‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 146 sur 149 · LE COMMUNISME EN HETOUR · texte numérisé non relu

LE COMMUNISME EN HETOUR

merciales et financières. Là oit il s'implante, il fait surgir la même civilisation, les mêmes mœurs et les mêmes habitudes ; il enfièvre les possédants des mêmes intérêts égoïstes, de la même soif de lucre ; il frappe les travailleurs du même surtravail, de la même pauvreté; il souffle dans leurs cœurs les mêmes passions de révolte qui, par-dessus les frontières et les mers, les unissent en une seule classe internationale, le Prolétariat; partout celte classe s'organise et s'agite pour prendre sa place au soleil et pour conquérir les pouvoirs publics. Le communisme, qui nécessairement, fatalement, sortira de cette poussée révolutionnaire des peuples civilisés., ne peut être qu'international, et il s'élargira pour englober tous les membres de la famille humaine : bien que lui ressemblant, il se différenciera du communisme primitif, qui n'enfermait dans son cercle restreint que les membres de la même gens, de la même tribu; tout Être humain non compris dans l'étroite limite du sang était, à celte époque, l'étranger, était l'ennemi.

Le communisme international, comme t'enfant dans le sein de la mère, grandit et se remue dans la société moderne; des événements économiques et politiques, dont il est impossible de prévoir l'heure fatale d'arrivée , briseront l'enveloppe capitaliste qui l'emprisonne et le comprime, et alors il naîtra au monde et •s'imposera comme la forme sociale nécessaire.

Le communisme a été le berceau de rimmanité, émergeant de l'animalité; là, et là seulement, elle pouvait se niultiplier et réaliser ses premiers et plus difficiles progrès. Cette époque est restée Vf&jv d'or, le paradis terrestre, dans l'imagination des peuples; son souvenir s'est parfois obscurci, jamais il ne s'est éteint;

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aux temps tourmentés de l'histoire, il revit d'une nonrelie flamme ; et les penseurs la rêvent en de généreuses utopies, et les hommes d'action se sacrifient pour eu hâter le retour. Mais ni la magie des utopies, ni l'héroïsme des sacrifices, ne pouvaient ramener le cornmunisme : la force brutale des phénomènes économiques devait réussir là où la force intelligente de? hommes avait échoué.

L'homme nTa dompté et domestiqué les forces du monde naturel, dont il fut le jouet, que pour retomber sous le dur esclavage des forces du monde artificiel ou économique, qu'il a tiré du néant; et les forces naturelles, domestiquées en forces économiques, se vengeaient de leur croissant esclavage industriel ?n appesantissant sur l'homme le joug de l'esclavage économique. Les forces économiques libres et déchaînées le ballottent comme un fétu de paille dans les tourbillons de leurs jeux et de leurs conflits, et» plus terribles que les vents du ciel, elles souillent la tempête dans les sociétés humaines; pendant les longs siècles de ta période propriétaire, elles ont torturé, broyé l'humanité, impuissante à les contrôler. Ce sont cependant ces forces impitoyables, déréglées, aveugles, folles, du monde économique, qui réintroduisent te communisme* a l'insu des hommes, en dépit des hommes. Le communisme ne revit plus seulement dans la tète des penseurs et dans la fantaisie des peu pies T aspirant après la paix et le bonheur; il renaît dans la réalité économique; il nous enveloppe de son industrie et de son agriculture, il nous enlace de ses mœurs et de ses institutions; il pétrit le cerveau inconscient des hommes et soulève les, masses misérables du Proléta-

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