Mémoires, p
4. Cf. Aulard, Les Orateurs de la Révolution, t. I, p. 60. Au 25 juillet, il n'y eut que 186 votants. D'ordinaire, le nombre des votants s'élève rarement au-dessus de 35o.
Il est vrai que M. Aulard considère ces absences comme habituelles. Au fort de la lutte entre la Gironde et la Mon-
Le second appel nominal, ordonné pour le 1^1 juin et qui n'eut lieu que le 17, fut suivi d'un décret prescrivant au ministre de la Justice de présenter la liste : 1" des députés détenus; des évadés; 3" des autres fugitifs. Gohier fouril cette liste sur-le-champ (elle est au Moniteur Il 21). Mais elle ne comprenait que 29 noms de léputés, dont i4 détenus chez eux, 2 évadés depuis leur arrestation (c'était Barbaroux et Bergoeing),et i3 qu'on n'avait pu saisir, ne les ayant pas trouvés à leur domicile. Cette liste n'est donc que celle des proscrits du 2 juin ; Gohier ne parle pas de la troisième catégorie, celle des absents volontaires, dont il affecte d'ignorer la disparition. C'est justement celle qu'il serait plus intéressant pour nous de connaître. Nous pouvons du moins nommer un certain nombre des fugitifs :
îafrnc, dit-il, 200 députés ne siégeaient pas régulièrement.
r exception, le 16 juin, après les appels nominaux pres- 1 lits pnr \o décret du i4, il y eut 62^ présents, plus 63 en mission : il n'y eut donc ce jour-là que 59 manquants (malades, ou en congé, ou détenus, ou fugitifs). Il semble ( (pendant que les absences volontaires furent beaucoup plus nombreuses après le 2 juin qu'auparavant.
Quand le Comité de sûreté générale fut renouvelé, le it) juin, l'élu qui eut le plus de voix en eut ii3; le 11 scpl'inbre, 108 voix; le 3 août, pour nommer sept juges au tiil)unal révolutionnaire, 65 voix. (Mortimer Ternnux, I. VIII. pp. '',16, 4i8, 435.)
Duchastcl et Meillan, partis eris(3n nuit du 5 au 0 juin ' ;
Giroust, déjà disparu au ^5 juin, puisqu'à celle date il est dénoncé par son collègue Chastes*;
Valady, parti depuis le lojuin^;
Magniez, qui s'en était allé sans congé dans son département, le Pas-de-Calais, où on l'arrêta le 22 juin *;
Couppé, des Côtes-du-Nord, qui fuyait en Normandie lorsqu'on l'arrêta à Mantes le i"^ juillet';
Cussy, du Calvados, parti le i5 juin" ;
Delahaye et Duval, tous deux de la Seine-rlnférieure, à peu près au même moment".
Ce qui était plus grave encore, c'étaient les évasions des détenus, qui bien sûrement ne partaient pas, eux, pour se mettre à l'abri, mais qui, en allant rejoindre les évadés de la première