V. Vm\ Bénédictines anglaises
Amyon, Aul^ry, ]3escamps, l'enoux, (iirault, Laplaigne, Laurenceot, Massa, Moysset, Olivier- Gérente, Uabaut-Pomier et Royer'.
Ainsi, au\ 59 députés (en réalité Go, mais Doublet était mort en prison) mis efTectivement en arrestation comme signataires de la protestation des 6-19 juin, qu'on en ajoute 8 frappés d'arrestation par d'autres décrets (Brunel, Faye, Forest, Lacroix, Michel, Richou, Rivaud et Soulignac), on arrive à vm total de O7.
I. Bulletin d'auloijraphc^ do iSoël (îliaravay, déccnibro 191 2. n° 7/|3o/'|.
a. Au 9 août 179^, liabaul-l^oniior riail à la Conciorgorio, probalilcment après son arrestation du 5 décombro 179^, et on parlait de l'envoyer à rilôlel des Fermes (Tueley, t. IX, n" aGV).
LA DISPKUSION. 2 2. S
(Jr, nous retrouvons ici 55 députés dans les cinq [)risons. Il en manque donc 12, à savoii* :
Saint-Prix , qui était dans la maison Belliomme.
Delamarre, qui avait été laissé aux Bénédictins anglais.
KayoUe, que nous avons vu à riiôtel des b'ermes, mais dont je perds ensuite la trace.
-Fave, qui était resté aux Feinies. Il y était encore le 7 septembre et demandait à se faire Iransporter chez lui •.
Miciiet qui, depuis son arrestation, avait élé laissé à la Conciergerie \
lirunel, qui avait été détenu successivement à la Conciergerie, à la b'olie-UegnauU' et à Saint- Lazare, puis c( transféré provisoirement à l;i maison des Orties », par un arrêté du Comité de sûreté généiale du 27 pluviôse an 11 = 1.") fé- \ rier i 79^1 '.
Hibereau, Lacroix, Kivaud et Soulignac, (|u"on iiNîiil lonjours laissés en an'estalion cIkv. eux'.
r . Tuolcy. I. I\. m" i n).
A. Ih'uL, II"" a 30- a /| 5.
3. SUik't dans une ruo .'ihfuifissiinl à hi nie de la Vîucllc. (La/are, Dirlioimairc des rues cl nionunwiih de Paria).
\. Tnete>. I. I\, ri" (i.'^ Le savant archiviste a iin|)rim('' <ni III: mais il faiil ceiiaiiieiiienl lire an II. Kii pluvieuse • Il III. Hniiicl élail libi'ir (Icpiiis [)liis de trois mois.
'r>.'\ L\ PHOSCUIPTIO.N DES CIHONDINS.
Sauiiiio, dont on ne peut suivre la trace depuis son arrestation de mars 179/4-
Korest, autorisé d'abord à rester chez lui, avait été écroué au Luxembourg le iG novembre 179.'^. M en sortira le 9.1^ octobre 1794.
GllAPlTUE XV La libération.
Toute celte liistoire des députés détenus, dans Télé de 179/1, depuis le jour où on les avait retirés de La Force (25 juillet), est en appare^ice sans intérêt. Je ne m'y suis attardé que par souci d'exactitude minutieuse, pour ne pas les perdre (le vue un seul instant. En fait, le Comité de sûreté générale les promenait de prison en prison, avec des ménagements de plus en plus mar- (jués, il est vrai, mais sans que rien fît prévoir leur délivrance. La seule amélioration évidente, c'est qu'ils n'étaient plus sous la main de l'odieuse muiïicipalité de Paris, qui n'existait plus. Ils dépendaient désormais, directement, sans inlcrniédiaires, du (À)mité de sûreté générale.
Il fallait pourtant en finir, tenir les engageiiients (fu'on avait dû prendre ascc la IMaiiic, :iu moment du pacte contre Robespierre. La Plaine
220 L\ PUOSCIUPTION DKS GIHONDINS.
semblait bien maîresse de la situation, puisqu'on n'avait vaincu qu'avec son concours. Mais elle avait à compter avec ses alliés de la Montagne, encore puissants dans les Comités, peu pressés de se désavouer. Elle dut mettre quatre mois pouiforcer une à une toutes les positions du parti jacobin. Mais, quels que fussent les obstacles, la première victoire à remporter c'était de ressaisir la majorité à la Convention, en y faisant rappeler tous les députés proscrits, d'abord ceux qui n'étaient pas détenus, puis, chose plus difficile, ceux qui, frappés d'acc\isation, mais contumaces. se trouvaient hors la loi depuis le décret du i3 mars 179/I.
On s'y prit à deux fois.
D'abord, en réclamant l'élargissement des députés simplement détenus. Une double campagne simultanée commença, et dans le sein même de la Convention, et dans la presse.
Dès le 28 août, un Montagnard indiscipliné, Lecointre, dénonça avec éclat Barère, Billaud- Varenne, Collot d'Herbois, David, Yadier, Voulland et Amar. Un décret du 3o août déclara bien cette dénonciation calomnieuse, mais le défi n'en était pas moins porté, et Lecointre allait bientôt revenir à la charge.
D'autre part, les détenus osent enfin élever la voix.