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s8 CHAPITRE II
raison : ces mauvais sirops, voilà encore de quoi mourir. — FLAUBERT, Me Bovary, II, ch. VIII : : Voici de gentilles pâquerettes... et de quoi fournir bien des oracles à toutes les amoureuses du pays.
Il figure comme prédicat nominal dans les phrases suivantes :
MoLiÈRE, Les fourberies de Scapin, 1, sc. IT?: C'est bien là de quoi se tant alarmer !
MarIvAUXx, Le dénouement imprévu, sc. VI 5 : Il s’agit d’une malice, et je suis femme, c’est de quoi réussir ! — VOLTAIRE, L'ingénu, VI + : Ce fut un coup terrible : une indifférente qu’on mettait au couvent jetterait les hauts cris ; mais une amante, et une amante aussi sage que tendre ! c'était de quoi la mettre au désespoir. — Le siècle de Louis XIV, XXV 5 : C'était peu de chose en comparaison de ce qu'on vit quand le roi régna par lui-même, mais c’éfait de quoi étonner, après les horreurs d’une guerre civile, et après la tristesse de la vie sombre et retirée de Louis XII. — Rousseau, Les confessions, II, livre VIT 6: Qu'on juge si c’est là de quoi faire des tableaux agréables et leur donner un coloris bien attrayant. — Jb., Il, livre XII 7: Errer nonchalammant dans les bois et dans la campagne, prendre machinalement çà et là, tantôt une fleur, tantôt un rameau, brouter mon foin presque au hasard, observer mille et mille fois les mêmes choses, et toujours avec le même: intérêt, parce que je les oubliais toujours, était de quoi passer l'éternité sans pouvoir mennuyer un moment.
Huco, Les misérables, IV, livre IV, ch. II8 : Que faire ? intervenir ? une faiblesse en secourant une autre !
. Éd. Charpentier, p. 150.
. Éd. Despois-Mesnard, VIII, p. 419.
Éd. Laplace-Sanchez, p. 14.
Éd. Lemerre, II, p. 209.
Éd. Zeller, p. 283.
Éd. Garnier, p. 257.
. Éd. Lacroix, t. I, p. 229.
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C'était de quoi rire pour Montparnasse. — CHERBULIEZ, Un cheval de Phidias * : Il n’est que faire de considérer longtemps ce cheval.
Il est complément adjectif dans :
CoRNEILLE, Discours du poëme dramatique * : Ces deux héroïnes racontent d’abord toute leur histoire, et l’apprennent à l’auditeur, sans avoir aucun acteur avec elles à qui adresser leur discours. — Discours de la tragédie 3 : Il est vrai qu’on n’introduit d’ordinaire que des rois pour premiers acteurs dans la tragédie, et que les auditeurs n’ont point de sceptres par où leur ressembler. — M"° DE LA FAYETTE, Zaïde, 1 +: Falloit-il que je vous perdisse l’un par l’autre, et qu'il ne me restât pas au moins la faible consolation d’avoir un des deux avec qui me plaindre ? — RACINE, Lettre à J.-B. Racine (17 novembre 1698) 5 : J'ai dit à M. de Bonac que vous me ferez plaisir de m'apporter seulement de bonne flanelle, vraie Angleterre, de quoi me faire deux camisoles. — MoiÈrE, La comtesse d'Escarbagnas, sc. II € : Est-ce qu’il n’y a pas une chambre 04% se fenir, pour venir quand on vous appelle ? — BoiLEAU, Les héros de roman 7 : Attends, attends, je m'en vais te faire venir une personne avec quilier conversation. — SAINT-SIMON, Mémoires * : Ce n'étoit pas qu’il n’y eût à ce coucher force gens très marqués à qui le donner.
Rousseau, Les confessions, I, livre V ? : On voit qu'avec peu de temps de reste j’avais beaucoup de choses 4 quoi l'employer. — Ib., Il, livre XIT'° : Je n'avais personne 4 qui me confier.
. Éd. Michel Lévy, p. 65.
. Éd. Marty-Laveaux, I, p. 45.
Éd. Auger, p. 51.
Éd. Mesnard, VII, p. 302.
Éd. Despois-Mesnard, VIII, p. 562.
Éd. Amar, II, p. 460.
Éd. Boislisle, X, p. 63.
Éd. Garnier, p. 168.
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CHATEAUBRIAND, Le génie du christianisme, Il, livre II, ch. IT : Sile chagrin ferme l’âme, la félicité la dilate: dansle premier cas, on n’a pas assez de déserts o4 cacher ses peines; dans le second, pas assez de cœurs à qui raconter ses plaisirs. — LAMARTINE, Raphaël, XXV ?. Je n'avais personne dansce désert, devant qui profaner mon amour enle dévoilant pour m'en vanter. — Jb., XXVI 3 : C'était. lerepos d’avoir trouvé enfin l’objet toujours cherché, jamais rencontré, de cette adoration souffrante faute d’idole, de ce culte vague et inquiet faute de divinité à qui le rendre. — Dumas PÈRE, Les trois mousquetaires, III + : D’Artagnan cherchait une tapisserie derrière laquelle se cacher. — Musser, André del Sarto, IT, sc. IT ÿ : Une somme si forte, d’ailleurs ! de quoi payer des Raphaël! — Bazzac, Le lys dans la vallée © : En ne rencontrant plus de terre molle o4 planter ses flèches, cet homme était devenu inquiet. — FLAUBERT, M° Bovary, IL, ch. X7 : Binet expliqua qu’il avait besoin d’un mordant pour composer lui-même une eau de cuivre avec quoi dérouiller diverses garnitures de chasse.
Dans tous les cas que nous venons de citer, la valeur émotionnelle de linfinitif a diminué considérablement. A mesure que s'établissent les rapports logiques exprimés par des pronoms et des adverbes interrogatifs qui, à leur tour, se combinent avec d’autres mots énonçant plutôt des relationset des idées que des sentiments, ces derniers s’effacent, et on voit les tournures dont il a été question se figer et devenir des locutions toutes faites. La prédominance de de quoi, précédant l’infinitif sans qu'on ait plus conscience de sa signification primitive, l'atteste suffisamment. Il en