‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 144 sur 153 · ADDENDA · texte numérisé non relu

ADDENDA

V. 48, ligne i5. BoYER-P'o>FRÈDE, dès le 5 juin, avait demandé le dépôt du rapport. (Vulard, Orniears, t. I, p. /490.)

P. 09, ligne 8. C'est dans la séance du Comité de salut public du [3 juin (Aulard, t. lY, p. 542) qu'on avait lu des lettres de Bourbotte et de Choudieu dénonçant Duchastel comme ayant parcouru la Loire-Inférieure, le Maineet-Loire et les Deux-Sèvres en pleine révolte et avoir correspondu avec les officiers de l'armée des rebelles. (Duchastel dénoncé comme Vendéen!) — De là, le décret d'accusation du i5.

P. 62, note 3. Sur cette évasion de Kervélégan, voir dans Tuetey, t. VIII, n" 3()23, 3624, les dépositions des deux gendarmes qui les gardaient. C'est probablement un mensonge, de dupes ou de complices. Cf. Tuetey, t. l\, Introduction, pp. x€v-xcvii.

P. G2. C'est Cassanycs, député des Pyrénées-Orientales, comme Birotteal, et habitant la mérne maison que lui à Paris (rue des Fossés- Montmartre, hôtel de la Liberté), qui l'aida a s'évader par la fenêtre, au moyen d'un drap (Kuscinski).

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P. 63, ligne 0. — Boyer-Fonfrède était aussi de ceux qui dissuadaient leurs amis de se rendre à Gaen, « pour éviter la scission ». (Meillan, Mémoires, p 69.)

P. ()5, ligne 6. Salle avait quitté Paris le 3 juin; il était allé d'abord à Chartres, puis à Évreux, où il avait trouvé Buzot, Henry-La rivière et Lesage, et était arrivé avec eux à Caen, où Gorsas les avait rejoints. (Interrogatoire de Salle, le 18 juin 1794, à Bordeaux.)

P. 65, ligne 8. C'est le 24 juin, par application du décret de ce jour-là, que Gardien, jusque-là en arrestation chez lui, fut incarcéré.

P. 80. Bertrand-Hosdinière, à peine réintégré, demanda un congé, qui lui. fut refusé, et làdessus donna sa démission (Kuscinski).

P. 85, note 2. Ajouter que, le 2 août 1793, le Comité de sûreté générale avait fait lire à la Convention une lettre de Brunet et de Rouïer aux administrateurs de Khône-et-Loire, faisant réloge de Bordeaux insurgé. (Tuetey, t. VIII, n° 3236.)

P. 89, io5, etc.. Le cas de Viger, qui m'a plusieurs fois embarrassé, est éclairci par la pièce qu'a publiée M. Kuscinski dans son article sur Gomaire. Viger avait été réintégré en août, comme Gomaire, sur la proposition du Comité de sûreté générale.

P. loi, ligne 10. B01LLEAU. La veille (2 octobre), il avait écrit pour demander à ne pas être envoyé à l'Abbaye (Tuetey, t. VIII, n° 3343),

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d'où l'on peut induire qu'il avait été jusquelà laissé en arrestation à son domicile.

Quelques jours après, il publiait deux brochures de justification : }" Sarlout, lisezmoi avant de me juger; 2" Jacques Boilleau, député, traduit au Tribunal révolutionnaire, à tous les sans-culottes.

On connaît ses défaillances devant le Tribunal, entre autres la faiblesse qu'il eut de demander au montagnard Léonard Bourdon de se charger de sa défense. (Wallon, Trib. rév., t. l, p. Aoi.)

P. 102, note 5. Savary, chez qui on avait fait des perquisitions dès le i5 juillet (Tuetey, t. Mil, n" 3176, et Catalogue de 1862, n" 282), avait dû disparaître dos ce moment-là, puisqu'au 3 octobre on l'inscrit sur la liste des accusés.

P. io4, ligne 12. I(;i, il faut placer un incident, héroïque dans sa simplicité. Au moment où Amar lisait la liste des Soixante-quinze, il s'arrêta devant un nom écrit peu lisiblement; c'était celui de Chastellain. Chastellain se nomma (kuscinski).

P. 116. Falke. D'après les pièces citées par M. Kuscinski, Faure aurait été arrêté dès le 3i août, enfermé au Luxembourg et transféré à La Force en octobre. Mais je me demande commentée décret d'arrestation du 3i août aurait pu être rendu sans (ju'il en soit resté trace au Procès-verbal de la Convention.

P. ii(), ligne i<l. (]auuv. Le 23 octobre, la \v'\\\o du jour où comiiieni-a !<' procès, Caiia laM(;ait

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une courte brochure : De la Conciergerie, le 2 du premier mois de la République, Carra à ses concitoyens de tous les départements, in-8", 4 pp., s. 1. n. d. (Tourneux, 22082.) Ainsi, déjà sous le couteau, les prisonniers de la Conciergerie parvenaient encore à faire imprimer !

P. i33. Chasset. L'arrêté du 5 brumaire an Y, (|ui lui alloua son indemnité de représentant à la Convention depuis le i*' juillet 1798 jusqu'à la fin de la session, porte qu'il aurait passé ce temps « e/i captivité, en Autriche » (Ruscinski), mais peut-être était-ce là un mensonge officiel.

/(/. Defermox. C'est près de Ploërmel, à Campénéac, qu'il resta caché pendant un an.

kl. Bresson. U se cacha aux environs de Contrexéville (Kuscinski).

P. i34. Gamon avait réussi à gagner Genève, où le résident de France, Soulavie, son compatriote, l'aurait protégé (Kuscinski).

p. i36. Sinas ou senas est un terme du parler du Bas- Maine et du Haut-Breton pour désigner un grenier au-dessus d'une étable.

P. 137, ligne 7. MoLLEVAUï dut être arrêté peu de temps après, car M. Tuetey, t. VIII, n"36/|3, mentionne une lettre de lui, du i5 pluviôse an II (3 février 1794), adressée à son collègue GufFroy et datée de Saint-Lazare, où il dit que o depuis cinq mois il est traîné de prison on prison ». Mais jl dut s'évader, car

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il semble bien qu'en mars 1796 il était des contumaces hors la loi qu'on rappela alors à la Convention.

P. 223, ligne 11. Michet avait d'abord été écroué au Luxembourg (v. plus haut, p. i4o, note 3). On ne l'avait envoyé à la Conciergerie que le 9 septembre. (Campardon, Hist. du Trib.

révoL, t. I, p. A58.)

P. 224, ligne 3. Forest, décrété d'arrestation le 11 juillet 1793, avait d'abord été écroué au Luxembourg. Là, le 6 août, ayant eu des accès de goutte, il avait obtenu du Comité de sûreté générale de rentrer chez lui, sous la garde de deux gendarmes. Mais, le i4 novembre, l'administration de la police le fit reconduire au Luxembourg. (Tueley, t. VIII, n" 3784.)

Le 27 mars 1794, il demandait à être transféré du Luxembourg chez lui (P. V. C). Ce n'est que le 23 octobre qu'il eut satisfaction.

P. 23G, ligne i5. C'est le 8 août (21 thermidor) que Delamahre avait obtenu d'être transféré chez lui (P. V. C).

P. 285, intercaler entre le 2" et 3' S :

Delahaye se hâta cependant de publier sa justification : Réponse de Jacques-Charles- Gahriel Delahaye, député par le département de la Sei/ie-In/érieure à la Convention nationale, et mis hors la loi, aux calomnies portées contre lui par Lecointre de Versailles et C". Paris, Maret. an 111.

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