PONS
Vaccination anti-diphtérique effectuée par le Centre de Prophylaxie de janvier 1927 à février 1298
(Ces courbes correspondent uniquement aux vaccinations faites dans l'hôpital)
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En août 1927, le centre a été fermé, sauf, peudant 3 jours, où il a reçu uniquement des enfants antérieurement vaccinés.
Pour le mois de février 1928, la plupart des vaccinations à 2 injections correspondant à des enfants en cours d’immunisation» Les chiffres ont été relevés avant que leur vaccination soit complétée.
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fortes, accompagnées de fièvre, soit dans la proportion de 1,21 p. 100 des cas.
Depuis la mise en œuvre de la vaccination, il est bien entendu que l’on rechercha systématiquement, chez tous les enfants hospitalisés pour diphtérie, s'ils avaient été vaccinés antérieurement.
— 1 croup à évolution très bénigne fut constaté chez un enfant vacciné par trois injections.
— 3 angines survinrent également chez des enfants ayant reçu trois injections d’anatoxine : deux étaient d’ailleurs des angines de Vincent chez des porteurs de germes (l’un d'eux avait un Schick négatif).
— 10 angines diphtériques ont été constatées chez des enfants ayant reçu deux injections, vaccination notoirement insuffisante.
— Après l'injection enfin, les cas de diphtérie sont nombreux; nous savons en effet qu’il est très rare d’obtenir une immunité avec une seule injection.
Certes, toutes ces vaccinations ne représentent encore que peu de chose, puisqu'il s’agit d’une méthode dont la généralisation est souhaitable. Mais cependant, le nombre des enfants vaccinés par ce seul Centre de Prophylaxie dépasse actuellement 11.000, et bien que l’on soit loin des chiffres américains, c'est déjà là, pour une méthode récente, un résultat tout à fait remarquable. L'extension de la vaccination sera donc certainement facilitée lorsque de nombreux centres du même ordre seront organisés et il est à souhaiter que l'heureuse initiative prise par M .Lereboullet à l'hôpital des Enfants-Malades soit rapidement imitée.
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blhs=s QUANT AU SÉRUM ANTIDIPHTÉRIQUE PURIFIÉ, il est également aujourd’hui universellement employé pour la prophylaxie de la diphtérie.
— M. Lesné, un des premiers, a publié, en mai 1924, les résultats obtenus avec ce sérum qu'il a injecté dans un but prophylactique à la dose de 1.000 unités, à 125 frères et sœurs de diphtériques. Il n'a observé aucun accident sérique .Aucun de ces enfants m'a été contaminé pendant la périade d'immunité. Celle-ci enfin, contrôlée par des réactions de Schick, a été de même durée que celle obtenue avec le sérum normal (20 à 25 jours). M. Lesné a même eu l'occasion d'injecter, des mois ou des années après l'injection de sérum purifié, à 6 de ces enfants, des doses curatives de sérum ordinaire et n'a observé aucun accident anaphylactique. Depuis cette époque, M. Lesnè n'emploie plus, à titre préventif, que le sérum purifié el « les accidents sériques, dit-il, sont tout à fait exceptionnels, légers et transitoires ». |
— M. Comby, en avril 1926, a publié les résultats obtenus avec le sérum purifié employé à titre préventif dans une famille à l'occasion de deux cas de diphtérie.
Il à injecté à ro personnes de l'entourage des malades 1.000 unités de sérum. Deux seulement (qui avaient subi autrefois une première injection de sérum) ont eu, vers le huitième jour, un urticaire léger, quelques douleurs musculaires. Les huit autres n'ont eu aucun accident.
Ces faits ont été confirmés par MM. Netter, Martin, Lereboullet, Armand-Delille, qui, à l’occasion de cette communication, ont insisté sur la moindre fréquence et la moindre gravité des accidents sériques düs au sérum purilié employé préventivement.
Janvier, dans sa thèse, a rapporté la statistique de l'hôpital Trousseau : en 18 mois, 537 injections préven-
De:
tives de sérum purifié ont été pratiquées à la dose de 1.000 à 4.000 unités. Sept réactions seulement ont été notées. Une seule fut grave : à la suite d’une injection de h.ooo unités, on a observé un véritable phénomène d’Arthus, d’ailleurs suivi de guérison, chez un enfant qui avait déjà reçu du sérum auparavant. Dans l’ensemble, le sérum purifié a donné des accidents dans 1,30 p. 100 des cas.
— A l'hôpital des Enfants-Malades, nous devons dire que le pourcentage des accidents observés est plus élevé.
Mais étant donné
— d'une part les mauvaises conditions hygiéniques dans lesquelles se trouvent souvent les enfants qui soni amenés, leurs surveillance difficile du fait que les parents sont généralement incapables d'apprécier l’importance de tel ou tel symptôme qui doit les faire revenir à l'hôpital;
— d'autre part l’innocuité relative du sérum purifié, les deses employées à titre préventif sont beaucoup plus considérables que celles habituellement administrées.
Nous injectons couramment 5.000, 10.000, voire même 20.000 ‘unités. Or, malgré l’opinion de certains auteurs qui pensent qu'il n’y a aucun rapport entre la fréquence et la gravité des accidents sériques et les doses employées, il semble bien cependant que la quantité des albumines injectées ait encore une certaine importance; on à donc plus de chances d’avoir des accidents avec 10.000 unités qu'avec 1.000.
Au Centre de Prophylaxie antidiphtérique, du mois de Mai 1926 au mois de mai 1927, 249 injections préventives de sérum purifié ont été pratiquées.
Du mois de mai 1927 au mois de janvier 1928, 307 in- Jections ont été faites.
Des réactions ont été observées dans 10 p. 100 des cas, mais sans jamais avoir un caractère de gravité quelconque.
Ajoutons enfin que l’on n’a eu à noter'aucun insuccès et que le sérum purifié, arme de choix de la prophylaxie d'urgence, s’est toujours montré efficace et égal à luimême, quant à la rapidité et à la durée de son action.