‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 104 sur 153 · I. C'osl là qu'est inslallo i'Irislilut catholique de Paris · texte numérisé non relu

I. C'osl là qu'est inslallo i'Irislilut catholique de Paris

•2. \ oir Alex. Sorel, Le Couvent des Carmes pendani la Terreur, pp. 19-31. — On trouve là, pp. 37i-43G,unc «liste des détenus aux Garnies depuis le 2O frimaire an II Jusqu'au 3o vendémiaire an III [16 décembre 1793-21 octobre 1794»]. J'ignore pourquoi les députés qui furent envoyés aux Carmes le 23 août ne figurent pas sur cette liste.

3. Dezallier d'Argen ville, p. 287 ; Fr. Lock, Dictionnaire de l'ancien Paris, p. i5G. La maison, transformée en prison en 1792, avait reçu Saint-Just, pendant quelques heures, le 9 thermidor. La rue des Fossés-Saint-Victor, aujourd'hui rue du Cardinal-Lemoine, s'appelait en 179^1 rue Louslallot.

LA DISPEKSION. 219

(le la rue de la Bourbe', n'était autre que l'ancien Port-Hoyal de Paris. On sait que cette prison, en 1793-1794, était une des plus remplies de Paris.

V. La maison des Bénédictines anglaises, fondée en i6i'i, au faubourg Sainl-Marceau, occupait de vastes terrains au Champ-de-l' Alouette, non loin de la rue de Lourcine^

A ces cinq dépôts, il faut joindre les maisons de santé, dans lesquelles des prisonniers malades avaient obtenu parfois d'être internés sous la surveillance de la police. J'en trouve au moins deux :

r La maison du chirurgien Jacques Bel-

I. Aiijourd'liui angle de i'averme de l'Observatoire el du boulevard de Porl-Uoyal. On l'appelait aussi « La Bourbe ». (Test là que sont maintenant riiospice de la Maternité et la < lini(|ue Haudelocque.

}.. Tliiéry, Alm. du voyageur a Paris, p. 89 : « 11 y a dans l'jiris trois couvents de filles an<^laises... Le second, rue de leur nom, au Champ-de-rAloueltc, faubourg Saint-Marcel, <sl occupé par des Hénédicllnes. » — (]f. Tourneux, Biblio [jraphie, t. III, p. xxiv de l'Introduction, et M. John G. Al- ^M'r, EiKjlhhmen in Ihe French Revolulion. pp. 300-809. Voici «pielques notes, provenant d'une source particulière, sur I cite maison : c'était une filiation de l'abbaye des Bénédictines anglaises de C^Iambrai. Elles étaient venues s'établir à I •.iris en i()5i, el, en itiO^j, s'étaient installées au Champ (Ic-rAlonetle. En octobre 1798, les religieuses, qui étaient iilors au nombre de 16, furent mises en arrestation dans liin- propre maison; le iti juillet 179/1, on les transféra au ( luUcau de Vincenncs, ce qui avait rendu les locaux disponibles.

'2'AO LA PHOSCIUI'TION I)F.8 (JIUONDI.NS.

homme, à l'extrémité de la nie de CharonneV Saint-l^rix avait pu s'y faire transporter, à la suite de la grave maladie qui avait failli TcMiiporter à La Force au mois de mars i']\)\, et il y passa sej)l mois-. Estadens et llouzet, qui étaient en derniei lieu à la caserne des Carmes, ol)tinrent plus tard, le 27 septembre 179^1, de pouvoir se retirer chez Belhomme\

2" La maison Desnos, appelée aussi Montprin, rue Notre-Dame-des-Ghamps. Faure y était au mois de mai 1794*, mais pour peu de temps, car on venait de le ramener aux Écossais''.

Les détenus avaient été répartis de la façon suivante^ :

I et IL Au couvent des Carmes et à la caserne (je réunis ces deux articles, car si on a la certi-

1. l\ue de Cliaronno, faubourg Saint-Antoine, hors barrières, n" 3, actuellement rue de Charonne, n°* i57-i63. (Voir D"" Max Billard, Les Maisons de santé sous la Terreur, 1913.)

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