‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 132 sur 153 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

étaient en pleine révolte; on s'attendait à tout moment à entendre la fusillade. Aussi le prudent Thibaudeau proposa-t-il de renvoyer la fête ; c'est Tallien qui, avec une fermeté politique remarquable, insista pour qu'elle eût lieu, et les revenants de la Gironde entendirent Tallien, l'ancien proconsul de Bordeaux: qui avait traqué en septembre 1793 les réfugiés de Saint-Emilion, s'écrier : (( Je veux verser des larmes sur les mânes des Vergniaud, des Gondorcet, des Gamille Desmoulins'. »

L'hymne de Gossec fut exécuté le premier. Vint ensuite celui de Méhul, V Hymne des Vingt-deux^. A cette occasion, Mardy prit la parole pour faire remarquer « que dans cet hymne on ne parle que des 2*2 représentants du peuple martyrs, tandis qu'il en est tombé 48 sous la hache décemvirale '. » Puis il lut la liste de ces victimes de la

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