‹ La Prophylaxie antivénérienne dans l'ArméeChapitre 19 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L'Histoire nous apprend que les guerres entraînent une augmentation massive des maladies vénériennes propagées par les troupes en campagne et les soldats de retour dans leurs: foyers. l

Les progrès de l’épidémiologie et de la thérapeutique et la’ nouvelle législation nécessitent une adaptation toujours renouvelée des méthodes de lutte contre les maladies vénériennes.

En temps de paix, le Centre de Dermato-Vénéréologie reste, depuis 1917, la cheville ouvrière de cette lutte dans l’armée, mais il fonctionne de moins en moins comme un service d’hospitalisation et, de plus en plus, comme un dispensaire en raison de la possibilité de blanchiment rapide des malades et des traitements ambulatoires faits par le médecin du corps sous la direction du spécialiste.

Le Centre de Dermato-Vénéréologie participe, grâce à son assistante sociale, à l'enquête épidémiologique ce qui permet de gagner du temps car l’enquête est d’autant plus fructueuse et efficace qu’elle est faite sans intermédiaires et sans délai. Le centre entretient des rapports étroits avec les dispensaires et les spécialistes civils locaux.

Le médecin du corps joue un rôle important dans le dépistage des maladies vénériennes, l’éducation de la troupe par des conférences, des tracts et des projections de films. Cette propagande dépassant le cadre militaire, est d'intérêt national. Les cabines prophylactiques ont fait faillite dans l’armée française. L'intérêt des pommades préventives paraît discutable.

Outre-mer et dans les pays occupés et en cas de guerre, les principes de la lutte antivénérienne restent les mêmes, mais il appartient au médecin de savoir s'adapter aux circonstances et les méthodes peuvent différer notablement.

Page 1