CHAPITRE XYIII Épilogue
Réduisons donc la part des Girondins dans la réaction de 1795. Remarquons aussi que c'est surtout après la journée du i" prairial (20 mai), oij les Jacobins violèrent de nouveau la Convention, qu'ils se laissèrent aller aux représailles. Et encore faut-il se souvenir que Lanjuinais, Lesage, Louvet, combattus il est vrai par Henry-Larivière, — et par Bourdon de l'Oise ! — insistèrent éloquemment, dans la séance du 3i mai', pour qu'on renvoyât les accusés de prairial devant leurs juges naturels, le tribunal criminel de la Seine, et non devant une commission militaire. Mais en vain. La Convention fut, ce jour-là, plus girondine que les revenants de la Gironde!
On était alors au second anniversaire des journées du 3i mai et du 1 juin 1793, et ce souvenir semblait planer sur l'Assemblée; on songeait aux