSON qui écrivait danse Français* (1 î

“Le nationalisme est devenu une religion. On lui fdreese des autels, Il à ses bymnes, ses rites, aa liturgie, "IL à surtout ses dieux qui bénissent La foule et dont on bai “leg pas. Or ces prétendues religions aont d'horribles © “tures de la religion et du patrictisre, Nul n’a besoin « ftioiger à un état de transe pour aimer sa patrie et lui « ‘*a'1l le faut sa vie pour la défendre. Pauvre patriotiswe qu foelui qui sxige tant de nrepees démonstrations pour se “nir: Et nul n’a besoin nor plus de diviniser des mythes n "asux pour nourrir son émet, = ee

Car on peut reprocher à toutes Les dictatures d’4

sinei Louleverss lesfsleurs qui par exesllence étaient ji!

13 objectives et universelles d’avoir faussé les moyens peuples avaient de s'’sntendre, d’avoir rendu tout afa impossible, Violentant les consoiences et les coeurs

(1) W, d'Ornesson - Qu'est-ce qu’un Frongais, p.250. |

plus jours âge, éétruisnnt toute liberté de sue, divini l'Etat, siles ont vrainent commis lé péohé contre ne seul dont il est dit qu’il re sera jemaia pardonné.

Les trois rives, on « pu l’observer sur bien des pointe, relèvent de la même volonté, sousorivent à la “ême ph liosophie de la force et de 1n violence, à la meme barbarie intellectuelle, Et ils n’ont rien {nnevé : bien svant que l’ brulat des livres dans les rues de Berlin, OMAR n’ovait-11 mis le feu de es main à la bibliothèque d'Alexandrie ?

. Sous des idéologies apparemment différentes, et

oujours ie procédé identique de propagande . C'ent la pr éval

e de la masse sur l'esprit, qu'elle s’appelle ciasse, race | os.

"C’est un non sens de prétendre concilier L'Etat et “la liberté - proctame Lénine - Le dictature est un pouvoir #qui repose directement sur la violence, n'ost limite par auct “loi, sowis à suoune règle",

“Tout eut dans L'état, et rien n’a de valeur en de! ‘és l'Etat, diner crée le droit” affirme Musaolini.

Et pour Hitler : " l’État domine la nation paree a seul, 11 la représente", a Se

Prééminence d’une ss e, his d’un rous L’inoarnant, voilà ose qu’on a substitué, pour des foules sa vies, au respect de la personne himäine dans is La Propagande n’est qu’une arme de révolution, âe domination guerre, C'est l’idée destructrice servie. désormais enr se ‘nent les plus modernes, 3

Alors, toute. possibilité de S1scussion tuant notion même de liberté s’estompe. On requiert des citoyens adhésion totale et aveugle, Du cariotère quasi ne 4 À mystique nationale réauite l’intolérance sans appel, L'inte:

ce libre est un ennemi, dont l'exercice est inconpatible avec l’obéissance presses n l'autorité.

‘La puissn cs, sur lé soul ont. Pr pe "frémit toute ét se sent défaite, Les pensées des autres, ‘les qu'elles soient, veus les ennemis du chef" (1). E:

C'aat bien Le grand vice, la onuse première de 1*41 gitimité de in propagande telle que la firent les dictstures. Elle est plus ficace que la foros our elle s’empare des me je. les pétrissant et Len fnuesant à sa guise, … aét

___—— et nets le libre arbitre. ae

- restes, est-il possible d’être vraiment

läéologie 1llégitime, encore, qui ne peut etre que ticiie, valable pour ls geule aotion au coure de laquelle @ s’eat constituée, alors qu’elle veut tout règler, comportem culture et morale, idéologie qui soumet l'individu tout entt - auquel elle eat extérieure - à un mythe social et politi Gui eat ordonnée à une doctrine matérielle, non à La vérité qui est celle d’un parti qui n’est par définition que. partie

