‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 23 sur 153 · I. Tuetey, Rép., t. VIII, n" 3470. Le i3, il était à Évreux · texte numérisé non relu

I. Tuetey, Rép., t. VIII, n" 3470. Le i3, il était à Évreux

< t écrivait de là à Lauze-Deperret (Mortimer-Ternaux,

t. VIII, p. 466) : « Dis à Duprat, à Minviclle, à Durand-

M.iillane, qu'ils continuent à servir la République avec

oiirage... » Durand-Maillane, hélasl

j. P. V. C, t. XIII, p. 3()5. Pour Meillan, parti avec huchastel, l'Assemblée se contenta de renvoyer l'alTaire au <>)inité de salut public (ibid.).

6o LA PROSCllIPTIOX DES GIRO-NDINS.

sortiraient plus, même accompagnés de leurs gardes, ne recevraient plus de visites, ne pour raient communiquer avec personne. Les ménagements de la première heure disparaissaient l'un après l'autre.

Et juste ce jour-là, '2'6 juin, dans l'après-midi, trois évasions retentissantes avaient lieu : (iuadet, Lanjuinais et Petion !

Guadet était sorti de chez lui (rue du Faubourg- Saint-Honoré, n" 3o) « à trois heures de relevée' », en compagnie de sa belle-sœur, M"^ Bouquey, comme pour aller voir Gensonné (Tuetey, t. YIll, n° 3207), avait passé la barrière déguisé en garçon tapissier, et, faisant à pied vingt-deux lieues en deux jours, était arrivé dans la soirée du 26 à Évreux% puis à Caen le 26.

Lanjuinais, à la même heure, s'évadait de son domicile, rue Saint-Nicaise, n'' 5o6, se rendait à la campagne de M. de Ghâteaugiron % et de là à Caen, où il était le 3o.

Petion, qui demeurait au cul-de-sac de l'Orangerie , a raconté avec complaisance, dans ses Mémoires \ les circonstances de son évasion. Pour

1. Lettre de Pache à Gohier, du 25 juin. (Musée des arch. nat., n° i365.)

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