LV POUSSEE HEBERTISÏE. (JI
nal et aux Jacobins , une violente campagne contre « les modérés » du gouvernement. M'"" Roland, quoique prisonnière, connaissait trop bien la situation pour s'y méprendre. A la date du 2 2 août, elle écrivait dans son journal' : « Aujourd'hui, la mésintelligence se met entre les tyrans ; Hébert, mécontent de n'être pas ministre, ... s'achemine contre Danton. Celui-ci... est déjà traité de modéré; ... les Cordeliers et les Jacobins sont prêts à se diviser... » Devant cette attitude d'Hébert et des Cordeliers, Robespierre, pour n'être pas taxé de faiblesse, en vient aux paroles violentes. S'il faut verser du sang, on en versera. « Le peuple, dit-il aux Jacobins le 3o août, réclame vengeance; elle est légitime, et la loi^ne doit point la lui refuser. » - Regardons donc de près ce qui se passe aux Jacobins* : dans cette même séance du 3o août, un membre obscur, Royer, demande « qu'on place la terreur à l'ordre du jour! » Remarquez la formule. C'est celle qu'on reprendra dans les jours qui vont suivre.
Le i" septembre, ce même Royer réclame « la création d'une armée révolutionnaire », tandis que Dcsfieux, un autre anarchiste, se plaint « que