Éd. Moland, I, p
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Huco, Lettre à George Sand (17 mai 1864) ‘ : Quelle idée de génie d'avoir mélé la nature à ce livre, de raconter votre vie au village en même temps que l’art et la science, et de faire entendre çà et là, à travers les grandes choses que vous dites, des bruits de feuilles et des chants d’oiseaux !
D’autres phrases exclamatives sont des variantes de ce type:
PascaL, Pensées ? : Grande marque du néant de notre propre être, de n'être pas satisfait de l’un sans l’autre, et de renoncer souvent à l’un pour l’autre! — Jb.5: La belle manière de recevoir la vie et la mort, les biens et les maux. — Ib. 4 : La belle chose, de crier à un homme qui ne se connaît pas, qu'il aille de lui-même à Dieu ! Et /a belle chose de le dire à un homme qui se connaît! — Mô° DE LA FAYETTE, Zaïde, 15 : Don Ramire suivit pendant quelque temps le dessein qu'il avait pris; mais le moyen de l'exécuter ! — Me DE SÉVIGNÉ, Lettrea M" de Grignan (2 août 1675) : Voilà une belle chose de m'être embarquée à vous conter ce que vous savez déjà. — MoLière, La critique de PEcole des femmes, sc. 17 : La belle chose de faire entrer aux conversations du Louvre de vieilles équivoques ramassées. parmi la boue des halles et de la place Maubert! La jolie façon de plaisanter pour des courtisans ! — Dom Juan, 1, sc. [IT 8 : La belle chose de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion, et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! — Le Sicilien, sc. I ? : Sotte condition que celle d’un esclave ! de ne vivre jamais pour
. Correspondance, 1], p. 276.
. Éd. Havet, IL, 1, p. 121.
. XIE, 12, p. 299.
. XXV, 32,p. 505.
. Éd. Auger, p. 41.
. Éd. Monmerqué, IV, p. 100.
. Éd. Despois-Mesnard, II, p. 314.
. VI,p. 233.
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soi, et d’être toujours tout entier aux passions d’un maître ! de n'être réglé que par ses humeurs, et de se voir réduit à faire ses propres affaires de tous les soucis qu'il peut prendre | — L'avare, V, sc. III ‘ : Mais voyez quelle insolence de vouloir retenir le vol qu'il m'a fait! — FÉNELON, Traité de l'existence de Dieu, 1, ch. Il ?: Etrange prévention de ne vouloir pas reconnaître une cause très intelligente d’où nous vient toute intelligence, et d'aimer mieux dire que la plus pure raison n’est qu’un effet de la plus aveugle de toutes les causes dans un sujet tel que la matière, qui, par luimême, est incapable de connaissance! — La BRUYÈRE, Caractères, De la ville 3: La subtile invention, de faire de magnifiques présents de noces qui ne coûtent rien et qui doivent être rendus en espèces ! L’utile et la louable pratique de perdre en frais de noces le tiers de la dot qu’une femme apporte ! de commencer par s’appauvrir de concert par l’amas et l’entassement de choses superflues, et de prendre déjà sur son fonds de quoi payer Gaultier, les meubles et la toilette! — Jb., Des jugements + : Folie, simplicité, imbécilité, continue Antisthène, de mettre l'enseigne d’auteur ou de philosophe ! Avoir, s'il se peut, un Office lucratif, qui rende la vie aimable, qui fasse prêter à ses amis, et donner à ceux qui ne peuvent rendre ; écrire alors par jeu, par oisiveté, et comme Tityre siffle ou joue de la flûte. |
BEAUMARCHAIS, Le barbier de Séville, IT, sc. VIII 5 : Singulier moyen de se défaire d’un homme!
CHATEAUBRIAND, Le génie du christianisme, IL, livre V, ch. 116: Étrenge manière de gémir ! Il n'y a que l’Écriture qui ait jamais parlé ainsi. — Micnezer, Histoire de là Révolution ? : Grande scène, étr:nge, étonnante, de voir tout un peuple qui d’une fois passait du néant à l'être. — Corpée,
. Éd. Despois-Mesnard, VII, p. 188.
. Éd. Danton, p. 34.