Certes, et nous l’avons dit, toute propagande même totalitaire. eat antinomique avec la liberté, À woîns de se trouver aès sa naissance totalement 15014 de ses særblables , soustrait cîinsi à leurs influences RE ist cusrus ou in

re

à Dane le seul domaine des idées, 11 semble bien qu cun étre himaln ne puisse prétendre qu’une seule de ses crop! - Ces aît un osractère proprement or LL, ne 2016 #ma le x tat d’un ensemble d’influences, de lectures ou de convérant ou simplement de l’édueation qui reste toujours inconsaismmen la première des suggestions, On ne peut donc pas dire que tou te propagsnde soit illégitime, du seul fait qu’elle contredit 1n liberté de pensée, mais œulement ovlle qui anéantit les v leurs morales et esthétiques, qui contribue à la diseolution de le grande société humaîne, faisont de ges débris que L 4 | £loupes sectaires,réalisant chacun d'eux un conformisme 1

Fable, naia toujours préts à se combattre. nn.

À Parmi les sutres griefs inputés communément à ls pogune, 11 faut souligner d’abord l'obstacle qu’elle const à la fuoulté de choix, Cur en premier lieu les techniques # . Sernes de diffusion de ls pensée interdisent toute réflex Possivie, e ae ; “es

"Ce sont des fleuvse - écrit G. DUHAMEL (I) - qui “oharrient un mélange détestable où l’on rencontre souvent Le "pire et rarement le meilleur sans les pouvoir séparer". ee Et aussi à oùuse du slspligne exagéré qui la À" rise et qui conditionne son sucoès. Devant l'extraordinaire

Complexité des problères politiques, économiques, soois

temporains, il est nécessaire de donner à le nasse une vue thétique, ramasaés en une formule clsire et eonciss, 20008

à tous. Et le philosophe s’attristera d’une telle réduotion &’une infinité de nuances et de solutions en deux : opos: uniques, celle à rejeter et celle à faire sienne, le Ju

(I) G, Dunanel - Défenes des lettres, p.33.

pe

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Fe Es a

l’injuste, le Trot ot le Faux, qui se définiront d’un s eul Le Plan, le Führer, le Parti ét ohacun sait que ce n’eat pas la fin dernière de notre vocation humsine. 5

Ne présentant ainet le plus souvent qu’un sspect des choses, la propagande porte inévitablement atteinte à la véri eile ne donne que ia solution conforme, celle qui cat dune 14 ligne at qui doit s'imposer; elle fait vivre dans l'apparence Mais répétons encore que ce schématiane même est 114 au suoab de masse ee est celui qu’elle recherghe.

Aussi condannables sont, aux youx du moralisgte, d”’ tres élérents constitutifs de la propagande politique.

Faisant appel aux sentiments, elle accroît encors ls désordre qu’elles introduit dans lies esprits, Hitler le snvai bien qui excliquit que l’iragination est plus pures que volonté puisqu’on peut agir eur celle d’un peuple entier comme ‘sur celle de L'enfant par la répétition des mêmes formules s piles, var l'uppôt conjugué de la terreur et de Lx haîne, ces | deux waftresses du pe ds de l’homme. Aussi un aur nerfs au Lieu d’endootriner le raison : la propagande des imagea et non des preuves, elle réveille et S'aporoprie goté le plus primitif de l'esprit hwain.

On est ainsi conduit à une régression dans La #“aroh de da civilisation; retour au sentiment opprimant de ls peur du déair violent qui trouve naturellement une libération dans la puissance d’apaisement que renferme la chose offerte par propagandiste, L’homne soumis à çe régime est porté à pr parti eur le champ; l'esprit est obnubiiés pur le sentiment, dont ii est le Pr PSNINE.

se ‘plus wreve encore, peut être, set ce site âge 1 *a1 et du renforcement que le propagande apporte à un confors que tout déjà, dans la civilisation moderne, rend inévi ts

