‹ La proscription de la Saint-BarthélemiChapitre 65 sur 100 · LE DUC D'AUMALE · texte numérisé non relu

LE DUC D'AUMALE

Nous venons, mon neveu et moi, au nom de de notre famille, supplier Votre Majesté de ne permettre que notre honneur reste plus long-temps

7n)C) LA. PROSCRIPTION

exposé à la calomnie de ceux qui nous accusent d'être auteurs de la blessure de l'amiral. L'on n'appuie cette calomnie que sur le ressentiment que nous devons avoir de l'assassinat de François de Guise mon frère, et père de ce jeune homme (il montre le duc de Guise ). Mais M. de Coligni a su se faire bien d'autres ennemis que nous; et quoiqu'il se les soit attirés par de moins sensibles offenses, il les a trouvés sans doute moins faciles à réconcilier que nous ne l'avons été à l'assemblée de Fontainebleau.

Ce matin , Votre Majesté , par la froideur de ses paroles et le changement de son visage, m'a fait trop connaître qu'il en est resté quelque chose dans son esprit (1). Nous braverions sans hésiter les dangers que nous courons étant en butte à des inimitiés violentes et protégées, si le respect ne nous ordonnait de nous soustraire à vos regards que paraît blesser notre présence; c'est aussi une humiliation qui passerait notre courage, de demeurer à la cour dans une défaveur si visible. Nous avons donc pris la résolution de nous éloigner et d'attendre que les informations de Votre Majesté lui fassent connaître les coupables (2).

(1) D'Àumale était gouverneur de Paris et à ce titre avait entrée au lever du roi.

(2) DeThou,XXYI.

DE LA SAINT-BARTÏïÉLEMI. — ACTE III. ÔO*] LE ROI.

Elles ne tarderont pas, j'espère, à éclaircir la vérité. Vous pouvez en attendant aller où vous voudrez, je saurai bien vous retrouver (1).

( lis se retirent.)

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