‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 88 sur 163 · Éd. Moland, I, p · texte numérisé non relu

Éd. Moland, I, p

le droit d’être respectée, mais si 1e Poubliais jamais, est-ce à vous de me le rappeler ? est-ce à l’auteur de ma faute d'en aggraver la punition ? Ce serait N lui plutôt 4 m'en consoler.

FRANCE, L'ile des pingouins, IV : : C’est à la canaille 4 payer. — Prévosr, Lettre à Françoise, Postscriptum ? : C’est au maître 4 les choisir.

Déjà on a vu paraître la préposition de à côté de à dans la période. Le sens des deux particules s'est affaibli à tel point qu'on ne les distingue plus l’une de l’autre. Nous donnons encore quelques exemples de l'infinitif avec de, qui, dans ces derniers temps, est peut-être un peu plus usité que l’infinitif avec 4 :

MALHERBE, Traité des bienfaits de Sénèque, VIX, ch. XVIIT; : C’est à lui d'y penser. — RACINE, Lettre aux apologistes + : Pour les Pères, c'est à vous de nous les citer ; c'est à vous, ou à vos amis, de nous convaincre, par une foule de passages, que l'Église nous interdit absolument la comédie, en l’état qu'elle est.

MussSET, Une nuit vénitienne, sc. IL 5 : C’est à mon tour de sourire, quoiqu'il y ait ici un grain de mépris. — André del Sarto, IT, sc. I 6 : Si votre femme se respecte assez : peu pour recevoir chez sa mère l’auteur d’un crime que vous avez puni, est-ce à vous d'oublier qu'il meurt de votre main, et de troubler peut-être ses derniers instants ? — BALZAC, Le lys dans la vallée 7 : N'était-ce pas aux femmes de réparer les maux du temps, de consoler ceux qui coururent sur la brèche et revinrent blessés ? — SaRcCEY, Quarante ans de théâtre 8: C’est à vous, critiques, c’est à vous

Éd. Calmann Lévy, p. 68.

. Éd. Lemerre, p. 364.

. Éd. Lalanne, IE, p. 235.

. Éd. Mesnard, IV, P. 334.

. Éd. Charpentier, p. 152.

. Éd. Calmann Lévy, p. 94-95.

. Sensine, p. 640.

DI Au À à D

de l'en détacher et de le transporter par l'imagination dans d’autres ordres d'idées.

Les exemples cités nous font voir que la tournure avait déjà atteint son développement complet au début de la période que nous étudions. Mais voici qu’apparaissent les formes « elliptiques » de la construction : |

Huco, Lucrèce Borgia, I, sc. IT * : À mon tour maintetenant. À moi de parler haut et de vous écraser la tête du talon ! — Dumas PÈRE, Les trois mousquetaires, XVIII: : et maintenant qu'il est parti, à votre tour de vous éloigner. — MussET, Il ne faut jurer de rien, II, sc. I13 : Non, vous n'avez rien ; quatorze d’as, six et quinze, c’est quatre-vingtquinze. À vous de jouer. Je fais repic seulement. Cent, et dix-sept de reste. À vous à faire.

Les principes établis pour les verbes impersonnels suivis d'un infinitif pur s'appliquent donc également aux locutions impersonnelles qui, en français moderne, demandent la préposition a. Cette particule exprime la relation primitive entre les verbes personnels avoir, rester, être, marquant l'existence réelle ou possible d’une action quelconque, et Pinfinitif suivant, qui borne cette existence à la sphère de son activité. Il en résulte la notion de but ou de nécessité que comportent les trois tournures impersonnelles. L’intercalation, après 17 y a, d’un substantif abstrait, fait ressortir le sentiment provoqué par l’action verbale. Après 1] y a, il reste, l'infinitif prépositionnel peut se rattacher également, en qualité de complément adjectif, au substantif ou au pronom qui précèdent, et la préposition ne cesse pas d’y énoncer le rapport de nécessité. Dans les cas où, après 1/

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