C’est Le développtment accéléré de la pe des ccnnunientions, qui aceroissant le contact des hommes et des bitudes va balayant des traditions et des particularités plr sieurs fois afculuires, C'est 1’instrustion collective & fants groupés par disaines et nourris du même lot de conne ces. a leur sont enseignées dans Les nômes termes les

ménuels commentés var des instituteurs eux susai ht #8 ne se préocoupent plus d’2 Apres leur saneignemen :

chesses locnles incomparsbles qui font toute l’origina pays : folklore, fabrications, proäwtions, us e$ 00 fsisnient la #ioire de telle région et qui se réfuwi hui dans les musées ou les expositions comme une chose cessé de vivre, comme un spécimen que L'on sbrite 80 ‘sous we ne :

Et ce conformisme est ‘encore entretenu et sccru par service militaire qui concourt à effacer les dernières différ ces pouvant subsister entre les classes sooiales, entre ouvri et paysans, citadins et ruraux. Et il y à aussi la mode, la publicité tapageuse, la production en série qui font que s8’1 pensent tous pareil, les libres citoyens du monde sont #4aint nant tous vetus de façon identique, vivent dans les mêmes me standardisés, comme Le sont également ces immenses Létisses, sernemente dont tout l'attrait résiste sane doute dans la tonie et l’uniformité.

Car l’art moderne dans toutes ses productions, peintu

| | re, architecture, ou musique, vise uniquement à ce cubiame géné»!

| ralisé, rétrogradation incohérente à une quelconque bah ù soudanñise ou primitive, aux lignes droites et uniformes, à la lourdeur massive qu'un imbécile progrès ne fait que rendre plus | pesante, aux motifs identiques cent fois répétés, que ne doit : ronpre surtout aucune originalité, que ne doit dérider aucun cachet personnel, local ou national, qui permette à l’homme de se sentir attiré plus particulièrement vers cette toile, remué par cette symphonie dans laquelle se reflète son äme ou & fait retrouver un souvenir, Grisaille, neutralité, anonymat, substitution de la responesbilité de la machine à celle de 1° me, voilà l'idéal du XXe siècle. Que nous sommes loin en arriè re de ces artistes du Woyen Age dont tout l’honneur et la pes re étaient que la cathédrale ne comportât pas deux gargouilies, identiques, ne soit pas illustrée de deux statues dont les

. traits fussent recsemblants, empruntés qu’ils étaient à ceux la chételuaine généreuse ou du compagnon fidèle; nous SOomm loin de ces artisans dont parie Péguy, dont tout métier coi sistait à faire sur commande des choses qui n’étailent jamais semblables, qui ne devaient pas étre semblables, sous peine perdre tout l’amour dont elles étaient entourées.

Aujourd’hui, vie matérielle identique, et, gréce à

__ propagande moderne, comportement spirituel wiformisé. L’hum

nîité ne sera biontôt plus qu’une vaste construction en reccan

* dont toutes les pièces sont fabriquées dans le même moule et s'adaptent passivement toutes aux mêmes situntions.

Et 11 n’est pas jusqu'aux distractions de l’homme contemporain qui ne soient elles aussi standerdisées. Déjà, chacun lit les mêres nouvelles dans des journaux au fond semb. bles, qui fournissent dans la journée des sujets de conversation identiques. Quant au cinéma, point n’est besoin de comm taires aux pages véhémentes que G. DUHAMEL lui consacraît (1)

"C’est un divertissement d’ilotes, un passe-temps | fd’illetrés, de oréstures misérables, ahuries par leur beso

‘ot leurs soucis. C’est sivamment empolsonnée, la nourriture "d’une multitude que les puissances de Moloch ont jugée, con

(1) &, Duhamel - Scènes de la vie future, p.58.

PQ pr at Line | | |

/fnée, et qu'elles achèvent d’avilir ... un spectacle ‘qui ne |'mande aucun effort, Qui ne suppose aucune suite dans les 14 ‘ne soulève aucune question, n’aborde sérieusement aucun pro- : "blène, n’2lluwe aucune passion, n’éveille au fond 8 Cour: uns lumière, n’excite aucune espérance, sinon cells, ridf.

