‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 117 sur 153 · CHAPITRE \VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE \VI

La Réintégration.

Ainsi, à la fin d'oclobre 1794, après treize mois (le captivité, la liberté, de fait, était rendue aux députés détenus. Mais ils étaient toujours considérés, en droit, comme en arrestation chez eux, toutefois sans gardes; les décrets qui les avaient frappés n'étaient point abrogés. îl restait donc, pour (|u'ils pussent venir reprendre leurs sièges de députés, à faire d'abord annuler ces décrets.

Alors commence nne campagne de presse, dont v()i<!i, d'après la BUduuj rapide de M. ManriceTournen\', les principaux éléments :

I. Le piutcrs des '.il iinii. /' cl 'J Jiii/i, ou tu drfense des Soixanle-()ii:e représentants, |);ir Michel-

Edine Pelil'. On se rappelle que Petit, député de l'Aisne, avait protesté contre le a juin, d'abord avec sept autres députés de son département, puis séparément.

IL Lettre à Tlinriol, au sujet de ses Soixanteonze eollègues, le 6 brumaire [27 octobre], signée : Véridique^.

Thuriot, dans la séance du 22 octobre % avail parlé avec force contre le rappel des « Soixanteonze ». Il avail osé dire : « La Convention ne doitelle pas ])réscutei' le tableau de l'union :^.. » Étrange façon de concevoir l'union!

III. Réponse (nu- oh /relions proposées eonfre ta demande de mise e/i ttljer/é de Soixante-onze députés détenus, dans ta séance du '2 Ijrumaire, par L R. Loyseau [27 brumaire an III =: 17 novembre i79/i|*-

Le juriconsulte Loyseau avait été un des défenseurs de Calas et un ami de Brissot.

Je ne vois pas d'ailleurs que, dans la séance du 2 brumaire (20 octobre), il y ait eu autre cbose qu'une escarmoucbe entre Penières et Goujon ;

1. 33 p. in-8", s. d. Michol-Edmo Pelii avait pris une part active aux travaux du Comité d'histrurtioii publique. li allait mourir quelques mois plus tard, ie -i- janvier i79-").

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