‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 103 sur 153 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

La dispersion.

Il faut présumer qu'en répar tissant les députés en cinq maisons différentes on se proposait d'améliorer leur situation matérielle et, notamment, de leur procurer des chambres particulières. Quéinnec parle néanmoins de cette dispersion a avec douleur », tout en notant qu'au couvent des Carmes, où on l'envoya, « l'air était sain et le jardin fort vaste ».

En même temps, le régime odieux de la gamelle prit fin, et chacun put faire venir sa nourriture du dehors, ce qui fournissait par surcroît le moyen d'avoir des nouvelles;: la femme de Le Eebvre lui faisait passer des journaux au fond d'un plat de pommes cuites au four!

Les ciiuj maisons où on disiribun les déjuités furent :

Le couvent des Carmes;

La caserne des Carmes, attenante;

Les Ecossais;

•J.lS LA PROSCRIPTION DKS GIUONDINS.

Porl-IJbre,

Et les Bénédiclincs anglaises du faubourg Sainl- \1 arceau.

Un mot sur chacune de ces prisons :

I. Le couvent des Carrnes-Déchaussés, tristement célèbre par les massacres de septembre, existe encore, à l'angle de la rue Cassette et de la rue de Vaugirard'.

IL La caserne des Carmes avait été construite, en 1789, sur les terrains mêmes du couvent, en équerre sur la rue de Vaugirard ^

III. Le collège des Ecossais, rue des Fossés- Saint-Victor, était un ancien collège de l'Université, datant du quatorzième siècle, efe installé là depuis i66'r'.

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