‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 99 sur 163 · Éd. Garnier, I, p · texte numérisé non relu

Éd. Garnier, I, p

Pedro de la Membrilla paraît ; il faut lui restituer son nom, quelque chose qu'il m'en coûte à le lui rendre. — VOLTAIRE, Letire à M. l'abbé Prévost (juin 1740)": Il est très-vrai qu’il n'en a coûlé beaucoup pour avoir fait la Henriade. — Leitre à M. Helvétius (20 juin 1741) ? : Il ne vous coûte point de-penser, mais 1/ coûÂteinfiniment d'écrire. — Le siècle de Louis XIV, XXX 5 : Il n'en coûte guère plus aujourd’hui pour étre agréablement logé, qu'il n’en coûtait pour l'être mal sous Henri IV. — RoussEAU, La nouvelle Héloïse, I, lettre XXI + Men coûtera-t-1l plus de garder le silence qu ilne m'en coûta de vous quitter ?

Me DE STAËL, Delphine, Il, lettre XXVI 5 : I! n'en a coûté longtemps pour lui causer cette peine. — 1b., IL, lettre XXXIV 6 : Je ne vous cache pas qu’il m'en coûterait extrèmement de manquer de générosité envers Madame de Lebensei, et de perdre dans l'estime de son mari, que je considère beaucoup. — MauPassanT, Pierre et Jean, VIII: : I] lui en coftait moins d’étre le fils d’un autre.

Le verbe personnel coûter prend l’infinitif avec à :

Me DE SEVIGNÉ, Lettre à M®° de Grignan (9 septembre 1675) ® : : Votre absence a augmenté "i ressemblance ; ce n'est pas ce qui ma le moins vodté à quitter. — La BRUYÈRE, Caractères, Du cœur? : On convie, on invite, on offre sa maison, sa table, son bien et ses services ; rien ne coûte qu’à tenir parole.

MONTESQUIEU, Lettres persanes, LIV'° : La réputation de

. Éd. Moland, I, p. 238.

. Éd. Zeller, p. 376.

Éd. Garnier, p. 40.

. Éd. Garnier, p. 181.

. Éd. Ollendorff, p. 240.

Éd. Monmerqué, IV, p. 124.

. Éd. Servois, I, p. 207.

. Éd. Hachette, p. 90.

O © DJ mu ER» D m

ot

bel esprit coûte bien 4 soutenir. — Rocsseat, La nouvelle Héloie, IV, lettre Ï ? : M1 douce amie, il faut achever; et ce qui reste importe assez pour me «ter le plus à dire.

ÎIL DÉPEND :

MeDE LA FAYETTE, Zaïde, I ? : Souvenez-vous au moins que vous tombez d'accord qu'il ne détend pas de nous d'y résister. — FÉNELON, Traité de l'existence de Dieu, IE, ch. I 5 : Quand j'ai une idée claire d'une chose, i/ ne déænd plus de moi d'aller contre l'évidence de cette idée. — La BRUYÈRE, Caractères, Des esprits forts + : En un mot je pense : donc Dieu existe ; car ce qui pense en moi, je ne le dois point à moi-même, parce qu’il n'a pas plus dépendu de moïde me le donner une première fois, qu 1] déhend encore de moi de me le conserver un seul instant.

LeEsAcE, Gil Blas, IV, ch. IX 5 : Par des airs de petitmaitre que j'affectai de me donner, il dépenaït de moi de lier commerce avec de jolies femmes qui demeuraient dans le voisinage. — ROUSSEAU, La nouvelle Héloïse, I, lettre XI ©: Ma destinée est dans tes mains autant qu'il a dépendu de moi de l'y mettre. — Ib., VI, lettre VI 7 : Esclaves par notre faiblesse, nous sommes libres par la prière ; car 1] dépend de nous de demander et d'obtenir la force qu’il ne dépend pas de nous d’avoir par nous-mêmes.

Vicny, Daphné, IV ® : Il dépend des auditeurs de n’écouter ni la parole ni le livre et d’argumenter contre l’orateur. — BourGET, Le démon de midi, X ° : Il ne dépend pas de la bureaucratie Romaine d’effacer ce caractère sacré.

. Éd. Garnier, p. 334.

Éd. Auger, p. 40.

Éd. Danton, p. 105.

Éd. Servois, II, p. 255.

Éd. Garnier, I, p. 313.

. Éd. Garnier, p. 177.

Ed. Gregh, p. 137.

Éd. Plon-Nourrit, IL, p. 145

Dœumnesp pr

Page 1