‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 22 sur 163 · ON BR D · texte numérisé non relu

ON BR D

n'en souffre lui-même et se trouver déshonorée si l’on profite d'une passagère influence, même dans un but d’utilité ; dépenser sa force ; épuiser les trésors de l'âme en ces luttes sans noblesse, ne régner qu'au moment où l’on reçoit de mortelles blessures ! Mieux vaut la mort. — DAUDET, Jack, FE, ch. VIIT :’ : Sa mère tout à lui, le bois, la basse-cour, la chèvre, et remonter dix fois l'escalier dans les pas de son Ida, aller où elle allait, rire de son rire sans savoir pourquoi, le bonheur enfin, le bonheur fait de joies menues et inracontables.

Souvent aussi, il arrive qu'on détache l'infinitif d'une phrase précédente, pour rendre limpression que l’on éprouve à l’entendre ou à se la dire à soi-même ?. La perception auditive, se confondant avec le souvenir et l’imagination, donne à l’idée énoncée par l'infinitif toute sa puissance évocatrice, et fait jaillir les flots de l'émotion. Tantôt, il ÿ a simple répétition de l’infinitif :

M'° DE LA FAYETTE, La princesse de Clèves, IV 3 : Vous méritiez uné destinée plus heureuse que celle que vous avez eue jusqu'ici, et celle que vous pouvez trouver à l'avenir, à moins que vous ne la cherchiez ailleurs. Moi, madame, lui dit-il, chercher du bonheur ailleurs ! et y en at-il d'autre que d’être aimé de vous ? — MouièrE, L’avare, IV, sc. V 4 : Harpagon : Comment ! c'est toi qui as promis d’y renoncer. Cléante : Moi y renoncer ? Harpagon : Oui. — BoiceaU, Les héros de roman $ : Diogène : Elle en a pourtant inspiré.|[de l'amour] au vaillant Dunois. Pluton : Elle, inspirer de l'amour au Dunois ? — Lettre à Brossette (12 juillet 1700) : M. l'abbé Régnier me dit alors qu'il n’y

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