. ‘euke, d’être un jour"star" à Los Angelès .,. Les intellect: *,.. ont laissé le cinéma devenir Le plus puissant instrumen

"de conformisme moral, esthétique et politi que” .

Et d’autres ont dénoncé le rôle aussi néfaste dans ce sens, de la radio : : :

"Ne plus bouger, ne plus penser, ne plus choisir, . for "Tout admettre sans discussion, sans effort ... Tout avaler “tout digérer ... De continue à comprendre sans fatigue, à m°

s'truire sans douleur" <erivait M. Coeuroy (1).

AT na9 Pique d do {o PAU À Gx cu Re à eV L'austx À V #

Combien set importante dans cette passivité, cette paresse Intellectuslle, ce conformisme général, la place occ par La propagande, Son résultat le plus tangible, c’est enc ds perpétusr l'esprit d'imitation en tuant la personnalité, elle, dispense est donnée de réfléchir, plus de jugement, po de logique, S’alliant avec ls trépidation qui tythme la vie moderne, elle satisfait la folie de vitesse dont sont atteints

. nos contemporains, nr di que l’on n’ait pas le temp: de penses puisqu'il suffira de suivre sane effort, avec la wags

es directives données par le propagandiste. La preuve eat : te dans les pays totalitaires. C’est lui qui pense, d 4 14 agit pour tous, 11 le fait au non de is Communauté détentr unique du droit de solliciter, d’exiger meme, l’adhésion des dividus : nivellement des consciences, mise au pas, Gleich tung, autant de synonymes dans leur sens et Leur résultat. -

L'homme, privé de la dopwmentation nécesamire à se forver une opinion personnelle, ‘empéché de faire ne es sa raison par des excitante artificiels, ne peut que faire si l'idéologie qui lui set ressassée et assénée sous toutes les mes : 11 est entré dans ce troupeau hürain qu’il est donné a: Chef de conduire selon sa volonté. Se

éoralerent donc, Le problème ne souffre pas de dis sion. La seule propagande légitine à ce point de vue - et celui de l’efficncité - doit être celle qui procède par per sion indiviquelle et non per contagion mentale entrafnant un formisme "monstrueux" satisfaisant une seule tendance, gé

ment la plus basse et la plus grossière au détriment des au

(1) A. Coeuroy - Panoramas de la rèdio p.18.

Er dR en

La philosophie et la morale exigent que l’homme, p sa conduite, par ses convictions, engage se conscience tota. se personnalité entière; or cel n’eset possible qu’en se réf à des critères logiques.

La propesgande totalitaire eat répréhensible en ce e Que les opinions collectives sont souvent violentes et injust ables puisque engendéées par des rowerents irraisonnés, Cou rants d’iddes qui, s’ils ont parfois été constructifs, se eon révélés beaucoup plus intolérants et meurtriers, a

Quoi qu’il en soit, l’éthique la plus digne Comm ai

à l’homme de subordo nner sa conduite, non pas aux impulsions d’une foi aveugle 6t épidénique, maîs à des mobiles strice intelleotusls et raisonnables, Ce qui est d'autant moins pe ble que la propagande cherche l'audience du plus grand nosbre

Il ne serait pas juste de refuser d'apporter à ces critiques une décharge, et de ne pas vouloir reconnaître qu’en. dernier ressort cependant, les peuples se décident selon leurs convictions profondes, et qu’un résultat de la propagande fu sans conteste, d’éteindre les foyers d’indifférerce qu’alimentaient l’éloignement géographique et le manque total d'informa-

tions. :

I1 faut dire aussi Que lee moyens répréhensibles mit en veuvre par la propagande ne sont guère différents de ceux auxquels la persuasion recourt souvent dans la vie sociale : cédés de dissimulation, de déformation, d'invention, mais qui. généralisés et transportés dans le cadre national st mondis deviennent répréhensibles. | ee

