‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 41 sur 153 · Aulard, Jacobins, l. \ , pp · texte numérisé non relu

Aulard, Jacobins, l. \ , pp

<)•). LA PKOSCUIPTION I)i:S GIllO.NDINS.

le tribunal révolutionnaire tarde trop à jug^cr Antoinette, Brissot et consorts ».

Le '1 septembre, Hébert « se plaint des longueurs qu'on apporte au jugement des fédéralistes » ; il propose que les sections et une députation des Jacobins aillent porter à la Convention une adresse pour la sommer d'en finir avec ce procès. 11 est même chargé de rédiger cette adresse.

Le l\ septembre, Barère, vivement attaqué, est défendu par Robespierre. 11 se croira d'autant plus obligé le lendemain , à la tribune de la Convention , de parler comme Hébert.

Les choses en étaient là, lorsqu'on apprit à Paiis que Toulon s'était livré aux Anglais le 28 août. On a dit, et j'ai cru moi-même, que la nouvelle de celte trahison, arrivée dès le 2 septembre, et confirmée le !\, affolant les Parisiens, avait été la cause déterminante de l'émeute du 5. Je ne le pense plus. Il est possible et même probable que l'indignation du crime des Toulonnais ait exaspéré la fièvre de l'émeute, mais la manifestation était préparée, on vient de le voir, et devait avoir lieu en tout état de cause. Quand Hoyer, le 3o août, demanda qu'on mit ce la terreur à l'ordre du jour », il était matériellement impossible qu'il sût ce qui s'était passé à Toulon le 28!

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