‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 128 sur 153 · I. Monileur du .S juin · texte numérisé non relu

I. Monileur du .S juin

27/i LA PROSCRIPTION DES GIRONDINS.

illustres morts qu'on avait laissé sacrifier, et à la séance du 2 juin, après que Louvet eut prononcé devant la Convention l'éloge funèbre de Féraud ', on vit un membre de la Plaine, Thibaudeau, assez effacé jusque-là, se lever pour demander des honneurs solennels à la mémoire de ceux qu'il n'avait pas su défendre; il proposa « une pompe funèbre » pour le 3i octobre a en l'honneur des amis de la liberté qui ont péri sur l'échafaud »^

La proposition fut décrétée et renvoyée au Comité d'instruction publique « pour présenter le mode d'exécution ».

Elle arriva le 16 juin seulement =* au Comité, qui se pressa lentement. Il fallut que Boissy d'Anglas, trois mois après, le 18 septembre, vînt rappeler l'affaire à la Convention et insister pour que le Comité déposât son rapport « dans les deux jours » *.

1. P. V. G., t, LXII, p. 247 et suiv. — Monileur du 8 juin. Le discours de Louvet, d'une rhétorique sincère et émue, mais bien fatigante, nous donne les noms des députes qui, à onze heures du soir, le i'^'^ prairial, revinrent, à la tète des sections fidèles, délivrer la Convention : Auguis, Bergoeing, Chénier, Defermon, Delecloy, Delmas, Kervélégan, Legendre, Mathieu, Rabaut-Pomier et Vitet (je souligne les noms des Girondins).

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