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La prophylaxie de la tuberculose [microforme]

… Chevalier de la Légion d'Honneur, Président du Conseil d'Hygiène de la na : Province de Québec.

Mesdames, Messieurs, 4 ;

Il me serait impossible de traiter d’une façon un peu complète le vaste suiet de la tuberculose humaine durant les quelques minutes ui me sont allouées. Il me faut donc forcément me limiter, et j'ai | choisi de préférence la partie hygiénique du sujet, comme étant la ‘ plus propre à vous intéresser et comme offrant le plus d'intérêt immédiat et pratique. Les mesures préventives à prendre, pour se protéger contre les atteintes de ce terrible fléau, c’est-à-dire, la prophylaxie de la tuberculose, voilà ce que je désire vous exposer cette après-midi, aussi brièvement que possible, après vous avoir sde quelques notions très sommaires sur la nature même de cette maladie.

Nature de La tuberculose.

La tuberculose est restée fort mul connue jusqu’à ces dernières années. On a cru, pendant très longtemps, que c'était une maladie héréditaire et fatale, qu'il fallait subir sans résistance, les divers trai- | à tements conseillés ne pouvant rien contre elle. Suivant cesdonnées, ta le sujet né de parent: tubercuieux était voué à la maladie dès sa naïs- | sance, elle devait fatalement éclater tôt on tard chez lui, et rien alors

ne pouvait le sauver des conséquences ultimes de son mal. C'étaitune erreur d'autant plus grave qu'eile paralysaitet l'intervention du méde- Po cin, en lui ôtant toute confiance, et l'énergie du malade, en luienlevant tout espoir. Ilétait réservé à la médecine de nos jours, guidée par les découvertes de Villemin et de Koch, de prouver que la tuberculose est une maladie contagieuse, évitable et curable, et d'ouvrir ainsiun vaste champ d'activité à l'hygiène et à la thérapeutique modernes. ns La tuberculose est due à un microbe, le bacille de Kochs voilà le — premmiér fait éclatant qu'il faut mettre au-dessus de tous les autres.

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proie Conve uée emmes du Can

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C’est une maladie microbienne, infectieuse et par conséquent contagieuse. Habituellement, on ne devient pas tuberculeux par hérédité, par tradition de famille, mais on contraste la maladie par accident, parcontagion. On peut bien tenirde sa famille ane prédisposition à la maladie, et encore, peut-on affirmer aujourd’hui que la chose n'existe guère que par exception et, qu’alors, l'on peut fort bien corriger cette prédisposition par une hygiène convenable, dé même que l’on peut, par des mesures préventives suflisantes, éviter la contagion et rendre stérile la prédisposition morbide. Iln’y a donc pas pratiquement de tuberculose sans contagion.

Néanmoins, la tuberculose estencore celle qui de toutes les maladies exerce les plus grands ravages. Elle entre pour plus d'un septième dans la mortalité de l'univers. Dans notre proyince de Québec, qui est pourtant un pays relativement sain, on compte au-delà de trois mille décès annuels par la tuberculose, ce qui représente un dixième de tous les décès. Aucune des maladies contagieuses ou épidémiques les plus redoutables, le choléra, la peste, la variole, la diphtérie, n'entre pour une part aussi importante dans la mortalité du genre humain.

On peut dire que sur sept personnes, il en meurt plus d’une par la tuberculose, et que presque chaque famille contribue à cette hécatombe. Seule, une maladie contagieuse peut exercer des ravages aussi étendus, mais elle ne peut les exercer qu’à la condition qu'on Le prenne aucune mesure de protection contre elle. Je dirai plus, la mortalité par la tuberculose n’est si considérable que parce qu’on ne sait pas la soigner. (C’est une maladie qui a üne tendance naturelle vers la guérison, quand on place le malade dans les conditions voulues. La meilleure preuve que l'on puisse donner de la curabilité de cette maladie, c’est que l’on trouve très fréquemment, en -examinant les organes de personnes mortes de toute autre maladie, des cicatrices tuberculeuses aux poumons et, très souvent, ces personnes n'avaient pas même soupçonné durant leur vie, être atteintes de tuberculose. La preuve encore que la tuberculose est curable, c'est la proportion considérable de tuberculeux qui sortent guéris des sanatoria. Tous les médecins spécialistes sont d'accord sur ce sujet : la tuberculose pulmonaire, à la première, et même à la deuxième période, loisque les lésions ne sont pas trop étendues, est curable.

Je n’insist: pa: davantage sur cette question, car je désire m’oc-

cuper surtout de la ut" sion de la tuberculose et des moyens de la

prévenir.

Pour devenir tuberculeux, deux conditions sont nécessaires :

1° Il faut d’abord un terrain favorable ou une prédispogition, et c'est ici que l'hérédité a pu intervenir pour préparer le terrain. Mais l'hérédité n'est pas nécessaire : les enfants, grâce à leur per de résistance, sont une proie facile à la tuberculose ; il en est de raême des personnes débilitées par une mauvaise hygiène, par du sarmenage, ou à la suite de maladies aignés ou chroniques. Ces personnes, expo- .. sées aux causes de contagion, auront beaucou» moins de résistance que d’autres. CA RE : | Ro

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