D'ailleurs dans la vie internationale, où “ealus imperii euprema lex", tout sorupule, s’11 en était, diaparait

Aussi bien, 11 ne faut pas négliger l’état d’indii rence et d’ignorance dans lequel vivent les nasses. Les y 1 ser sernit, pour les dirigeants responsables, abandonner une force précieuse à l’action d’autres volontés plus résolues, menées révolutionnaires et ennemies. FL en

Tont que la Soctits hwmaîne demeurera ainsi divisée sectes hostiles, tant que ls même croyance n’aura pas unifié vie et sa pensée, ce sera un devoir de justice que d’accepte: pro d’une action de propagande tendant à s'attacher L foules, ; $ TA je

Justifisble et légitime, La propagendeest uné n: té indispensable, Néoonsits sociale mains aussi politique cescité générale, plus spécinlement sujourd'hui pour Le F:

Que ia propoginde soit une nécesaité sooinie, 1’his toire l’établit autant que le psychologie le prouve. Influs ses serblables et l'étre réciprouesent par eux fnit partis la condition humaîne, L’individu est continuellement poussé à. des actions qu'inoié, 11 n’aurnit pas accomplies, Our la sug tion socinie est indispensable à la forwation d'un ctre La tendance à la cociabiliité se-trouve partout danse la na . Émis alors que dans les nociitése inférieures immuables et dées nur l’ordre, «lle est antisfaite exclusivement par 1”

tinot, la Société humaine, elle, est animée par l’intellfs qui la fait perpétuellement changennte et visant Le progrès Et M. BERGSON a longuement démontré comment, cette intel génératrice d’égolere, risquant de rompre l: cohésion com tsire, 11 est naturel que L’homte adopte une mystique, & uné certaine religion, "sotatique", qui est une rfñe on + ve de la nature contre ce qu'il pourrait y avoir de dépr: pour l'individu et dissolvant pour La 2001414 dane 1’

n'y étaient poussés, soit par contrainte, soit par persuasion

Cortes, par goût de La liberté, par orgwil, par. . Grainte ausei parfois de devenir un membre anonyre st sans : . lief de la communauté, l’honre estraturelile-ernt hostile : propagands., Celle-01 eat dore dans une certaine reaure, tée par la personnalité et les senti-ente de l'individu : L pourquoi sans cesse elle devra s'y référer, s’harmonieer avec eux. Eos en

nd id, eg n’ec reste pas moins indispenssbl Aseurer la conformité de l’attitude et dés notes de chacun la morale du groupe, mais sous la forme légitime de la per Rion et non de l’appel aux sentirenta st = ux passions, On soutenir d’ailleurs en envisageant le perennité de 80 et non son triomphe immédiat, que la première forme e:

ficace que La seconde : sous cettoeddernière on ne réussira b souvent qu’à créer provisoirement une masse flottante d’adh séduite superfictellement par l'attrait sentimental de la ÿ grnde, et non imbue de son 1dée-force, masse prôte à as dé ger, ou même à passer dans le camp d’un adversaire plus bb he resteront des adeptes fervents, envers et contre tout, q ceux qui, réellement convaîinous sauront faire leur l’idéal ils auront eu dégager de son cortège brillant et purement ex rieur,

Tont pour son succès initial que pour son triomphe réel et profond, lä propagande doît en effet avant tout se er sur le Mythe, sur le foi en l’idée. Plus d’un Empire s’°es éoroulé pour n'avoir pas au maintenir entre mes citoyens une identité de pensée et d'action, une "union eserée" les rasceÿ blant au moment critique dans une même compréhension des pre res qui se posaient et des solutions à y apporter. -

Aussi bien, la communion spirituelle &u pays grâce la propagande est aussi une nécessité politique. L’État ne p jsrais sentir son pouvoir mieux assuré que sur le consenteme profond des masses, sur l'adhésion à la mystique nationals,

