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2° Il faut ensuite qu'il y ait inoculation du microbe, c’est-à-dire coutagion. Cette contagion se fait habituellement de deux manières, comme pour la plupart des maladies contagisuses. Le bacille tuberculeux pénètre dans les voies digestives avec les aliments, ou bien il est inspiré dans les poumons avec l'air contaminé. S'il vient en contact avec une surface dénudée, l’inoculation se fait ; et, si le terrain est favorable, c’est-à-dire, s’il y a prédisposition, le microve se multiplie, et nous avons un tuberculeux de plus.
C'est sur ces données générales que repose toute la prophylaxie de la tuberculose, que je vais tâächer maintenant de vous exposer d'une manière sommaire.
Prophylazie de la tuberculose.
La prophylaxie de la tuberculose aura donc pour but, en premier lieu, de corriger chez les individus le terraïu favoraole ou la prédisposition, ou, si vous aitnez mieux, de rendre réfractaires les prédisposés, et en second lieu, de nous protéger par tous les moyens
possibles contre la contagion par les aliments et par l'air. Ce sont
ces divers moyens prophylactiques que je vais maintenant passer en revue.
Modification du terrain.
Et d’abord, comment rendre réfractaires à la tuberculose ceux qui y sont prédisposés ?
C’est ici le point de départ des mesures de prévention à prendre contre la tuberculose. Si nous voulons organiser la résistance contre l'ennemi commun, commençons par l'enfant, le plus faible et le plus exposé. Mettons-le dans les conditions nécessaires pour que sa santé se développe, lui Aonne une forte et résistante constitution, et corrige chez lui les tares héréditaires ou accidentelles qui dépriment sa vitalité. Et pour atteindre ce but, voyons à ce que, dans la famille et à l’école, il soit placé dans un milieu favorable. :
A l’école, évitons pour lui l'encombrement, la mauvaise ventilation, l’insalubrité de l'immeuble, toutes causes propres à vicier l’air qu’il respire. Voyons à ce que ses camarades ne lui apportent pas les maladies contagieuses qui peuvent exister dans leurs familles. Que ses maîtres éclairés sachent veiller sur lui, et lu éviter le surmenage ainsi que les imprudences.
Dans la famille, vulgarisons autant que possible les notions élémentaires d'hygiène infantile, afin que la sollicitude des parents, devenue encore plus éclairée, sache reconnaître chez les enfants les défeits du tempérament on de la constitution, connaisse tous les dangers des prédispositions héréditaires, et soit en état d'appliquer les moyens de correction efficaces. Le repos mental, l’exercice ia sique, l'alimentation sppropriée, le séjour à la campagne, le ch gement de climat, si c'est nécessaire, rendront dans une foule de . circonstances de signalés services, et rétabliront dans son équilibre
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misérables, abandonnés, les rachitiques, les scrofuleux, demandons à la philanthropie la création d'établissements spéciaux à la campagne, au bord de la mer, comme on en voit dans les pays d'Europe.
Tels sont les moyens que l’on emploie aujourd’hui pour tonif'er l'enfance et limiter pour le futur le champ d'extension de la tuberculose.
Chez l'adulte, on s'intéressera aux convalescents de maladies vraves, aux surmenés, à tous les débilités, et l’on aura soin de les mettre dans un milieu favorable qui leur permette de refaire promptement leurs forces. On leur donnera un régime de vie approprié, une alimentation saine et du repos. Lorsque la chose est possible, on les enverra à la campagne, vivre au grand air, souvent même on leur conseillera un voyage. Enfin, on fera en sorte qu'ils attendent que toutes traces de leur maladie aiert disparu et que les forces soient revenues, avant de les laisser re prendre leur train de vie habituel, qui souvent les expose à la contigion.
Maintenant que nous connaissons les dangers de la prédisposition héréditaire ou acquise et la nécessité de la corriger, voyons quels sont lee moyens les plus efficaces que la science et l'expérience mettent x notre dispositictr pour nous protéger contre la contagion, soit par les aliments, soit par l'air, qui, comme nous l'avons vu, sont les agents les plus habituels de transmission de la tuberculose.
Mesures préventives contre la contagion.
Tous les aliments ne sont pas susceptibles de contenir le bacille tuberculeux. Les légumes, les féculents, les céréales ne sauraient en aucune manière être incriminés. Le danger nous vient surtout des bestiaux qui, comme l’homme, sont sujets à la tuoerculose. C'est même un fait admis que la tuberculose bovine est très répandue, et l’on n’est jamais certain, à moins de prendre des précautions exceptionnelles, que la viande, le lait, le beurre ou le fromage qu'on: achète, ne proviennent pas d'animaux tuberculeux et ne sont pas par conséquent dangereux pour notre santé. Le danger, cependant, est variable. Aïnsi la viande est très rarement tuberculeuse, et comme on la fait cuire d'habitude avant de la consommer, le danger est pour ainsi dire nul, Le beurre et le fromage, quoique plus suspects, ne sont pas souvent mis en cause. C’est surtout le lait, provenant du p's tuberculeux de vaches laitières, qui contient d'habitude le microbe, car la mammite tuberculeuse est fréquente chez la vache. Il en résulte ce fait important que le lait, base de la nourriture des êtres humains les plus fragiles, les moins résistants, je veux dire les enfants, devient facilement pour eux, lorsqu'il est contaminé, un danger mortel. Sur les milliers de jeunes enfants qui meurent chaque année, combien tombent victimes du microbe tuberculeux, caché
dans le luit qu’on leur a donné à boire. C'est là, chez les enfants, le
mode habituel de contagion, st d’autant plus efficace qu'il atteint des êtres sans défense, sans rési ance aucune, qui trouvent ainsi le
germe de Ja mort dans l'aliment qui devait assurer leur existence. ti pe