‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 33 sur 163 · Éd. Garnier, p · texte numérisé non relu

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de l’autre, leurs douces larmes se confondre, et baigner ce sein charmant comme la rosée du ciel humecte un lis fraichement éclos ! —— 7.,1, lettre LXIIT ‘ : Oh! quel incroyable tourment d’une conscience avilie, de se reprocher des crimes que la colère et l'indignation ne pourraient soupçonner !

BaLzAC, Le lys dans la vallée ? : Quel enivrement pour un jeune homme, de voir la femme qu’il aime être la plus belle entre toutes, devenir l’objet de regards passionnés, et de se savoir seul à recevoir la lueur de ses yeux chastement réservée ; de connaître assez toutes les nuances de sa voix pour trouver dans sa parole, en apparence légère ou moqueuse, les preuves d’une pensée constante, même quand on se sent au cœur une jalousie dévorante contre les distractions du monde. — ZoLa, Lourdes, IV, ch. IV 3: Quelle grâce, d'être jeté à terre, d’être foulé, piétiné par toute la procession !

Cette unité devient complète dans les exemples que VOICI : |

MALHERBE, Commentaire sur Desportes + : Quel moyen de comparer la beauté de sa maîtresse à celle du ciel ? — PascaL, Lettres provinciales, XVI 5 : Quelle témérité de les prescrire [ces termes] aux docteurs mêmes! Quelle fausseté de les imposer à des Conciles generaux ! Et quelle ignorance de ne-sçavoir pas les difficultez que les saints les plus eclairez ont fait de les recevoir ! — Pensées © : Si le pied avait toujours ignoré qu'il appartint au corps, et qu’il y eût un corps dont il dépendit, s’il n'avait eu que la connaissance et l'amour de soi, et qu’il vint à connaître qu'il appartient à un corps duquel il dépend, quel regret, quelle confusion de sa vie passée, d'avoir été inutile au corps qui lui a influé la vie, qui l’eût anéanti s’il l’eût rejeté et séparé de soi,

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