Et aujourd'hui où r l'opinion publique - celle | étant évidemment elle même dirigée - 11 faut savoir se l’a prier. Certes 11 eut déplorsble que, dans un renversement let des valeurs, ce soit l'opinion Tncompétente qui dicte | loi nux hommes politiques. Mais celà est un fait, et seule |. te la possibilités de chercher à y remédier. Fe ; Um pr: moderne a besoin constamment d’expl quer à son opinion intérieure et au monde le pourquoi de ses tes, de justifier toute entreprise d’une certaine importance, De même y sont contraints les dictateurs qui doivent 3° ixpose comme les représentants qualifiés et désirés de leurs conci ns. : | :

a Liée aux techniques modernes, la bé, ner est dé indispensable, inévitable. Reste à l’organiser le mieux posa ble et à en sauvegarder la légitimité. di TE

La première obligation pour celà est d’en bannir les procédés répréhensibles : corruption, mens » violence . Nécessité surtout pour 1es démocraties de concilier - là oc dans tous les autres domaines - la liberté avec l'autorité : la sécurité. Il ne faudra pas pourtant, et c’est une s0r timidité que l’on satisfait trop souvent, ss eee pa ap pe

seul domaine de*l'information", prétendant ne vouloir faire

eue “propagande”, Celle-01 est absolument irremplagable, ii faut le Ater à la perswmsion, malgré que ie tentation forte de recourir su mensonge ou à l’excitation des passions surtout quand la concurrence les présentent comme nécesszires

Lu démocratie doit s'en tenir à une action dianeti n’imposer sous aucun prétexte une doctrine officielle à ses sortisssnts; olle ne peut, mois le doit, la leur propos ls leur faîre valoir, s'efforgant de recusililir L’adhésion, lontaîre et raisonnée, Action qui sera d’ailleurs restreinte, en particulier par l’éducation critique du publie qui doit por voir dénoncer lui-même ceux qui abusersient de sa bonne volont

Mate, la limite principale de ia propagande de la d4 cratie doit otre la liberté, se capable, ici comme partout de prévenir lies abus, l

Qu'est-ce qu’un peuple libre, sinon celui qui est mis à discuter de ses intérêts, à contrôler le gestion de ses

affaires, à dénoncer les sbus du pouvoir, à soulever des pro

méèdà proposer des solutions, à mettre le wie sociale en pis

jour de manière à rendre impossible bien des erreurs et des

justices ? - ;

Car in véritable propagande doit étre une arms de 1x En et #2 condition essentielle le possibilité d’une coneur |. rence, laissant au publie ia faoulté e choisir entre des © ot des affirmations contradictoires, Le “onopols au contrai eonatitue une tentation permanente à utiliser ré contre v: que personne ne pourre dénoncer, 11 conduit à l'intolérance au totaliterieme spirituel que renforosra encore la certitude d’une impunits absolue, Elle doit étre celle qui consiste | éeleirer et à convainore l'opinion par la raison, st non à 1 brigader en l'nveuglant, i ee Fe

- La démocratie doît done logiquement donner socès à libre expression de tous les partis, de toutes lea idéologies à Le prédication de toutes les croyances, mème 54 elles sont ! antidémocratiques; elle le doit, non seulement par ses règlements, mais aussi matériellement, en assurant la libre ut

tion par tous des moyens de diffusion âe La pensée. es : Celui qui se croît en possession de valeurs absolu justes et'infaillibles, doit svoir le droit et La possibilite convsrtir ses semblables. Chacun, danse cet échange d'idées, doit pouvoir se faire entendre, sauf, en fin de compte, à se disoréditer. °c se Fi Unis aussi ef surtout la démocratie à dane ces oc tions le devoir de proclamer et de montrer que La véritables à suivre est ln siénne, orgnisant l'affirmation de ee propi valeurs, Et sa meiileure propagande sers encore celle de 5e actions, en conformité avec 85 doctrine, bien plus effiozce ‘des paroles creuses, Ella users de 12 coercition quond ee légitiwe pour préserver l’ordre social, maïs la répression ne

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