Éd. Despois-Mesnard, IV, p
se V, P. 179.
À-t-on jamais rien vu de plus impertinent ? Un père venir faire des remontrances à son fils, et lui dire de corriger ses actions, de se ressouvenir de sa naissance, de mener une vie d’honnête homme et cent autres sottises de pareille nature. — Les fourberies de Scapin, IL, sc. IV ‘ : Léandre : Voudrais-tu m’abandonner, Scapin, dans la cruelle extrémité où se voit mon amour ? — Scapin : Me venir faire, à l'improviste, un affront comme celui-là ! Léandre : J’ai tort, je le confesse. Scapin : Me traiter de coquin, de fripon, de pendard, d’infâme! Léandre : J'en ai tous les regrets du monde. Scapin : Me vouloir passer son épée au travers du corps! — FÉNELON, Traité de l'existence de Dieu, I, ch. IT ? : Trouver dans un ciron, comme dans un éléphant ou dans une baleine, des membres parfaitement organisés ; y trouver une tête, un corps, des jambes, des pieds formés comme ceux des plus grands animaux ! — SAINT-SIMON, Mémoires 3 : Et, après des traits si étranges et si publics, vanter sa fidé- . lité avec reproche !
LESAGE, Gil Blas, IL, ch. V +: Des misérables se déguiser en braves gens pour mal faire ! Je vous trouverai trop heureux si l’on vous condamne à faucher legrand pré. — Rousseau, La nouvelle Héloïse, X, lettre XX VI 5 : Mais t'avoir vue et ne pouvoir te posséder, t'adorer et n'étre qu'un homme, étre aimé et ne pouvoir être heureux, habiter les mêmes lieux et ne pouvoir vivre ensemble !
CoURIER, Lettre de mai 1804 $ : En effet, que signifie, dismoi... un homme comme lui, Bonaparte, soldat, chef d'armée, le premier capitaine du monde, vouloir qu’on l’appelle majesté. Être Bonaparte et se faire sire! Il aspire à descendre : mais non, il croit monter en s’égalant aux rois. — ViGny, Chatterton, II, sc. I ?: Voilà les deux poésies possibles, ça ne va pas plus loin que cela ! Les divertir ou
. VIIL p. 451.
. Éd. Danton, p. 24.
. Éd. Boislisle, XX, p.31.
. Éd. Garnier, p. 114.
. Éd. Garnier, p. 54.
. Sensine, p. 32.
. Ib.,p. 66.
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leur faire pitié, faire jouer de misérables poupées, ou l’étre soimême et faire trafic de cette singerie! Ouvrir son cœur pour le mettre en étalage sur un comptoir ! — Lori, La mort de Philae * : Se rappeler cela ici même, et par une si calme nuit bleue!... Les parois en granit de Syène, sur lesquelles se posent mes mains d’un jour, songer à tous les êtres qui en passant les ont touchées, s’y sont meurtris dans les luttes suprêmes, sans érailler seulement le poli de ces surfaces immuables ! — ZoLa, Lourdes, V, ch. 12: Se prendre une dernière fois aux bras l’un de l’autre, vouloir se confondre pour demeurer lun dans lautre, et s’arracher comme si la moitié de votre chair s’en allait, et se dire que de longs jours, de longues nuits se passeraient, sans qu’on pût même se voir |! — BourGET, Le démon de midi, VI : Avoir gardé au fond de soi, vingt années durant, le regret, endormi, mais toujours vivant, du roman brisé de sa jeunesse, avoir suivi, d’un intérêt toujours grandissant, à travers la vie, le héros de ce roman, avoir désiré follement le retrouver sans rien oser pour cela, le retrouver par un de ces hasards qui donnent la sensation, le frisson d’une destinée, — et il est assez jeune, elle est assez jeune encore . pour qu’ils puissent s'aimer!
L'émotion, obéissant au principe de l’énergie et de la moindre action, imprime à la phrase un mouvement rythmique, sensible surtout dans les derniers exemples que nous venons de citer. Il est curieux dé constater que l’infinitif se place justement aux endroits où le sentiment va atteindre son point culminant, qu'il soutient le rythme des ondulations affectives. Ailleurs l’infinitif est accompagné d’une interjection ou d’un terme équivalent qui annonce ou prolonge le mouvement :
PascAL, Lettres provinciales, XVI +: Quoy, mes Pères ; afficher vous mesmes dans Paris un livre si scandaleux. —