‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 128 sur 163 · IL EST L'HEURE · texte numérisé non relu

IL EST L'HEURE

MoLiÈRE, George Dandin, III, sc. VI + : Est-il l'heure de revenir chez soi, quand le jour est près de paroître ?

DiDEROT, Jacques le fataliste 5 : I] était tard ; la pendule avertit les maitres et les valets qu’i/ était l'heure de se reposer, . et ils suivirent son avis.

MusseT, Le chandelier, I, sc. II 6 : Allons, rentrons, à quoi penses-tu ? :/ est l'heure de travailler. — FRANCE, L'ile des pingouins, VIIL, $ IT 7 : Catherine demanda s’il était déjà l'heure de rentrer au bureau.

Beaucoup plus nombreux sont les exemples où le pronom démonstratif se combine avec le verbe étre, pour annoncer l’infinitif précédé de de. Différents cas sont à distinguer ici :

1° Le prédicat nominal de la phrase est un substantif sans article :

. Éd. Gregh, p. 89.

. Éd. Havet, VI, 7, p. 176.

. VI, 7h, p. 177.

Éd. Despois-Mesnard, VI, p. 586.

. Éd. Assézat, p. 260.

. Éd. Charpentier, p. 294.

. Éd. Calmann Lévy, p. 403.

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MaLHErsE, Le XXIII° livre de Tite-Live ! : Scipion y fit de grandes remontrances, que c’étoit chose contre la dignité du peuple romain de s’embarrasser dans les partialités de la ville de Carthage. — Traité des bienfaits de Sénèque,T, ch. I ?: Combien nous seroit-ce plus de mérite de nous roidir en la volonté de faire plaisir, et sous représenter que ne donnant point parce qu’on ne nous a point rendu, nous faisons connoître que nous avons donné pourrecevoir. — Les épitres de Sénèque, V 3 : C'est chose contraire à la nature de se tourmenter le corps, de mébriser les commodités qui sont peu de coustange, de prendre plaisir aux ordures, et se nourrir de: viandes sales, grossières et dédaigneuses. Ces! autant de folie de fuir les choses qui sont en usage et qui se recouvrent avec peu de peine, comme c'est luxe de rechercher les délicates. — La BRUYÈRE, Caractères, Des esprits forts 4: Ce n’est donc ni vanité ni présomption à l'homme de se rendre sur ses avantages à la force de la vérité ; ce seroit en lui stupidité et aveuglement de ne pas se laisser convaincre par l’enchaînement des preuves dont, la religion se sert pour lui faire connoître ses privilèges, ses ressources, ses espérances, pour lui apprendre ce qu’il est et ce qu'il peut devenir. — SAINT-SIMON, Mémoires 5 : I se mit fort dans la dévotion, et c’éloit merveilles de l'entendre moraliser.

Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard, TI, sc. X $ : C'est bien dommage de vousinterrompre : cela va à merveille, mes enfants, courage.

Huco, Les misérables, III, livre VIII ch. XX 7 : Ah! on va voir enfin que ce n'est pas fout roses d'aller comme cela dans les maisons des gens... tromper les personnes, faire le généreux, leur prendre leur gagne-pain, et menacer dans les bois. — Musser, Lorenzaccio, 1, sc. IL 8 : C’est plai-

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