TECHNIQUE DE LA VACCINATION
La technique actuellement adoptée dans le service de M. Lereboullet et qu’une expériense déjà longue à permis de fixer avec précision, comporte :
Trois injections sous-cutanées d’anatoxine
La première de un demi cc.
(1) Annales de l’Institut Pasteur — janvier 1995,
LR SSENE ES
La deuxième de un ce: trois semaines après la première. |
La troisième de un ec. et demi, quinze jours après la deuxième.
Le temps qui sépare les injections n’est pas indifférent. L'anatoxine en effet a non seulement pour résultat de produire un certain taux d’antitoxine humorale, mais aussi de provoquer l’apparition de la réactivité spécifique, c’est-à-dire de l’aptitude à élaborer de l’antitoxine : il semble que la première injection installe cette réactivité alors que les suivantes l’exploitent et provoquent l’apparition d’une quantité notable d’antitoxine. Mais il faut un certain délai pour que l’organisme sache fabriquer de l’antitoxine et deux injections trop rapprochées n’ont pas plus d’effet qu’une seule.
Quant au nombre des injections il est certain que beaucoup de sujets sont immunisés après les deux premières : mais l’innocuité de l’anatoxine permet d'employer uniformément cette méthode des trois injections. L’immunisation de tous les sujets, même des-plus réceptifs est ainsi obtenue à coup sûr sans que l’on soit obligé de faire des Schick de contrôle, ce qui est pratiquement impossible dans les collectivités importantes.
Avec cette technique, on obtient une immunité en quatre à six semaines chez 98 à 100 p. 100 des sujets vaccinés.