ILA PROPRIÉTÉ
tout avec la rapide division des héritages ?
Mais voici une considération qui est de nature à vous toucher : j’ai dit que la propriété avait revêtu un caractère moins exdusif, plus démocratique, plus populaire, à mesure que le temps marchait, qu’elle s’était généralisée, étendue à plus de cho- j I ses et à plus d’hommes, affermie, épurée • i - enfin de ses abus et de ses injustes monopoles. Tout cela prouve que bien loin d’être une institution qui s’en va ou décroît, elle n’a pas cessé de gagner du terrain. Je voudrais avoir le temps de vous raconter l’histoire de cette ancienne classe placée au dernier rang qu’on appelait le tiers état, et de vous montrer comment la bourgeoisie, élargissant sans cesse ses rangs, plus riche en devenant sans cesse plus nombreuse, a fait ^ de la propriété mobilière la rivale de la propriété foncière. Ces bourgeois qui firent la réTOlutiou de 1 789 . eh bien, c’étaient des descendants de serfs. Depuis lors combien vous citerai-je d’ouvriers arrivés à la fortune, à l’aisance du moins I Quel vaste
capital forment les épargnes populaires, qui sont aussi des propriétés restreintes sans doute , mais susceptibles d’accroissement. La propriété s’est extrêmement divisée depuis rétablissement du Gode civil qui établit entre les enfants l’égalité des partages , sauf une portion dont le père de famille dispose à son gré . Le travail fait chaque jour des propriétaires. La preuve que la propriété ^ a rarement les proportions de l’opulence avec laquelle on la confond, se trouve dans le chiffre des contributions. Il y a quelques années on calculait qu’il n y a en France que