‹ La prophylaxie actuelle de la diphtérieChapitre 12 sur 38 · OT · texte numérisé non relu

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l'anatoxi-réaction de Zœæller : elles surviennent en effet souvent, soit chez les convalescents récents de diphtérie, soit chez des enfants qui pour une autre affection ont fait un séjour prolongé à l'hôpital, en un mot, chez les sujets non immunisés, mais sensibilisés aux PESARER donc. allergiques.

Ces réactions, répétons-le ne présentent aucun caractère de gravité : souvent d’ailleurs lorsque la prentière injection a provoqué une réaction, la deuxième n’en provoque pas, l’état d'allergie du sujet ayant été très atténué par première injection d’anatoxine.

D'autre part, l’âge a une influence certaine sur l’intensité des réactions : nous envisagerouns plus loin cette question.

Quant à la réaction générale, il n’existe aucun parallélisme entre elle et la réaction locale. Si celle-ci peut s’accompagner parfois de fièvre, l’élévation de température est d’autres fois le seul symptôme réactionnel : fièvre à 38° ou 39° (rarement plus élevée), sans frisson, sans nausée, sans abattement, cédant en deux ou trois jours, cette réaction ne comporte, elle non plus, aucune gravité.

Il n’y à pas de contre-indication à l’emploi de l’anatoxine. M. Lereboullet conseille cependant de s'abstenir chez tout enfant malade, temporairement fatigué, suspect de maladie contagieuse, atteint d'infection cutanée. Rappelons enfin qu'il ne saurait être question de sensibilisation comme pour le sérum : aucun accident de ce genre n’est à redouter, l’anatoxine est un vaccin, et il n’y a aucun rapport entre elle et le sérum qui a pu être administré antérieurement ou ‘qui doit être ultérieurement injecté. |

Il nous faut mentionner ici un inconvénient de la vaccination par l’anatoxine signalé par certains auteurs : pour eux, les injections vaccinales seraient. immédiate-

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ment suivies d’une période négative, anergique en quelque sorte, et préparant l’immunité. Les sujets vaccinés seraient done momentanément plus réceptifs à la diphiérie; et ces auteurs signalent le danger de la vaccination dans les milieux où l’on soupçonne l'existence de porteurs de germes. |

En fait, d’après les nombreuses vaccinations faites jusqu'à ce jour, on a pu acquérir à ce sujet une notion certaine : l'injection d’anatoxine ne crée pas de phase négalive.

Il n’est pas douteux que l’on puisse observer quelquefois des angines au cours de la vaccination. Il peut même s'agir d’angines diphtériques typiques : l’immunisation apparaît seulement à partir de la quatrième semaine de la vaccination, et, jusqu’à cette période, les sujets vaccinés sont exposés à la contagion dans la même proportion que les sujets non vaccinés.

Mais il s’agit bien souvent de réactions angineuses passagères, susceptibles d’ailleurs de guérir spontanément, ei ce que nous savons actuellement de l’allergie diphtérique nous permet de les considérer comme une manifestetion de cet ordre, au même titre que les réactions locales, |

Quoiqu'il en soit, il n’y a aucun danger à vacciner, même en milieu contaminé : l'injection d’anatoxine m'azgmente pas, même momentanément, la réceptivité.

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