Éd. Perrotin, Paris, 1857, p
9. É. Augier, Théâtre complet, Paris, Calmann Lévy, 1876, II, p.271. Cf. Fr. Anderten, Der verkürzte Hauptsatz im Franzôsischen, Diss. Gôt-
tingen, 1912, p.17.
C’est seulement dans la langue familière qu’on trouve des infinitifs énonçant un ordre et s’adressant à une personne déterminée ‘, tandis que le vieux français se servait d’un infinitif négatif pour exprimer une défense faite à une seule personne ?.
À cet emploi se rattache celui de linfinitif savoir, à savoir, servant à préciser le sens d’un terme qui précède. A cet eflet on pouvait employer plusieurs tournures au dixseptième siècle : |
C’est à savoir :
MALHERBE, Lettre à Peiresc (7 janvier 1607).3 : Elle m'a promis des merveilles ; mais c’est à savoir s’il en restera quelque chose. — DESCARTES, Première méditation + : Je ne me desaccoutumeray jamais d’y acquiescer et de prendre confiance en elles, tant que je les considéreray telles qu’elles sont en effet, c’est à sçavoir, en quelque façon douteuses. et toutefois fort probables. — RACINE, Bajazet, seconde préface $ : Le premier, c’est à savoir Osman, fut empereur avant lui. — BoiLEAU, Traité du sublime, IV 6 : Toutes ces affectations cependant, si basses et si puériles, ne viennent que d’une seule cause, c’est à savoir de ce qu’on cherche trop : la nouveauté dans les pensées.