É. Rkcujst t. XVII, p
digêne mexicain > tandis que, pour avoir l'équivalent en frument, il lui faudrait un espace de 120 mètres carrés. Le mangeur de bananes n'a pas besoin de garder parcimonieusement un terrain si restreint au milieu de territoires illimitée.
Le manioc pousse admirablement dans des clairières ombragées, Celte euphorbiacéf\ liante de deux à trois
(mètres, ayant une racine de la grosseur et de la longueur du bras d'un homme, épuise vite le sol. Sa récolte demande de dix à dix-huit mois. Au bout de ce Lemps, il faut faire des plantations par bouture sur un autre terrain» Cette culture intermittente exige peu de travail et, par conséquent , n'attache pas par un lien étroit le cultivateur au sol; car le sentiment de la propriété est en raison de L'effort qu'exige la culture.
Les Dayaks de Bornéo sont arrivés à la conception de la rotation des cultures, interrompues par huit ou db ans de jachère pendant laquelle le sol se recouvre de bambous.
Dans le Bengale, les Le pi: h as vivent de fruits et de racines, font des patates, et tous les trois ans sont obligés de changer leurs terrains de culture l.
fcji Nouvelle-Calédonie, chacun doit son concours pour la culture du chef; mais il y a autant de lots de terre qu'il y a d'habitants miles dans chaque tribu; la portion non cultivée est commune.
Il en était de même chez les indigènes de la Nouvelle-Zélande *.
1< Lrrouiumu, Évolution de la propriété, p. 133. % U>., i6td.,p. 18 et 85.
La propriété se déplace avec la rotation de culture. La jachère e?t un abandon.
Comme les cultivateurs civilisés, les cultivateurs primitifs ne laissent en commun que ce qui ne vaut rien.