‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 51 sur 153 · V. C, t. Wll, p. ()(K · texte numérisé non relu

V. C, t. Wll, p. ()(K

ii. A 10 heures, dit le Monileur.

\. Monilenr du 5.

.'». A 2 heures, dit Blanqui.

qui auraient dû être arrêtés*, ils n'étaient là qu( 25% ce qui montre assez que bon nombre de ceux qui se sentaient menacés n'étaient pas venus à la Convention ce jour-là : ainsi Jsnard% Dugué d'Assé, Estadens, Garilbe, Olivier-Gérente, Guiter, Lebreton, Rabaut-Pomier, Ribereau, Saladin, Saurine, puisqu'on ne les arrêta que plus tard*. Il paraît même, si l'on en croit Dulaure, que plusieurs députés avaient pu s'échapper de la salle au début de la séance, avant qu'Amar eût fait fermer les portes.

La Mairie était l'ancien hcMel du premier président du Parlement dans la Cité\ Les malheureux y restèren^t, assis ou debout, jusqu'à lo heures du matin, où on leur donna un peu de pain et de vin. Vers midi, on les conduisit chez eux, pour assister à l'apposition des scellés. Puis, dans l'aprèsmidi, on les écroua presque tous à La Force.

Ainsi, le coup du 3 octobre avait réussi, sans qu'on eût eu besoin de recourir au sabre d'Hanriot. La terreur était telle ! Tout le monde était

1. Quarante visés par les articles J et II du décret, 76 par l'article IV, soit ii5 en tout, d'où il faut déduire les doubles emplois des deux listes, et ceux qui étaient déjà écroués, et les fugitifs.

Page 1