‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 70 sur 149 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La rente de la terre,

La théorie de Ricardo sur la rente. — Erreur. — L'homme s'approprie le terrain qu'il peut et non celui qu'il voudrait cullïver. — L'agrictilturo vampire. — Déphosphor&Uou du sol. — La terre est un capital fixe, — Le taux de la rente est rc"glé pur Là loi de l'offre et de !n demande* — Le propriétaire est un prêteur.— Bon marché du prêt du capital foncier au fermier. — Un paysan capitaliste doit plutôt devenir fermier que propriétaire,

— La petite propriété donne une valeur fictive à la terre, — Rapporta du fermier et du propriétaire. — Liberté réciproque.

— Défaut du métayage. — Le privilège dn propriétaire. — H constitue Le crédit du fermier.

Mais les collectivistes prétendent que c'est le propriétaire qui est un spoliateur. Un homme est à Paris, et touche tranquillement les Fermages que lui paye un cultivateur qui, lui, travaille les pieds dans la houe, la tète au soleil. D'où lui vient cette rente? Et alors ils invoquent la théorie de Ricardo pour confirmer Tanathëme de Rousseau contre le premier u qui, ayant enclos un terrain, savisa de dire : « Ceci est à moi I »

Ricardo (1817) a supposé que le premier propriétaire prenait le terrain de la meilleure qualité, et ne laissait aux autres que des terrains de qualité inférieure.

« Supposons que des terrains n™ 1, 2, 3, rendent,

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moyennant l'emploi d'un même capital, un produit net de 100, 90 et 80 quarters (2h,207) de blé. Dans un pays neuf, où il y a quantité de terrains fertiles, par rapport à la population, et où par conséquent il suffît de cultiver le n° 4, tout le produit net restera au cultivateur et sera le profit du capital qu'il a avancé. Aussitôt que l'augmentation de la population sera devenue telle qu'on soit obligé de cultiver le n° 2, qui ne rend que 90 quarters, les salaires des laboureurs déduits, la rente commencera. pour les terres n° 1 ; car il faut qu'il y ait deux taux de profits du capital agricole ou que Ton enlève 40 quarters de blé, ou leur équivalent, du produit n° 4 pour les consacrer à un autre emploi. Que ce soit le propriétaire ou une autre personne qui cultive le terrain n° 1, ces dix quarters en constitueront toujours la rente, puisque le cultivateur du n° 2 obtiendrait le même résultat avec son capital, soit qu'il cultivât le n° 4, en payant 10 quarters de blé de rente, soit qu'il continuât à cultiver le n° 2 sans payer de loyer. De même, il est clair que, lorsqu'on aura commencé à défricher les terrainè n° 3, la rente du n° 2 devra être de 40 quarters de blé ou de leur valeur, tandis que la rente du n° 4 devra atteindre 20 quarters; le cultivateur du n° 3 ayant le même profit, soit qu'il cultive le n° 2 en payant 10, soit qu'il cultive le n° 3 sans payer de rente. »

Ricardo conclut : « La rente est cette portion du produit de la terre que Ton paye au propriétaire pour avoir le droit d'exploiter les facultés productives et impérissables du sol * . »

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