. Éd. Servois, [, p. 292.
. IL, p. 88.
. Éd. Lebigre, I, p. 348.
. Éd. Garnier, I, p. 311.
. Sensine, p. 275.
S. ERINGA. — La proposition infinitive. 4
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so CHAPITRE II
Contes rapides * : Oh! la belle et consolante chimère de croire qu'à ceux-ci la vie faisait grâce, qu'ils gardaient toujours — ou presque toujours — cette lumière douce et gaie dans le regard, ce sourire à demi épanoui sur la bouche... !
Parfois la relation entre le subjonctif et l’infinitif est exprimée par que de, que celui de :
MoLiËrE, Le médecin malgré lui, I, sc. 1? : Oh ! la grande fatigue que d'avoir une femme ! — L’avare, III, sc. I 3 : Voila une belle manière que de faire bonne chère avec bien de largent. — RACINE, Lettre à M. Vitari (13 juin 1662): Mais la méchante condition que d'avoir affaire à D. Cosme! — La BRUYÈRE, Caractères, Des ouvrages de l'esprit 5 : Quel supplice que celui d'entendre déclamer pompeusement un froid discours, ou prononcer de médiocres vers avectoute l'emphase d’un mauvais poëte !
RoussEAU, La nouvelle Héloïse, I, lettre IV 6 : La singulière marque d'atlachement que de vous plaindre de ma santé! — Ib, IV, lettre VIII 7 : Le beau projet que celui de prendre son mari pour confident !
M°° DE STAËL, Delphine, IV, lettre IX 8 : Mon ami, quel malheur que d'être ainsi privé de toute confiance en soimême, et de ne pouvoir inspirer à aucun homme l'affection qui l’engagerait à vous servir d'appui ! — Vicny, Stello, XVI? : O Christ, quelle douleur pour moi que de dire combien de nobles comtes et de valeureux chevaliers sont bravement tombés en combattant pour le roj Harold dans la plaine de Hastings. — Musser, Barberine, 1, sc. IV 1° : . Éd. Lemerre, p. 97-98.
. Éd.Despois-Mesnard, VI, p. 35.
. VIL p. 126.
. Éd. Mesnard, VI, p. 479.
Éd. Servois, I, p. 115.
. Éd. Garnier, p. 17.
. Éd. Garnier, p. 359.
. Éd. Nelson, p. 79.
. Ed. Charpentier, p. 273.
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Que je vais m'amuser à la cour, et la belle chose que d'être un grand seigneur ! — IT faut qu'une porte soit ouverte ou fermée ‘ : La belle manière de se faire aimer que de venir se planter devant une femme avec un lorgnon, de la regarder des pieds à la tête, comme une poupée dans un étalage, et de lui dire bien agréablement : Madame, je vous trouve charmante ! — AUGIER, Maitre Guérin, IV, sc. VI ? : Et quel couronnement d'une carrière obscure que de mettre son expérience au service d’une grande idée !.. D'étre l’humble esquif qui porte César et sa fortune.
Tandis que la préposition de exprime Île rapport de cause entre l’action énoncée par l’infinitif et le sentiment que traduit le substantif combiné ou non avec un adjectif, la préposition pour marque ici le but que se propose le sujet agissant :
Me DE SÉVIGNÉ, Leltre à M®° de Grignan (8 janvier 1676) 5 : Elle reviendra bien assurément pour les sermons, mais voyez quelle fatigue pour ne pas quitter le cher époux ! — RACINE, Réflexions pieuses 4 : Belle leçon pour nous faire souffrir toutes les négligences de nos domestiques. — FÉNE- LON, Traité de l'existence de Dieu, T, ch. IT 5 : Quelle profusion pour donner à l’homme, dans ce petit coin de l’univers, un spectacle si étonnant ! — La BRUYÈRE, Caractères, De la chaire $ : L’éloquence de la chaire, en ce qui y entre d’humain, et du talent de l’orateur, est cachée, connue de peu de personnes et d’une difficile exécution : quel art en ce genre pour plaire en persuadant !
Marivaux, La seconde surprise de l'amour, I, sc. XIV 7 : Des conseils! 4h}! Le triste équipage pour gagner pays! —