‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 117 sur 149 · PROPRIÉTÉ COMMISE DES BIENS MOBILIERS · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ COMMISE DES BIENS MOBILIERS

comme on devait s'y attendre, se retrouve dans l'Inde, ce vaste musée des coutumes du passé le plus reculé. Hodgson décrivait en 1830 un village situé à 45 kilomètres nord-ouest de Madras, dont les habitants étaient assistés dans leurs travaux agricoles par des esclaves qui étaient bien une propriété commune, puisque lorsque l'un d'eux vendait ou hypothéquait sa part dans les terres de la communauté, il transférait en même temps les esclaves qui y étaient attachés1. Les cités du moyen âge et même des villages possédaient en commun des serfs.

Par tout pays la propriété de la terre et de ses récoltes, des animaux domestiques et des esclaves débuta par être propriété commune de la tribu et de la gens. — Le communisme a été le berceau de l'espèce humaine : la civilisation a partout détruit ce communisme primitif, dont les traces persistantes, en dépit de la rapacité des nobles et des bourgeois, sont les biens communaux. Mais l'œuvre de la civilisation est double : d'un côté elle démolit, et de l'autre elle reconstruit: ainsi, tandis qu'elle brise le moule communiste de l'humanité sauvage et barbare, elle organise les éléments d'un nouveau communisme.

Nous allons suivre la civilisation dans son double mouvement de destruction et de reconstruction.

à l'Etat, et les klarotes, c'est-à-dire adjugés au sort, appartenant aux particuliers. Athènes possédait de nombreux esclaves publics, qui ne cultivaient pas la terre, mais qui remplissaient les fonctions de bourreau, d'agents de police, d'employés subalternes de l'administration, etc.

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