‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 28 sur 163 · Éd. Lacroix, t. III, p · texte numérisé non relu

Éd. Lacroix, t. III, p

Ratazzi (1° janvier 1869) : : J'ai fait un serment, je ne puis mettre le pied en France ; plutôt mourir ! — VicNy, Daphné, IV = : Ah! je ne voudrais pas les voir : plutôt étre lapidé où boire la ciguë ! — Dumas ris, L’étrangère, II, sc. I 3 : Et la petite s’est dit : Malheureuse pour malheureuse : ; autant être duchesse. — FRanCE, L'ile des pingouins, V, ch. I 4 : Le régime actuel n’est pas encore connu de tout le monde et ne l’est autant dire de personne. — Lori, Un pélerin d'Angkor, VIS: Cela n’a duré qu'un millésime et demi, cet épisode de l'empire des Khmers, autant dire une bien négligeable période, en comparaison des longévités du règne végétal. — PRÉvOST, Leitres à Françoise, XII 6 : Donc ne parlons plus de cette solution pour la regretter : autant regretter de n'avoir pas double cerveau et vie deux fois plus longue.

L’infinitif affectif se combine enfin avec un pronom ou un adverbe interrogatif, construction qui se présente dès le commencement de la période qui nous occupe, et dont les premières traces se rencontrent en vieux français :

CHRESTIEN DE TROYES, Cligés, v. 4308 7 : Dame, que LS Que teisir ?

Nous donnons quelques exemples où cette tournure constitue une proposition simple :

MALHERBE, Commentaire sur Desportes ® : A quel propos, avec ses pleurs, éteindre le feu qui est dans les yeux de sa

1. Hugo, Correspondance, Paris, Calmann-Lévy, 1896, IL, p. 331.

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