LES
bles légers et transitoires. Si la mort n’est pas due à une cause mécanique, il faut néanmoins se méfier du traumatisme possible et éliminer les expériences au cours desquelles l'injection intracérébrable a été suivie d'hémorragie même légère.
L'infection est-elle en cause ? Le sérum est toujours recueilli aseptiquement sans doute, mais même s'il était souillé de façon quelconque, les phénomènes d’intoxication n'apparaîtraient pas aussi rapidement (quelques minules après l'injection dans lous les cas). L'idéal serait d'imiter Henderson. Il fait toujours sur agar et en bouillon, des cultures de dure-mère, de la surface de la pie-mère et des ventricules cérébraux. C’est une précaution absolument nécessaire, dit-il, car il a trouvé une fois des bacttries dans du sérum neurotoxique, et une autre fois dans du sérum normal de lapin. Bien entendu, il laissa de côté ces deux expériences.
On nous a fait l'objection suivante : «Le canard dont vous retirez le sérum a été soumis à de nombreuses injecons intrapéritonéales, il a pu être infecté, son sérum contient des toxines banales dont l’action se manifeste immédiatementau moment de l'injection intracérébrale.»1Il est facile de réfuter cette assertion en faisant remarquer que linjection intraveineuse de 30 doses mortelles de sérum reste sans effet, chose qui ne se produirait pas s'il contenait des toxines banales. De plus, d’autres sérums hépatotoxiques, néphrotoxiques préparés de la même façon que le sérum neurotoxique, et qui devraient dans l'hypothèse contenir les mêmes toxines, ne produisent aucun trouble grave en injection intracérébrale.
Il faut done conclure que le sérum préparé a acquis la propriété nouvelle de léser le système nerveux.