‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 89 sur 163 · Éd. Charpentier, p · texte numérisé non relu

Éd. Charpentier, p

reste et c'est à + substantif ou pronom, on voit paraître la préposition de, le sens de à s’est affaibli, et l’on commence à concevoir l'existence comme le résultat, le corollaire de l’action exprimée par l’infinitif. De précise encore le rapport causal entre l’action et le sentiment qu’impliquent certains substantifs intercalés après :/ y a. Dans l’usage elliptique le sujet grammatical et le verbe étre ou y avoir disparaissent pour mettre en plein relief les parties essentielles de la tournure, auxquelles l’infinitif avec à ou de continue de se rapporter.

L'infinitif avec de après les verbes impersonnels.

Grâce à l’extension considérable de l’infinitif avec de, le nombre des verbes impersonnels qui se construisent avec

cette préposition est fort supérieur à celui des verbes impersonnels avec à. Nous les donnons ici dans l’ordre alphabétique, avec les remarques qu'ils suggèrent.

ÎIL ADVIENT : :

MaLHERBE, Leltre au roi Louis XIII? : S'il avenoit à quelque effronté d’en prendre la hardiesse, souvenez-vous, Sire, que ceux qui vous prient d’une injustice, vous tiennent capable de la faire.

France, L'ile des pingouins, VIII 5 : Caroline, bien qu’il lui fat advenu, dans le passé, de se repentir de sa confiance, aurait peut-être laissé voir plus d'abandon. — PRÉvosT, Lettres à Françoise, VI +: S'il m'était advenu d’ouir le même discours dans quelqu'une de ces chapelles populaires où le fidèle est admis à discuter avec le conférencier, j'aurais volontiers posé une objection. |

1. La construction impersonnelle s’est développée probablement en latin vulgaire. Au moyen âge advenir peut signifier : arriver, convenir, appartenir, falloir. La première acception seule a survécu. Cf. Kjellman, op. cil., p. 217 sqq.

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